La paille ou la poutre ?

samedi 1er octobre 2016
par  Roland Le GAL (Abbé)
popularité : 2%

La critique traverse les âges. Il est plus facile de détecter les défauts des autres que d’admettre nos erreurs, nos fragilités.

Or, dans l’Évangile, pour aider à faire œuvre de vérité, Jésus utilise l’image de la paille et de la poutre. « Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? » (Lc6)

Durant cet été, nous avons pu être témoins du travail des moissonneurs ou participer à des travaux de jardinage. Sentir une brindille, dans son œil, c’est gênant, ça nous fait cligner des yeux, parfois même, pleurer. Mais ça ne nous rend pas aveugle. Alors qu’une poutre c’est imposant. Ça nous cache la vue. Ça nous voile la face.
Or, qu’est-ce qui empoisonne surtout les relations humaines ? Pour ma part, je crois qu’il y a au moins 4 facteurs : le mensonge, la triche, le vol et la jalousie. Ils sont nos propres poutres. Ils sont les obstacles majeurs à notre épanouissement humain et spirituel parce qu’ils ternissent les relations et créent des tensions voire même de la haine.
Quelle lucidité que celle du Christ pour nous inviter à faire d’abord un travail de vérité sur nous-mêmes pour ensuite être capable d’accompagner une autre personne dans ce même effort de vérité ! Quelle chance également de se laisser éclairer et guider par un autre pour avancer sur le chemin de la vérité !
C’est ainsi que se construisent des relations humaines et humanisantes, des relations basées sur la confiance et qui font grandir. Car « quoi qu’il en soit, c’est toujours de la vérité que découle la dignité de la conscience. » (Jean-Paul II n°6 Veritatis Splendeur 1993)

Vivre en chrétien, c’est éclairer sa conscience pour que notre vie témoigne peu à peu de l’œuvre de l’Esprit et laisse éclore les fruits :« l’amour, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la confiance, la douceur et la maîtrise de soi. » (Galates 5,22-23).

Le Christ est ce scanner du cœur qui vient à la fois nous photographier, pour nous rassurer et aussi poser un réel diagnostic sur notre être intérieur.

En cette nouvelle année pastorale, demandons-nous s’il est possible d’espérer et de participer à la création de relations humaines vraies et véritables qui contribueront à l’émergence d’un bien vivre ensemble, dans une famille, dans un quartier, sur une commune, dans une communauté croyante, au sein d’un même pays ?


Commentaires

Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
Bannière denier
Bannière RCF