Témoignage : « Chercher Dieu dans les pauvres »

lundi 6 mars 2017
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Grégoire Ahongbonou, béninois d’origine est le créateur de l’association Saint Camille de Lellis qui accueille et soigne les malades psychiques au Bénin , en Côte d’Ivoire et au Togo.
A l’invitation du diocèse de Saint-Brieuc, il a apporté son témoignage lors d’une conférence au lycée Sacré-cœur et aux élèves du lycée professionnel Marie Balavenne.

Ni médecin, ni prêtre, ni guérisseur, ainsi se présente d’emblée Grégoire Ahongbonou, mais simple chrétien, qui « comme tout chrétien doit construire l’Église en posant sa pierre » ; son engagement auprès des malades vient au terme d’un itinéraire personnel jalonné de réussite financière dans un premier temps, mais aussi d’épreuves qui le font penser au suicide : « j’avais abandonné Dieu ». La rencontre avec un prêtre, un pèlerinage à Jérusalem lui font retrouver confiance dans la vie : « j’ai prié, marché dans les pas de l’Évangile ».
C’est animé de sa foi, « seul moteur de sa vie » que Grégoire consacre désormais son existence à la mise en place de centres d’accueil ou de traitement pour malades mentaux en Côte d’Ivoire ou au Bénin… qui ont secouru, en plus de 20 ans, plus de 10 000 personnes atteintes de troubles mentaux.
En Afrique, la situation de ces dernières est particulièrement dramatique ; selon les termes de Grégoire, ce sont « les oubliés des oubliés » considérés par les sociétés traditionnelles comme « des déchets humains, « qui génèrent la peur » car ces malades « sont possédés par le diable ».
Ils sont le dernier souci des autorités. Signe de ce rejet, la Côte d’Ivoire, pays plus grand que la France, ne compte que deux établissements psychiatriques, tant est communément admise l’idée que le seul traitement possible est de faire souffrir le corps « pour que le diable sorte de ce corps ». Concrètement, ils sont ainsi, littéralement, attachés , les chevilles prisonnières de chaînes, condamnés à un isolement complet.

L’action menée par Grégoire a donc pour objectif aussi de faire changer le regard sur ces malades : « ils ne sont pas dangereux »… et sans esprit de provocation aucun, Grégoire affirme qu’ « il est plus facile de vivre avec des malades mentaux qu’avec des bien portants » .
Pour Grégoire, ce combat contre l’exclusion est d’abord une lutte pour la dignité de l’homme ce qu’il exprime en affirmant « chercher Dieu dans les pauvres » et en lançant pour terminer cette supplique : « ne les oubliez pas ».

En 2016, 2 centres supplémentaires ont ouvert au Togo et au Bénin.
Deux autres sont en construction au Togo…

Contacts pour aider l’œuvre de Grégoire Ahongbonou :

A noter aussi :
Le relais Lumière Espérance (email :contact@relaislumieresperance,fr) propose un soutien amical et spirituel aux proches d’une personne souffrant de troubles psychiques. (contact local dans le diocèse : roar.allouis gmail.com)


Voir le site : Retour sur la conférence de Grégoire Ahongbonon, au plus près des personnes en souffrance psychique

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