Au Cénacle les apôtres s’étaient enfermés … Au tombeau la pierre était roulée.

vendredi 22 avril 2011
par  Bernard LE NEEL
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Ce Vendredi soir, tout est fini … Au cœur de la ville hostile où il valait mieux ne pas se montrer, les 11 s’enferment à double tour dans la « chambre haute », au Cénacle « par peur des juifs » dit l’évangéliste.

« S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul (et l’ont crucifié), à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison » Mt10,25.

Réfugiés, terrés dans ce lieu où Jésus la veille institué l’Eucharistie, les disciples sont enfermés dans leur peur, redoutant ce qui pourrait leur arriver. Ils l’avaient suivi pendant trois ans, avaient cru en Lui, témoins des signes et de son autorité. Et maintenant, l’échec, la catastrophe, l’angoisse et la déception. Quand on s’investit ainsi, plus dure est la chute. La grâce de l’Esprit ne les avait pas encore touchés, l’heure du martyre n’avait pas sonné.

Et nous, ne sommes-nous pas parfois enfermés à double tour dans notre Cénacle intérieur ? Enfermés, hermétiques à l’autre sous nos préjugés, nos étiquettes, nos erreurs, nos torts, comme dit notre curé, notre respect humain ou nos certitudes ?

Que nos frères du Moyen-Orient imitent ainsi les apôtres, on comprend leur crainte. Mais nous qui ne connaissons pas la persécution, nous devrions faire sauter les verrous.

Le troisième jour, la peur fait le lit de la rumeur : le Maître serait ressuscité ; il serait apparu aux femmes « mais ces propos leur semblèrent du radotage, et ils ne les crurent pas « Lc24.11 .
(Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on se méfie du mysticisme féminin !)

La pierre a été roulée, le tombeau est ouvert,
et voici que Jésus fait irruption au Cénacle « paix à vous ! ».
On aurait imaginé des cris de joie, des hourras de libération, pour cette fin de cauchemar. Mais ils sont « saisis de frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit ». Jésus les convainc de sortir de leur doute et de leur phobie. Comme aux femmes le matin, il confirme le message de l’ange au tombeau « soyez sans crainte ». N’ayez pas peur dira plus tard Jean Paul II.
L’antidote de la crainte, c’est la confiance. La confiance dans le Ressuscité, n’est-ce pas cela la Foi ?
Le Cénacle :
Lieu où Jésus se donne en nourriture
Lieu de nos peurs, refuge de nos attentes
Lieu où Jésus dissipe nos craintes, se jouant de nos portes fermées
Lieu de Pentecôte où le Souffle de Dieu animera l’Eglise naissante

En ce temps pascal, nous restons au Cénacle encore pour 50 jours ; nos replis et nos enfermements sont bannis c’est un temps d’attente de la venue de l’Esprit, pleins d’Espérance et de confiance. Saint Jean « vit et il crut » et son témoignage est véridique,

Alors, avec Saint Thomas nous pouvons dire « mon Seigneur et mon Dieu », Alleluia.


Voir le site : Pâques

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