Vesprée gallèse à Etables-sur-Mer

mardi 15 février 2011
par  Bernard LE NEEL
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Dimanche 13 février, une joyeuse bande de Tagarins, attachée au patrimoine culturel du Goëlo a réuni une nombreuse assemblée - plus de 140 personnes - à la Salle des fêtes d’Etables.

Transmettant leurs souvenirs d’antan en Gallo, ils ont mis à l’honneur la mémoire de ce parler populaire.

Pour beaucoup le gallo est considéré comme un patois, entaché d’accents ruraux d’autrefois et un peu méprisé car aux relents de ploucs. Danielle de l’association « Terre et Mer  » a relevé le défi en prouvant que ce gallo est bien une langue et qu’il a sa place dans le patrimoine mémorial.

Plus souvent parlée qu’écrite, la langue gallèse, dite le gallo, est une langue romane issue du latin populaire du Moyen-Age. Elle est devenue la langue des contes, des proverbes des chants et des devinettes. Un élément de la culture populaire. On trouve même des albums de Tintin ou d’Astérix écrits en gallo. Cette langue est aussi académiquement admise au baccalauréat. Le Français qui fut un temps la langue des élites, n’a pas supprimé, malgré certains décrets - interdit de parler breton et de cracher par terre - ces langues régionales.

Quelle que soit la tendance mondiale au nivellement culturel, notamment par la langue anglaise vecteur de communication, la Bretagne conserve ses deux langues. Elles sont des piliers de l’identité bretonne. Préserver et valoriser cet héritage culturel est un devoir de mémoire, au même titre que la conservation et l’animation du patrimoine architectural ou religieux.

Cette vesprée j’avions oui de ben amusantes sorties de nos disous.
Les deuilles lavandières Geneviève et Francine avec leur bérouette pleine de hardes ont conté de charmants souvenirs. Tout en attachant les braies au fil à linge, c’é pas pour dire, mais tout en le disant en vibrantes commères, elles ont rapporté tous les ragots du village en langage imagé.
Le Georges, quel disou illé ! fit éclater de rire la salle en de truculentes histoires de couples.
Sans oublier Jaoset de Lanti dans sa fable de Jean du Doué ( La Fontaine en gallo) le leu et l’annéï qui se permit de bère dans le rusé !
Jacques, marin en bordée, nous régala avec ses pésçons et ses maquériaux tandis que Jean nous rappelait l’achat de sa véloce à St Beriu.
Pierrot, le bavou de service, s’est montré excellent organisateur, jamais en mal de nouvelles initiatives.

Il faisait bon rire à l’abri de la piée dans cette salle des fêtes, comme au bord du fouïé.

A c’t heure de la mondialisation, retrouver ses racines, c’est aussi réveiller ses souvenirs de garçailles, pour ne pas oublier et pour transmettre, car les Bertons sont fiers de leur héritage.


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