Homélie du dimanche 25 décembre

Dimanche 25 décembre, à Etables/mer.
par  Guy MARZIN (abbé)
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Il y a plus de 2000 ans, dans une province reculée de l’empire Romain, la Palestine, naissait Jésus Fils de Dieu, dans un abri de fortune, entouré de Marie, de Joseph, et de quelques bergers avec leurs bêtes ! L’Evènement semble banal à première vue.
Mais dans cette naissance c’est Dieu lui-même qui s’incarnait.
La venue de Dieu dans l’histoire est frappante. Saint Luc nous la présente, tout simplement : « Vous trouverez un nouveau né emmailloté et couché dans une mangeoire ! » (Luc 2, 12)
Dieu entre dans l’histoire des hommes de la manière la plus simple possible.
On peut dire, qu’en naissant de cette manière, Dieu livre déjà un message à tous les hommes, à nous tous aujourd’hui, rassemblées dans cette église.
J’ai retenu trois idées, en méditant sur la naissance de Jésus à Bethléem en Judée.
En Jésus, « couché dans une mangeoire », Dieu veut nous dire qu’il est petit, proche et concret.

 Dieu est petit !

Et oui, tout commence avec Dieu, par un petit enfant, vulnérable.
Dieu, le très haut, pour se révéler aux hommes et aux femmes, se fait petit enfant !
Nous sommes donc invités à regarder la vie du monde, la vie et la mission de l’Eglise, à partir du petit, des petites choses, des petits signes du Royaume, de ce que font des chrétiens au quotidien pour servir Dieu et leurs frères. Nous sommes invités à un changement de regard !
Notre monde souffre, s’épuise, est malade.., parce qu’il fait souvent la course pour savoir qui est le plus grand, le plus fort, le plus puissant. Il y a une concurrence impitoyable entre les personnes dans notre monde : Qui est le plus grand parmi nous ?
Noël nous rappelle que le Royaume de Dieu germe dans les choses simples, vraies…
Il y a eu dans l’histoire de l’Eglise, et aujourd’hui encore, des gens ordinaires, disponibles, qui ont témoigné de leur foi sans faire de bruit.
Je pense à de nombreux saints qui ont été comme des « canaux » de l’amour de Dieu : St François, le pauvre d’Assise ; Ste Thérèse de Lisieux dans le silence de son carmel ; Ste Mère Théodore Guérin animée d’une foi à tout épreuve ; Ste Jeanne Jugan fondatrice des petites sœurs des pauvres, et tant d’autres personnes qui ont vécu l’Evangile, et sont devenues des signes de l’amour de Dieu pour tous.
Par des petites choses, par des vies simples, belles et authentiques, Dieu nous a parlé, Dieu parle encore.

 Dieu est proche !

Si pour certains, Dieu semble bien loin, distant, inaccessible, et bien en Jésus, né à Bethléem en Judée, Dieu se glisse dans l’histoire des hommes en devenant un homme comme les autres, tout simplement.
On ne peut pas faire mieux de la part de Dieu que de devenir un homme pour nous rejoindre !
Il est né, il a vécu, il a parlé, agit, il est mort sur une croix, et Dieu le Père l’a ressuscité.
Jésus Christ a cheminé avec des hommes et des femmes de son temps. Il continue de faire route avec nous aujourd’hui pour nous conduire sur un chemin de vie et de bonheur.
Cette pédagogie de Dieu pour aimer et sauver doit nous inspirer.
Nous sommes invités à aimer, en rencontrant l’autre, en écoutant l’autre, en accueillant l’autre, en nous impliquant pour un monde plus juste et plus beau, en nous faisant proches de ceux qui peinent sur le chemin de la vie.
Notre évêque, dans son message de Noël 2016, cite tous ceux - chrétiens avec d’autres - qui ont ouverts leur cœur ces dernier mois, pour accueillir des migrants dans notre département. Ces personnes, dit notre évêque, « ont regardé et reçu les migrants non pas comme une menace, mais pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des personnes humaines, tout comme nous.. »

 Dieu est concret !

Saint Jean au début de son Evangile nous dit : « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous. » (Jean 1, 14). Dieu n’a pas fait semblant de vivre une vie d’homme ; il s’est fait chair ! C’est du concret.
C’est dans le concret de notre vie qui nous devons vivre de l’Evangile de Jésus.
« Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit fait Dieu ! » disait St Irénée, évêque de Lyon au 2e siècle (vers130-202). La venue de Dieu dans notre humanité vient nous diviniser, nous faire grandir..
La foi doit s’incarner dans notre façon de vivre et d’agir.
C’est une invitation à ne pas séparer la prière et les actes, les paroles et les engagements…
La foi chrétienne n’est pas une évasion mais une inclusion, elle doit s’incarner dans la vie d’hommes et de femmes d’aujourd’hui, qui cherchent à mettre l’Evangile dans leur vie quotidienne.

Quelle joie de savoir Dieu petit, proche, concret. S’est tout le sens de Noël pour les chrétiens.

Que cette célébration nous rende humble, proche des autres, avec le désir d’incarner l’Evangile de Jésus dans notre vie de tous les jours.
Amen


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