Le Parisien et le Républicain

lundi 7 novembre 2016
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N’ayons pas peur des différences, ni de l’antagonisme Paris/Province !

Le Parisien est marqué par son parisianisme. Paris étant la capitale de la France, donc la tête, la Province en est réduite à être le reste.

La pensée vient d’En-Haut, la culture, le chic parisien est mondialement connu, le luxe, l’éclat de la Place Vendôme ; comment Paris ne s’enorgueillirait-il pas ? La France est renommée à l’étranger par son Paris flamboyant, son attrait touristique. Soit, tout être humain a « deux amours, son pays et Paris ».
La tête c’est aussi le centre de décision. Passe que le Président y trône, mais aussi le Parlement, le Gouvernement, et tous les grands sièges sociaux économiques.
C’est donc le centre de tout : les trains vont tous vers Paris, et en partent. Le Km zéro est à Notre-Dame. Jusqu’à la Conférence des Évêques, en plein 7e arrondissement.

Acceptons cette centralisation, puisque c’est le fruit de l’Histoire.

Mais de là à admettre le parisianisme ? Non ! La lumière attire les papillons, être près des puissants gonfle l’égo. A la télévision, la météo n’oublie jamais de donner les premières informations sur le temps qui va faire à Paris. Paris n’est pas que la tête, c’est aussi le nombril.

Ce qui n’est pas parisien est provincial, « en régions », vaste terra ignorata. Pour les médias, la province se caractériserait : la Bretagne par les crêpes, le cidre, les binious et les bigoudens, l’Aquitaine par Arcachon et les crus Bordelais, l’Alsace par les cigognes et la choucroute etc…

Et pourtant, allons voir les arbres généalogiques, derrière chaque parisien se cache un ancêtre provincial. Montparnasse, la plus grande ville de Bretons.
Les Provinces sont le terreau, la pépinière des « génies » parisiens. En montant à Paris, à la capitale, combien de régionaux se sont révélés des gloires parisiennes. Les millions de voyageurs du métro ignorent que ce train souterrain est du au génie d’un gars d’Uzel !

Le parisianisme n’a pas son antithèse. Il brille par sa superbe et son regard condescendant sur les bouseux et culs-terreux ; à croire que plus de 50 millions de Français sont un détail de la géographie.

Arrêtons de fustiger le dédain des centralisés, la Province peut être fière de sa qualité de vie, la beauté de ses paysages, le bon goût de sa gastronomie si variée, la moisson des réussites aux examens, sa vie quoi !

Si la Nation est une entité, un corps social, la tête, c’est important, mais il lui faut un ensemble de membres pour avancer et pour s’exprimer.

Il n’y a pas de France d’En-Haut et France d’En-Bas ; il parait que nos ancêtres étaient gaulois… enfin, nous, vrais celtes, alors râlons, mais en cultivant nos diversités.


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