Questions à ….. trois soignants

Témoignage de Christine Jégou - 2 -

Les métiers de la santé, au cœur de la foi.
mardi 7 février 2017
par  Patrick BEGOS, Jocelyne LECHELARD
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A l’occasion de la journée de la Pastorale de la Santé, trois soignants de la paroisse témoignent de leur métier : Marie-Pierre Sérandour de Plérin, médecin, Annick Louboutin de Plérin, aide-soignante et Christine Jégou de Tréméloir-Pordic, infirmière.

Christine Jégou : « Avoir la foi m’aide à aller à l’essentiel »

 Pourquoi avez vous choisi ce métier ?

Très tôt, vers 12 ans, j’ai voulu être infirmière, je trouvais que cette profession était tournée vers les autres. J’exerce ce métier depuis 1985 et il me passionne toujours autant. C’est un travail très prenant, il faut toujours être concentré sur les soins à apporter aux malades tout en étant attentif aux relations qu’on établit avec le malade et sa famille. D’autre part, nous travaillons en équipe avec l’ensemble des soignants.
Je travaille à l’hôpital Yves le Foll. Je suis dans le même service depuis 30 ans. Nous soignons entre autres des malades atteints de maladies chroniques. Mon métier a évolué, au début de ma carrière, je faisais les soins comme le fait chaque infirmière mais peu à peu une partie de mon temps a été consacré à l’éducation thérapeutique. Mon rôle est d’aider les patients atteints de ces maladies à mieux vivre cette dernière en les rendant acteurs pour un mieux-être.
Ce suivi régulier sous formes de consultations, d’entretiens individualisés ou d’atelier crée des liens importants et durables. Avec l’équipe, nous restons disponibles à tout moment pour une consultation ou un entretien. La relation avec le malade est essentielle, il faut être à son écoute, créer de l’empathie et ne pas juger. Les prises en charge évoluent mais les relations sont durables sur le moyen et le long terme.

 Qu’apporte le fait d’être croyante ?

Être croyante me demande de prendre soin de mes frères malades ou âgés. Avoir la foi m’aide souvent à poser les bonnes questions, à aller à l’essentiel, voir proposer par exemple le sacrement des malades si besoin… Être croyante me facilite la relation avec des malades d’autres religions. Ma foi me donne une grande liberté de parole dans le plus grand respect de l’autre, y compris de ses croyances. Cela apporte de l’harmonie dans notre relation.

 Quelles les difficultés de votre profession ?

C’est une profession épuisante. Sur une semaine, je peux avoir 7 horaires différents et 8 changements de poste. Il faut toujours être disponible, même en repos je peux être appelée, ce qui ne me permet pas de m’engager dans des activités extérieures régulières. Les horaires sont parfois élastiques nous savons à quelle heure nous commençons mais pas toujours à quelle heure nous terminons ! Le métier d’infirmière est un beau métier à condition d’être tourné vers les autres et de les aimer tels qu’ils sont !


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