Des actions concrètes proposées par 2 équipes synodales

mardi 7 mars 2017
par  Patrick BEGOS, Jocelyne LECHELARD
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Dans l’étape 5 du synode, les équipes étaient invitées à choisir 3 propositions parmi 36, avec une mise en œuvre concrète dans la paroisse.
Deux équipes apportent ici leur témoignage, l’une de Plérin autour de Céline Boutroux et Elodie Alpérin, l’autre de Tréméloir autour de Delphine Luron.

 Équipe de Plérin : améliorer l’accueil, partager avec les autres

Comment s’est formée votre équipe synodale ?

Notre équipe synodale est composée de 4 couples (autour de la cinquantaine). Certains d’entre nous sont ou ont été engagés au niveau de la catéchèse, de la préparation au baptême. En dehors du Synode, nous nous réunissons 4 à 5 fois par an, avec le père Roland, sur des thèmes choisis en commun. Cette équipe a évolué au fil des années avec le départ de certains et l’arrivée de nouveaux membres.

Votre première proposition concerne l’accueil ?

Nous avons d’abord retenu la proposition 16 du livret : « Nous soignerons les conditions d’accueil : lieu et qualité de la rencontre. Nous formerons les accueillants pour qu’ils puissent avoir une écoute chaleureuse, bienveillante et porteuse d’espérance. »
Il n’est pas dans notre intention de critiquer les personnes qui accueillent ni celles qui participent aux activités paroissiales. Bien au contraire, elles ont beaucoup de mérite et nous sommes conscients du manque de renouvellement chez les bénévoles. Nous voulons simplement améliorer l’existant. Nous avons entendu des réactions de personnes qui ont été déçues ou qui ne se sont pas senties suffisamment écoutées par les différents acteurs de la paroisse alors qu’elles venaient dans une démarche de demande de sacrement ou d’autre chose. Parfois, suite à cette déception, ces personnes n’ont pas poursuivi leur relation avec l’Église ou s’en sont éloignées.
Nous considérons que l’accueil est un moment clé. Nous proposons que les accueillants et les différents bénévoles impliqués soient formés à l’écoute. Il existe des techniques pour mieux écouter et communiquer qu’il faudrait diffuser à toutes les personnes concernées. Au niveau de la paroisse, un groupe de travail composé de membres des différentes équipes (baptême, mariage, catéchèse, funérailles) pourrait échanger sur les modes d’accueil actuels et rechercher auprès des autres zones pastorales ou paroisses, ce qui se fait de mieux afin de l’appliquer chez nous.
Nous pensons également qu’au niveau de la catéchèse, les enfants des écoles publiques doivent être accueillis de la même façon que ceux des écoles privées. Nous devons trouver le moyen de mieux communiquer les informations des différentes rencontres aux enfants qui sont scolarisés dans le public. Ils sont souvent peu nombreux, le « bouche à oreille » fonctionne moins bien et ils peuvent se sentir parfois exclus ou « en marge » du groupe de caté.

Vous proposez aussi d’accueillir les membres des autres Églises ?

Nous avons retenu la proposition 21 : « Organiser un temps commun de prière sur nos paroisses réunissant des chrétiens, des juifs et des musulmans ».
Cette proposition nous a semblé évidente pour mieux cerner ce que vivent les autres religions, comprendre les similitudes et les différences, afin de voir ce qui peut nous rassembler. Nous pourrions également profiter de ce temps commun pour organiser, en dehors de l’église, une réunion-débat sur un thème précis commun à tous. Et faire intervenir des conférenciers compétents sur un thème choisi pour chacune des religions. Pour bien vivre ensemble, il faut d’abord comprendre et connaître ce que pensent et vivent les autres.

Votre troisième proposition associe environnement et partage ?

Nous avons associé les propositions 35 et 19 du livret. La première fait suite à l’Encyclique du pape François « Laudato si », encourageant chacun à protéger la planète, en se préoccupant de son environnement proche et de ses modes de consommation. La seconde nous incite à retrouver le sens du mot communauté en cherchant de nouvelles formes d’évangélisation et de partage.
Nous proposons de partir d’un intérêt commun (l’écologie) pour construire ensemble un jardin potager accessible à tous. Son but serait de faciliter le partage, les échanges et la transmission des savoirs, la création de liens entre les participants. Tous les volontaires pourraient s’intégrer à cette animation intergénérationnelle car les seniors ont beaucoup de connaissances à transmettre aux ados et tous pourraient prendre plaisir à cultiver, semer, récolter, ensemble. Cette proposition nécessite de trouver un endroit facile d’accès au centre-ville, par exemple un jardin qui n’est plus entretenu.

 Équipe de Tréméloir : aller chercher les jeunes, l’église point de ralliement

Nous sommes une équipe de 7 personnes et nous venons de faire un peu dans la foulée la cinquième et sixième rencontre. Nous sommes dans un petit relais : 900 habitants et nous sommes attentifs à la proximité.
Voici les propositions que nous formulons pour notre paroisse :
1 - Création d’une commission annuelle des baptisés de l’année, une autre pour les mariés de l’année et une autre pour les familles des défunts de l’année, à l’échelle de la communauté et de manière conviviale. Le but est de témoigner, d’échanger, de dire ce qui s’est passé depuis le baptême, le mariage, les funérailles. Inviter un prêtre ou un diacre.
2 - Aller chercher les jeunes sur leurs lieux de vie et les faire participer dans :

  • Les temps forts en leur laissant l’organisation, la lecture des textes.
  • Des témoignages : les solliciter pour qu’ils présentent ce qu’ils font au sein des mouvements, lors de voyages ou de pèlerinages … pour qu’ils donnent envie à d’autres de participer.
  • Proposer des homélies adaptées aux jeunes, des homélies qui leur parlent
  • Proposer des randos à thème.
  • Des concerts, des week-ends, des camps, des pèlerinages existent déjà, en faire plus de « publicité ».
  • Être présents aux forums des associations pour présenter le caté.

3 - Étant dans une petite commune, conserver l’église comme point de ralliement en continuant de prendre en charge les funérailles, les baptêmes, les mariages et en la laissant ouverte durant les moments forts de l’année liturgique : Avent, l’adoration de la crèche, Carême, Pâques pour que chacun puisse prier.
Inventer un « cérémonial » qui va avec : un texte, une présence, un café.
Proposer sur un présentoir des fiches papier comme celles de www.croire.com par exemple à l’intérieur de l’église. Nommer 1 ou 2 personnes connues référentes dans la commune pour organiser le co-voiturage et que le plus grand nombre puisse se rendre aux rassemblements.

4 - Libérer les prêtres des tâches d’organisation pour qu’ils aient plus de disponibilités pour les temps forts, pour la formation des laïcs, l’accompagnement de la fin de vie, la présence aux funérailles dans des situations « délicates ».

5 - Se faire à l’idée qu’on n’aura pas d’eucharistie tous les dimanches près de chez soi et qu’il faudra se déplacer plus loin qu’aujourd’hui pour se réunir. Ces réunions pourraient prendre la forme d’échanges sur un thème donné autour d’un animateur formé.

Ces échanges sincères et en toute franchise ont été appréciés. Ce n’était pas facile de trouver un créneau horaire afin que tous, nous puissions participer, certains sont salariés avec des horaires atypiques, mais le synode aura permis des échanges à cœur ouvert et c’est déjà beaucoup.


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