Opinion libre

« Père, gardez-vous à droite, père, gardez-vous à gauche »
mercredi 17 mai 2017
par  Kerprat
popularité : 1%

Naguère, avant 2017, la Constitution de la République Française amenait les électeurs à choisir, in fine, entre la Droite et la Gauche. Les autres partis se trouvaient marginalisés ne pouvant espérer que des miettes de succès.
On a ainsi vu des partis majoritaires de Droite gouverner pendant de longues années.
Puis vint le changement de 1981, où la Gauche s’essaya au changement.
Et ensuite de nouvelles alternances.

L’opinion publique a ainsi pu constater que ce soit de Droite ou de Gauche, les gouvernements n’apportent pas les solutions jugées adéquates aux attentes espérées ou du moins promises. Beaucoup de citoyens ont été désappointés, voire en colère, vouant aux gémonies les partis politiques traditionnels. Cela a amené les extrêmes à profiter, pour un temps, de cette situation.

C’est alors qu’est apparu un nouveau mouvement, basé sur un changement profond : ni Droite ni Gauche, une refondation, une recomposition, qu’on ne peut qualifier de Centre, bien qu’elle reprenne une vieille idée centriste.

Il faut reconnaître que donner aux électeurs le choix entre deux possibilités était un peu réducteur. Les partis dominants, Gauche et Droite, avaient des prises de position bien affirmées et très éloignées., des choix de société ; que ce soit dans les domaines économique, social, et sociétal.
Tous les domaines de la vie publique étaient marqués de rouge ou de bleu.
Une telle vision dichotomique de la vie politique ne pouvait que conduire à une impasse.
« de deux choses l’une…nous est désormais proposée une troisième voie.
Le nouveau défi présenté aux Français est un changement de mentalité.

Mais qui dit bouleversement profond induit une valse des étiquettes. Il nous est plus facile de cataloguer les gens, de les enfermer dans des concepts . On sait que l’être humain ne peut être réduit à une identité figée, réductrice .

Bien sur, on peut avoir une sensibilité plutôt marquée d’un côté ou d’un autre, une tendance ou des aspirations plus axées sur le progrès, l’avenir, une relation aux autres, ou un attrait des valeurs du passé qui ont fait leurs preuves, une crainte de la nouveauté.

Tout changement dérange, fait même peur, car c’est quitter un univers quiet pour un avenir aventureux.

Le défi qui nous attend est de bannir certaines visions simplistes, et de dépasser des clivages qui nous inclinent à pencher d’un côté ou d’un autre ; pour supprimer des barrières idéologistes et donc dogmatiques, pour ne pas dire sectaires : le bien ou le mal n’est pas d’un bord ou d’un autre.

En promouvant une métamorphose de la vision politique, en bannissant les appellations surannées, il y a place à une synergie sur des projets, un accord sur des actions qui objectivement semblent justes et réalisables, sans arrière pensée forcément partisane.

Se battant contre les Anglais en 1356, un gamin de 14 ans, fils du roi dit à son père :
« Père, gardez-vous à droite, père, gardez-vous à gauche »

C’était Philippe le Hardi.


Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
image Synode
Bannière denier
Bannière RCF