Une recherche en Église

lundi 9 janvier 2017
par  Jean HAMON (Abbé)
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C’est une initiative importante du Concile Vatican 2 d’avoir permis aux baptisés de mieux découvrir leur place dans l’impressionnante institution qu’est l’Église. Il a su rappeler, à temps et à contretemps, sa mission essentielle : faire connaître Jésus, l’envoyé du Père, pour sauver tous les hommes.

De multiples façons depuis 50 ans, grâce à un effort persévérant de formation, nous en avons mieux perçu les nécessités et les exigences. Apprendre à faire Église ensemble, c’est une expérience enrichissante et valorisante même si nous sommes conscients aussi des efforts à poursuivre pour rendre notre Église plus efficace évangéliquement.

Nous sommes gré aux évêques d’avoir toujours voulu éveiller et former les chrétiens à cette belle mission difficile. Le synode que vit en ce moment notre diocèse s’inscrit à point nommé dans cette dynamique féconde. Peut-être qu’il nous a manqué de prendre du temps aussi pour relire ces riches moments dont nous avons bénéficié en amont de ce nouveau temps fort. Ceci aurait peut-être aidé à trouver des éléments de réponse plus efficaces lors des commissions pendant la dernière session.

Convoqués par notre évêque, les 300 délégués se sont retrouvés avec joie et une certaine appréhension les 26 et 27 novembre. Bénéficier d’un nouveau synode dans le diocèse, c’est pour tous accepter de se mettre en marche par une recherche importante pour l’avenir de notre Église. Ceci suppose de la part de tous, au delà des diverses sensibilités, un effort de réalisme, de lucidité et d’initiatives. Démarche bien acceptée par tous.

La parfaite organisation matérielle et technique a été très appréciée et a permis, sous la vigilance, la compétence et l’humour de notre chef d’orchestre, de gérer le programme chargé avec souplesse et détermination. J’ai mesuré la qualité des échanges fraternels lors des heures de travail en commissions. Au résultat, lors des assemblées générales et des nombreux votes soumis à l’assemblée, c’est le fruit d’un travail sérieux que nous ont offert les 12 commissions expliquant et motivant les nouvelles suggestions faites.

Manifestement, témoin de cette même recherche au synode de 1969, j’ai mesuré les étonnantes évolutions dans notre diocèse. Aux ébauches des premières confrontations des années 69/70, apparaissait ici une conscience plus évidente d’un partenariat à vivre, en complémentarité. Le sens de l’Église, à la manière de Vatican 2, s’affichait nettement, chacun assumant lucidement sa part de responsabilité dans cette fraternelle recherche commune.

Les quelques rares moments de détente ( et je pense surtout aux attentes au self-service) nous ont donné l’occasion d’échanges simples sans compter la joie de retrouvailles. Au cœur de notre séjour, le rassemblement dominical dans la cathédrale de Tréguier a été un moment privilégié de communion apprécié par tous les « congressistes » mais aussi par les paroissiens du secteur venus nous rejoindre.

Aux esprits trop pressés de connaître déjà l’efficacité de ce synode au travers des options prises, il est bon de nous souvenir qu’avant d’être un « faire », ou des consignes à appliquer, notre démarche ecclésiale a pour but de mieux assumer notre être de disciples pour être de meilleurs apôtres. Il faudra peut-être oser le souligner davantage à la prochaine session. Il n’est pas inutile de nous préciser que la question du « que devons-nous faire » vient toujours après l’écoute et l’accueil de la Parole de Dieu. L’Esprit-Saint nous réservera à tous quelques bonnes surprises.


Voir le site : 36 propositions retenues durant la 2e Assemblée synodale

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