L’Avent

jeudi 1er décembre 2016
par  Serge KERRIEN
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Pendant le temps de l’Avent, la liturgie nous oriente vers l’attente : celle de la venue de Jésus à Noël, mais surtout, à la fin des temps. Et la liturgie nous invite à quatre attitudes.

 Veiller

Le veilleur ne se laisse pas gagner par la torpeur des habitudes ni par le désarroi des temps qui changent. Il ne sombre pas dans le découragement mais garde son cœur en éveil, pour accueillir la Parole de Dieu et en témoigner.
Cette attitude n’est pas non plus celle du soldat qui monte la garde ou du veilleur de nuit qui fait sa ronde. Veiller, c’est attendre le jour du salut qui se lève, nous en réjouir et l’annoncer. L’Avent invite le chrétien à se tenir éveillé comme un guetteur d’aurore, solidement et jusqu’au bout.

 Préparer le chemin du Seigneur

Attendre la venue du Seigneur implique une double mise en mouvement : celle du Seigneur qui vient vers nous, celle du baptisé qui se prépare à la venue de son Seigneur. En effet, la Bonne Nouvelle n’est ni une explication, ni un programme mais l’annonce d’une visite qui se prépare. Alors Jean-Baptiste entre en scène et nous indique comment préparer le chemin du Seigneur : Celui qui vient est le plus grand et nous baptisera dans l’Esprit, mais il se présente comme un frère pauvre et simple. Sans doute ne correspond-il pas à nos attentes humaines. A nous de prendre un humble chemin de conversion : le chemin du Seigneur est celui de nos cœurs convertis.

 Se réjouir

La joie de l’Avent, joie des prophètes et de Marie, naît du désir d’une venue : l’espérance joyeuse de l’Emmanuel. Ce n’est pas encore la joie de Noël, mais celle d’un nouveau printemps qui se prépare car Dieu fait toujours des merveilles pour son peuple. Celui qui vient portera la Bonne Nouvelle aux pauvres, guérira ceux qui ont le cœur brisé, annoncera aux prisonniers la délivrance, aux captifs la liberté, annoncera une année de bienfaits. Alors le peuple des pauvres que nous sommes rend déjà grâce. Il tressaille de joie, exulte, se pare pour la fête parce que l’Esprit Saint est à l’œuvre dans le monde. Cette joie demande une conversion intérieure : que chacun se reconnaisse pauvre de Dieu pour, ensuite, se réjouir, comme Marie et Jean-Baptiste, des merveilles que fait en lui la grâce. Cette attitude ouvre à l’accueil de l’aujourd’hui de Dieu.

 Accueillir et contempler

Nous voici au seuil du mystère que nous célébrerons à Noël. Il s’agit, comme Joseph, de l’accueillir avant de le contempler. Son « oui » le rend totalement disponible et nous ouvre à la contemplation du don de Dieu : Jésus, son Fils que l’ange annonce et qui prendra corps à Noël. Dès lors, comment ne pas ouvrir nos cœurs à l’accueil de ce don de Dieu et à la contemplation, dans la crèche, de Celui qui vient nous révéler le Père ?
En nous proposant un chemin d’Avent jalonné de grandes attitudes spirituelles, l’Église nous rappelle que la contemplation du Christ dans l’Incarnation ne peut se faire que si nos cœurs apprennent à désirer le Seigneur. L’Avent fait grandir en nous le désir de nous convertir pour accueillir le don de Dieu et contempler le mystère. Isaïe, Jean-Baptiste, Joseph et le Seigneur lui-même seront pour nous les meilleurs des guides.


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