Homélie du Lundi 15 août 2016

Assomption de la Vierge Marie
par  Guy MARZIN (abbé)
popularité : 1%

Assomption de la Vierge Marie, à Binic.
Le lundi 15 août 2016

La dernière fois qu’on nous parle de la Vierge Marie dans la Nouveau Testament, c’est dans le livre des Actes des Apôtres, qui nous montre Marie au Cénacle, avec les 11 apôtres, rassemblés pour la prière. Après ce passage du Nouveau Testament, on ne parle plus de Marie dans la Bible.
Elle se fond avec l’Église. Marie fait partie de l’Église naissante, avec les apôtres.
C’est ensuite, au cours des siècles, que l’Église donnera à Marie divers titres pour la présenter aux chrétiens.
Au 5e siècle, le Concile d’Éphèse, affirme que la Vierge Marie, mère de Jésus est « La Mère de Dieu. »
A partir du 6e siècle, on célèbre dans l’Église de Rome, la « Dormition » de la Vierge Marie le 18 janvier ; fête transférée ensuite à partir du 8e siècle le 15 août, mais en ne parlant plus de dormition mais plutôt de l’Assomption de Marie !
Aux 19e et 20e siècle, deux dogmes sont affirmés dans l’Église catholique : Le 8 décembre 1854, le Pape Pie IX proclame l’Immaculée Conception de la Vierge Marie.
Et le 1er novembre 1950, le Pape Pie XII proclame l’Assomption de la Vierge Marie.
Enfin, le 21 novembre 1964, au moment du Concile Vatican II, le Pape Paul VI, proclame que Marie, La Mère de Dieu est aussi la Mère de l’Église.
Ce rapide rappel historique de la place de Marie dans la vie de l’Église, nous dit que la Mère de Jésus, la Mère de Dieu, l’Immaculée conception.., a accompagnée la vie du peuple chrétien tout au long des 2000 ans de l’histoire de l’Église.

  • Revenons à la fête de l’Assomption que nous célébrons aujourd’hui dans toute l’Église catholique.
    Cette fête est comme « Pâques en été ! » c’est-à-dire, que l’Assomption de Marie est très liées à la Résurrection de son Fils Jésus.
    Cette fête nous dit aussi vers où nous allons tous.
    Marie est la première à être parvenue à la résurrection éternelle avec son Fils.
    C’est également vers ce but, ce terme, que nous chrétien nous marchons.
    Nous sommes tous promis à la résurrection avec le Christ.
    La bonne nouvelle qui à parcouru toute l’histoire de l’Église, c’est de croire que Marie nous précède dans le Royaume de Dieu.
    Avec Marie, notre vie actuelle est une marche à la suite du Christ, vers cette grande fête que Dieu nous prépare.
    Avec Marie, « Notre-Dame de bon voyage » nous marchons vers la terre promise, vers la terre de Dieu, vers le Royaume de Dieu…
    Il est donc juste et bon de prier avec Marie, en lui demandant : « Ste Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pauvres pécheurs, maintenant, et à l’heure de notre mort. »
    Que notre vie de baptisés aboutisse avec Marie, dans la lumière et la paix, avec le Christ ressuscité.

- Pour cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie, l’Église nous donne à entendre, chaque année, le récit de la visitation de Marie à sa cousine Élisabeth, dans l’évangile selon St Luc.
En écoutant ce texte, nous voyons que ces deux femmes sont dans la joie.
On nous parle de « joie, de bonheur, d’allégresse.. »
Pourquoi tant de bonheur chez ces deux femmes ?
Parce qu’elles sont habités d’une foi profonde.
Parce qu’elles sont habitées par la Parole de Dieu.
Et nous, chrétiens ici rassemblés, qu’est-ce qui habite notre cœur ce matin, en célébrant la fête de l’Assomption ?
Qu’est ce qui nous habite quand nous allons voir quelqu’un, comme Marie qui va « avec empressement » rendre visite à sa cousine Élisabeth ?
Si nous sommes habités par des intentions de paix et de bonté, de foi, de charité et d’espérance.., la rencontre se passera bien certainement.
Mais si nous sommes habités par d’autres choses ; la curiosité malsaine, la recherche d’un intérêt personnel, la domination.., nous risquons de fausser la relation, de mettre du mauvais grain dans la rencontre avec l’autre.
Dans la rencontre, comme l’ont vécu Marie et Élisabeth, nous sommes aussi invités à voir l’autre au-delà des apparences, à voir la richesse intérieure, la beauté de l’âme, la beauté du cœur…
Trop souvent, nous nous contentons de nous attacher à ce qui brille, ce qui est superficiel.
On s’agenouille devant ceux qui ont le pouvoir et l’argent. Mais la plupart du temps, ces façades sont bien dérisoires.
Il nous faut comme Marie et Élisabeth dans l’évangile, voir en l’autre ce qui l’habite, sa richesse intérieure, son histoire, voir en l’autre un frère, une sœur, avec ces qualités et ces défauts sans doutes, mais en tous les cas, un frère, une sœur, aimé par le Christ, sauvé par la Christ.

Que cette fête de l’Assomption 2016, relance notre espérance de ressuscité avec le Christ à la suite de la Vierge Marie.
Qu’elle fasse aussi de chacun de nous des chrétiens habités de la parole de Dieu, des chrétiens qui regardent les autres au-delà des apparences.
Amen.


Documents joints

PDF - 193.3 ko

Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
image Noel
Bannière denier
Bannière RCF