L’Evangile du dimanche 25 septembre 2016

par  Sr Marie-Thérèse GUEHO
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Vingt-sixième dimanche – Am 6, 1a. 4-7 ; Lc 16, 19-31.
Amos se révolte contre l’inconscience des puissants de son époque, « ceux qui vivent bien tranquilles… vautrés sur leurs divans, mais ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ». L’homme riche de la parabole, (il n’a pas de nom et peut être chacun de nous), dans sa tour d’ivoire, vit bien tranquille et ne voit pas le mendiant qui meurt de faim devant son portail. C’est sans doute quelqu’un de bien pieux (il porte le vêtement pourpre d’un dignitaire religieux de ce temps-là), pas un méchant, et Lazare, un homme pas nécessairement vertueux. Mais cet homme riche, puissant, ne voit pas la misère de celui qui souffre à côté de lui. Deux mondes totalement étrangers. D’un côté, celui de l’indifférence, de l’autre un monde où des gens n’ont pas de quoi vivre. Pourtant, l’homme riche avait la loi, les prophètes, qui l’appelaient à ouvrir les yeux et le cœur. Quant à nous, aujourd’hui, nous avons toujours la Parole de Dieu pour nous réveiller et nous rappeler le commandement de l’amour ; elle se fait entendre à travers les Écritures bien sûr et aussi à travers les événements, les hommes, et les femmes de notre monde, proches ou lointains. Le langage du pape est direct, lui qui, cet été, invitait les jeunes à se lever de leurs canapés et à se mettre en marche.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.”
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »


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