Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous !

lundi 7 août 2017
par  Guy MARZIN (abbé)
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La plus grande fête en l’honneur de la Vierge Marie, et aussi la plus ancienne, est célébrée tous les ans à une date qui passe presque inaperçue : le 1er janvier, le jour de l’an ! Ce jour là nous sommes très occupés à présenter nos voeux à notre famille, à nos amis. Et pourtant, chaque 1er janvier, l’Église, dans le temps de Noël, célèbre Sainte Marie Mère de Dieu.
Une fête qui remonte au concile d’Éphèse au 5e siècle, en 431 ; où fût donné à La Vierge Marie, le titre de Mère de Dieu.

Cette première fête mariale de l’Église nous rappelle que Marie de Nazareth est bien la Mère de Jésus, vrai Dieu et vrai homme.
On retient davantage la fête de l’Assomption, célébrée chaque année le 15 août, au cœur de l’été, pendant les vacances. Cette fête de l’Assomption existe depuis longtemps dans la vie de l’Église.
Elle remonte au 8e siècle ; mais elle a revêtu une plus grande solennité depuis bientôt 67ans. C’est en effet le 1er novembre 1950, que le Pape Pie XII a proclamé le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie.
L’Église catholique, au long des siècles, a souvent invité les chrétiens à se tourner vers Marie, modèle de foi. Chaque fête dédiée à la Vierge Marie veut nous présenter le parcours d’une croyante : Celle qui a dit « oui » au message de l’Ange Gabriel à l’Annonciation.
Celle qui a mis au monde l’auteur du salut dans une pauvre crèche à Bethléem. Celle qui était là au pied de la croix le vendredi Saint. Celle aussi qui a mis sa foi en la mort et la résurrection de son Fils avec l’Église naissante. Celle qui vit maintenant éternellement auprès de Dieu.
Le parcours de Marie n’a pas été un « long fleuve tranquille ». Il lui a fallu du temps pour comprendre la vocation de son Fils ; du temps pour comprendre le projet de Dieu qui devait passer par la mort sur une croix, du temps pour entrer dans le mystère de la résurrection…
Oui, Marie, du début à la fin, a fait un beau chemin de foi.
Son parcours peut nous inspirer aujourd’hui, comme tout au long de 2000 ans de christianisme.
Nous tâtonnons peut-être dans la vie. Nous luttons pour plus de justice et de paix. Nous doutons peut-être aussi dans notre foi.
Alors l’exemple de Marie peut nous accompagner dans notre pèlerinage terrestre.
Pour avancer sur le chemin de la foi, nous sommes invités à vivre ce que Marie chante dans le magnificat (Luc 1, 46-55), c’est-à-dire à vivre les valeurs du Royaume prêchées par Jésus et tous les prophètes de la bible. Marie a vu le magnificat à l’œuvre dans la vie, les paroles et les actes de son Fils Jésus : « Dieu renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.. »
Les paroles du magnificat sonnent comme des provocations ; ce sont surtout des appels à vivre les valeurs de l’Évangile. Au temps des dictatures en Amérique Latine, ceux qui étaient au pouvoir avaient interdit de chanter le magnificat dans les églises, car jugé trop subversif.
Photo JLK/2016En chantant le magnificat, Marie nous montre le chemin qui mène à Dieu, le chemin d’un monde nouveau, d’une terre nouvelle.
En nous laissant aimer par Dieu comme nous sommes. En croyant que chacun peut faire des merveilles dans sa vie. En croyant que Dieu est d’abord amour et non pas juge. En vivant les appels de l’Évangile dans le service des plus pauvres, des plus fragiles de notre monde, des étrangers. En croyant que la parole de Dieu nous
relève, nous donne courage, force et espérance.
Le parcours de Marie, Mère de Dieu, est pour chacun de nous une invitation à croire que la vie éternelle peut déjà commencer en nous, si nous vivons les paroles du magnificat.
Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant, demain, et à l’heure de notre mort.
Amen.


Voir le site : Qu’est-ce que l’Assomption ?

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