« Tout à coup, un oiseau se mit à chanter »

samedi 30 avril 2011
par  Loïc LE QUELLEC (abbé)
popularité : 1%

« Tout à coup, un oiseau se mit à chanter »

Je serai bien incapable de me souvenir où j’ai pu lire cette phrase en apparence anodine. Elle me revient en ces jours où le printemps revenu après la grisaille et le froid de l’hiver, le merle matinal chante en concert pour saluer le soleil qui se lève. Un chant nous sort de notre hiver et résonne comme une promesse que la vie restée cachée bourgeonne et éclate au grand jour. Elles sont finies les longues nuits, le soleil les a dissipées. Les fleurs des arbres et des jardins saluent le printemps, comme une promesse généreuse des fruits à venir.

Tous les ans, c’est à cette même période, à quelques jours près, que nous entrons dans les semaines qui célèbrent le cœur de notre foi.

info document -  voir en grand cette image

Dans la nuit pascale, un chant nouveau résonne : « Qu’éclate dans le ciel la joie des anges, qu’éclate de partout la joie du monde, qu’éclate dans l’Église, la joie des fils de Dieu. » Oui, Dieu nous convoque à la joie. Le Christ a triomphé de la mort. Voilà notre chant nouveau. Les semaines du Carême nous ont aidé à nous préparer à la Fête des Fêtes. Un soleil nouveau se lève, le Christ. Il surgit des profondeurs de la mort renouvelant notre humanité. Il sort notre humanité des ténèbres et des profondeurs dans lesquelles notre humanité a toujours tendance à redescendre. Il nous réveille de nos sommeils. Il nous remet debout. Nous découvrons que le Christ est descendu rejoindre notre humanité en sommeil, jusque dans les tréfonds obscurs et angoissants de nos vies.

info document -  voir en grand cette image

Sur la Croix, le Christ éprouve notre solitude. Il crie notre souffrance d’éprouver le silence de Dieu. Il crie nos détresses et nos incompréhensions. « Pourquoi m’as-tu abandonné ? » Déposé au tombeau, son corps inerte semble vaincu, comme bien des évènements douloureux semblent parfois avoir raison de nous. Mais au matin de Pâques, les disciples n’osent y croire … le tombeau est vide … Marie-Madeleine pense même qu’on a volé le corps de celui en qui elle avait mis toute son espérance.

Quelle joie doit éclater dans son cœur comme dans celui des disciples lorsqu’ils découvrent que Dieu, dans le silence travaillait à ressusciter son Fils et à recréer notre humanité. Joie d’un chant qui reste nouveau en traversant les âges comme celui du petit merle qui salue le retour du printemps. Joie d’un chant qui envahit notre humanité et nous donne à espérer tous les fruits d’un amour qui révèle sa folie ! Dieu est amour et il l’est vraiment ! Mieux encore, Dieu aime l’homme à la folie et il l’aime vraiment.

Cet amour est créateur, il est recréateur
info document -  voir en grand cette image

Le temps pascal nous invite maintenant à nous demander ce que cette bonne nouvelle change ou peut changer dans notre vie. Le baptême nous engage à la suite du Christ. Dans un même mouvement, nous sommes entraînés vers la Vie par l’amour dont nos cœurs essayent de battre. Que nos lèvres chantent le chant nouveau :

Il est ressuscité comme Il l’a promis.


Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons !

Commentaires

« Tout à coup, un oiseau se mit à chanter »
mardi 3 mai 2011 à 08h14 - par  B L N

les oiseaux chantent, les moines prient…et nous on vaque à nos occupations et on prie, on chante aussi
merci Loïc de ce message printanier

Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
Bannière denier
Bannière RCF