Patrimoine spirituel breton : Marie-Julie Jahenny (1850-1941)

mercredi 27 juillet 2011
par  Bernard LE NEEL
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« Pas de fraude à la Fraudais  » dit en 1937 le cardinal Pacelli.
Ayant entendu parler de la stigmatisée bretonne, le futur pape Pie XII, nonce en Allemagne, vint rencontrer la paysanne Marie-Julie Jahenny.

Cette pauvre femme illettrée vivait au hameau de la Fraudais au siècle dernier, à 2 kilomètres de Blain, ville située entre Nozay et St Nazaire.

Le 6 janvier 1873, pendant la grand’messe, Marie-Julie se sentit extrêmement fatiguée. Le 15 février le médecin la déclare perdue, elle reçoit l’Extrême-onction, comme on disait à l’époque. Le 22 février alors qu’on attend son dernier soupir, elle émerge et déclare « Ne pleurez pas, je ne mourrai pas, j’ai vu la Sainte-Vierge qui m’a annoncé ma guérison pour le 2 mai à trois heures du soir ».

Marie-Julie Jahenny (1850-1941)
Marie-Julie Jahenny (1850-1941)

Guérie, mais gratifiée de stigmates, Marie-Julie vivra jusqu’en 1941 en communion avec Jésus dans le mystère de la Passion.

En 1874, la Vierge lui annonce une faveur insigne, devenir l’épouse mystique de Jésus. Elle portera alors un anneau-stigmate à l’annulaire. Comme d’autres mystiques, elle se contentera de la Communion comme nourriture ; cette inédie, jeûne total de plusieurs années attirera l’attention de beaucoup de personnes dont l’évêque de Nantes. L’Eglise restera comme d’habitude discrète sur les événements de la Fraudais, mais nombreux furent les visiteurs ecclésiastiques.

Ses extases, visions et prophéties, guérisons attirèrent les curieux, mais force est de reconnaître son dévouement pour la conversion des pécheurs et le salut de la France.

Le Sacré Cœur lui déclara « Marguerite-Marie a eu pour mission de révéler au monde les tendresses ineffables de mon Cœur, tu as celle de les donner ».

Prière de Marie-Julie  :

Donne-moi de persévérer dans la Foi
et de prier sans me lasser,
jusqu’à ce que ma dureté ait fondu
et que je puisse pleurer sur ce que j’ai
fait à Dieu et à mes semblables.

Je Te rends grâce, ô Dieu mon Seigneur,
d’appeler ce qui n’existe pas encore en moi,
à savoir le repentir, afin qu’il survienne.
Qu’il renouvelle toute ma vie,
qu’il engendre une vie divine
et d’amour pour Toi.

Donne-moi de Te louer, ici et maintenant,
par la vie rachetée et heureuse
d’un pêcheur pardonné,
et de me tenir prêt à entrer dans la gloire,
avec Toi, dans la salle des Noces de l’Agneau, lorsque Tu reviendras.

Amen !


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