Du symbole au sens

lundi 24 juillet 2017
par  Bernard LE NEEL
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Le symbole à la mode.

Depuis le mois de Mai, le symbole apparaît beaucoup dans la vie publique.
Dès son élection, le nouveau Président de la République a utilisé le symbolique :
Grande entrée dans la cour du Louvre, descente des Champs Elysées en command car etc.. C’est dire que le symbole a valeur de communication, voire de propagande.

A l’origine, grecque notamment, le symbole est un simple tesson d’argile que deux personnes échangeaient. Ce tesson était cassé en deux et chacun en prenait un morceau, c’était un signe d’échange, l’expression d’un accord conclu. Chacun conservait la moitié comme preuve de relation contractée. Bien cassées les deux parties s’ajusteraient parfaitement .

Un simple objet ou dessin envahit désormais tous nos espaces. On le retrouve en signalétique, car simplifié à l’extrême, il signifie une information, il évoque.
La force du symbole est de faire passer du visible à l’invisible. Napoléon ne disait-il pas qu’un bon croquis vaut un long discours.

Le symbole peut ainsi se trouver dans tous les arts, peinture, musique, sculpture, tant sa force évocatrice nous va droit à la connaissance et à l’affectivité, voire à l’émotion. Le drapeau, le coq gaulois, les fleurs de lys ou les lauriers évoquent la fierté, la pureté, la victoire. Quant aux pictogrammes, ils envahissent les voies piétonnes, les galeries commerçantes, leur mondialisation facilite les voyageurs de tous pays.

Le symbole est donc un moyen banal de communication, mais chargé de sens ce qui lui confère de l’importance.

Dans l’antiquité, l’image du poisson était symbole de mort, sa provenance de la mer, milieu inhospitalier pour l’homme, entrainant la frayeur. Les Romains affichèrent donc un poisson dans les catacombes.
Les chrétiens, qui connaissaient le grec, virent dans le symbole du poisson (ictus) l’anagramme de Jésus, donc de leur foi, et s’en servirent de moyen de reconnaissance .
Ce nouveau symbole devint un précieux signe avec le pain et le vin pour la Liturgie. L’eau, l’huile à leur tour prirent place dans les sacrements : ces simples symboles porteront le sens de l’invisible.

De signe de ralliement, d’identification, le symbole pour les chrétiens s’est concrétisé en un texte proclamant l’essentiel de la Foi. On connait ainsi le symbole baptismal qui permet au baptisé de proclamer sa Foi, résumé dans le Symbole des Apôtres.

Magnifier le symbole, utiliser la symbolique qui marque si bien l’inconscient, fort bien ; mais serait déviance de s’arrêter au rite, à l’objet même du symbole, l’invisible doit être perçu, et vécu, au-delà du visible.


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