Synode : de la santé …. à la catéchèse (1)

mercredi 21 juin 2017
par  Patrick BEGOS
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(ndlr : article écrit et publié pour le bulletin du mois de Juin donc avant le rendez-vous du 4 juin pour l’annonce des orientations synodales de Mgr Moutel)

Dans quelques jours, Mgr Moutel dévoilera ses orientations pour le diocèse. Dans la suite des articles précédents, nous donnons la parole à Mariette Mignard, déléguée à la Pastorale de la Santé et à Sandrine Ardovini, coordinatrice de la catéchèse dans la paroisse, sur ces deux thèmes.

La santé : prendre le temps d’écouter et de servir

A quels problèmes est confrontée la Pastorale de la santé ?

Le contexte de prise en charge évolue, nous avons de plus en plus de maladies chroniques. Pour des raisons techniques et financières, le maintien à domicile des patients devient la norme. Notre première difficulté est de bien identifier ces personnes. On peut le faire à l’hôpital (personnel soignant, aumôniers), ou par les infirmiers à domicile . On peut aussi s’appuyer sur les paroisses (Présence fraternelle). Pourtant, certains patients ne sont pas connus. Ils sont isolés chez eux et ne reçoivent pas l’attention qu’ils méritent. Le premier chantier, qui est national, est d’être capable d’identifier ces personnes.
Nous devons aussi nous adapter car ces personnes bénéficient d’un suivi médical et sont souvent fatiguées. Elles avaient l’habitude de se rendre à la messe, elles ne le peuvent plus. Elles participaient à tel ou tel service paroissial et ne le peuvent plus. Elles n’ont plus la nourriture spirituelle qu’elles désirent. Pour s’adapter à cette réalité, il faut leur octroyer un temps d’écoute suffisant. Cela ne peut se faire qu’avec des bénévoles volontaires et formés qui puissent aller au-delà d’une simple visite ou de porter la communion, qui puissent prendre le temps d’écouter et d’avoir avec eux une réflexion spirituelle.
A côté des patients, il y a les aidants
Le maintien à domicile s’appuie sur les aidants qui sont souvent des membres de la famille. Comment aider ces personnes qui parfois se dépensent sans compter ? En plus du nécessaire répit dont elles ont besoin, notre mission est aussi de maintenir ces personnes dans nos communautés paroissiales, qu’elles puissent participer aux sacrements comme par exemple l’Eucharistie. L’une des propositions du Synode pourrait être de mettre en place dans les paroisses, des équipes de veilleurs formés et attentifs aux personnes seules, isolées, malades ou aidantes.
D’autres problématiques existent comme celle des personnes en fin de vie. Comment les accompagner ? Comment soutenir leurs proches ? Il y aussi les personnes handicapées qui ont des besoins spécifiques, matériels et spirituels, auxquels nous devons être attentifs. Il n’est pas facile de les laisser s’exprimer, il faut prendre le temps de comprendre leurs désirs et de vivre ensemble fraternellement toutes les activités proposées.
D’autres personnes sont confrontées à la solitude
Dans chaque paroisse, il y a effectivement des personnes qui subissent leur solitude, qui manquent de relations… Pour les aider et entrer en relation avec eux, il faut être disponible, ne pas être encombré par son propre jugement. Pourquoi ne pas proposer un lieu accueillant (paroisse ou relais) ou chacun pourrait faire une pause, rencontrer d’autres personnes, échanger et se sentir mieux ?
Durant ce synode, les débats et assemblées ont montré qu’il y avait différentes façons d’être chrétien. Un nouveau souffle doit être donné. Le 4 juin, Mgr Moutel nous indiquera le cap à suivre. Il faut en quelque sorte « mourir à soi-même », c’est à dire ne pas avoir d’idées préconçues, avoir une attitude d’accueil, ne pas être troublé face à la nouveauté, et être tout à l’écoute de l’autre : être, tout simplement.

Un voisin malade ….
Une fois intégrées certaines règles de prudence et respect, chacun peut témoigner, à son voisin malade, une attention concrète qui s’avère nécessaire pour lutter contre la maladie. Vivre chez soi une maladie qui peut être longue, voire limiter l’autonomie, n’est véritablement possible qu’en bénéficiant d’un entourage bienveillant qui lui-même a besoin de soutien de moments de répits. La personne malade aspire à maintenir une vie relationnelle, à profiter d’instants qui lui permettent d’oublier un peu les contraintes des traitements. C’est dire l’importance des visites ou d’échanges téléphoniques mais aussi de ces quelques services rendus qui rendent la vie plus heureuse et favorisent le bien-être.

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