Chemins de Foi

lundi 21 novembre 2016
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Extrait de quelques témoignages parus dans le n° 22 - août 2016 du hors série d’Église en Côtes d’Armor sur le synode 2015-2017 du diocèse, intitulé « Chemins de Foi » ou consulter le site internet Synode Diocese 22.

 « C’est idiot »

C’est en 1987 que je me suis retrouvé face à un prêtre qui marque mon cheminement dans la foi. B. avait invité le père A.R. à dîner. Il avait alors la charge de la catéchèse… J’avais pour mission d’aller chercher le père et de le ramener à la maison. Au cours de notre déplacement, qui dura un quart d’heure, nous échangeâmes sur la foi et sur mon rejet de l’Église. Je lui indiquai que j’avais toujours la foi mais qu’en ce qui concerne l’Église, les prêtres étaient plus tournés vers les bigotes et les bourgeois que vers les petits et les ouvriers.
Loin de s’en offusquer, il poursuivit ses investigations et arrivé sur le perron, il me déclara : « C’est idiot, tu es empli d’Évangile et tu te prives de l’Eucharistie. C’est toi qui te prives de nourriture, pas ceux que tu ne veux pas voir ». Je pris cette parole de plein fouet et je réfléchis au moins trois mois : l’orgueil aidant, je n’allais pas céder aussi facilement…
Toujours est-il que je vins assister aux célébrations avec ma femme et mes enfants, d’abord une fois sur deux puis régulièrement. Et là, je fus happé par un autre prêtre, curé de la paroisse, qui lui aussi marquera grandement mon retour à l’Église et sera à l’origine de mes engagements au sein de la paroisse.

 « J’ai monté marche après marche »

Et voici que l’époux avec lequel j’ai cheminé 25 ans meurt d’infarctus. Il avait 54 ans et moi 48. Terrible épreuve ! Et Dieu là dedans !
Par grâce, il m’a été donné de choisir la vie et pendant 14 ans, seule comme ne l’étant pas, j’ai monté marche après marche : formation à la connaissance de soi, rencontre dans une paroisse d’un « St Jean », puis le prêtre animateur nous a lancées pour un nouveau groupe. Ainsi, faisant mon deuil, j’ai compris « Si tu savais le don de Dieu et celui qui te demande à boire ».
Cela m’a amenée dans une école de prière ; six jours en silence ; soixante participants. Après cela un participant, veuf comme moi, m’a jointe par courrier en me disant sa soif… Mariés depuis 27 ans, nous avons ensemble lancé quelques groupes bibliques en essayant de transmettre ce que nous recevions ; une histoire d’un Dieu « en quête de l’homme » qui nous appelle au sein de notre histoire.

 « La clé manquante a été une rencontre »

Étant née dans une famille athée, mon chemin de foi n’a commencé que tardivement. Il y a maintenant quelques années, j’ai rencontré mon compagnon. Lui était croyant et au fur et à mesure de nos conversations, de nos débats, ma réflexion sur notre vie commune a évolué. Mon cheminement a commencé à mûrir et cela m’a procuré une vraie paix intérieure, une ouverture d’esprit que je ne soupçonnais pas.
La porte s’est ouverte lors de notre installation dans notre nouvelle maison. La clé manquante a été une rencontre, une oreille attentive, une amie avec qui j’ai cheminé et préparé mon baptême. Elle est devenue ma marraine.
La curiosité de mon fils aîné, sa soif d’apprendre ont également résonné en moi comme une demande. Son propre chemin m’a donné l’envie profonde d’aller à la rencontre de Jésus. Entourés par un groupe de personnes, nous nous sommes rapprochés et soudés pendant ces deux années de préparation, de découvertes et de partage sur la vie de Jésus.
Me sentant prête à m’engager, j’ai enfin été baptisée pendant la veillée pascale. J’avais 28 ans. Mes deux fils ont été baptisés quelques mois après. L’aîné continue
la catéchèse et le petit a hâte de suivre l’exemple de son frère. Je sais maintenant que je suis rentrée dans la grande famille des enfants de Dieu, qu’un Amour veille sur moi et chaque jour, je ne cesse de louer Dieu.


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