Les Tagarins ont fêté avec fierté la Sainte d’Etables, Anne-Thérèse Guérin.

mercredi 5 octobre 2011
par  Bernard LE NEEL
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Canonisée en 2006, Anne-Thérèse Guérin, née en 1798, a été désignée en 1840 par sa congrégation La Providence du Ruillé, pour aller fonder une nouvelle communauté en Indiana.
Dévouée corps et âme, dans des conditions difficiles de pionniers, à l’éducation des jeunes et des malades, elle a mérité d’être proposée à notre prière : une sainte de chez nous !

C’est au chant triomphal « Peuple de Dieu, Cité de l’Emmanuel », que l’Office dominical a commencé. La chorale, plus nombreuse qu’à l’ordinaire a bien entraîné la participation de l’Assemblée.

Par deux fois, le célébrant a encensé la bannière et les reliques de Saint Mère Théodore, signifiant par là l’honneur et le respect du à notre sainte compatriote : un simple culte de dulie certes, mais proposé par l’Eglise depuis sa canonisation en 2006.

Mère Théodore n’a pas eu au Ciel dimanche sa modestie offensée ; petite servante de la Providence, son existence dans les Terres Hautes d’Indiana était déjà empreinte de discrétion. Son baptême lui-même, célébré en catimini pendant la Révolution Française devait l’avoir préparée à beaucoup d’humilité. Pas étonnant que sa fête annuelle n’ait pas encore l’éclat de nos Pardons bretons ; mais le Père Jean l’a juré, l’an prochain, ce sera un vrai Pardon.

Dans son homélie, le Père Jean a rappelé l’actualité de ce symbole de la vigne. Dieu nous donne la terre et le monde en fermage. A nous de faire fructifier cette vigne ; Il nous a tout donné, le cep, la terre, le soleil. Nous, nous ne sommes que des serviteurs qui doivent rendre des comptes. Quelle que soit notre importance numérique - et nous nous savons minoritaires- nous avons à œuvrer pour que le cadeau de l’Alliance de Dieu avec les hommes soit effectif.

Mère Théodore a quitté son pays pour aller en mission en terres lointaines, en Indiana. Elle s’est consacrée à cette Vigne du Père, les fruits de cette nouvelle congrégation américaine sont bien visibles. Dieu est honoré en la personne de ses saints, ne couronne-t-il pas ses propres dons comme le dit la Préface de la Messe des saints ?
A son exemple, chacun de nous est invité à aller travailler à la Vigne, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

A l’issue de la messe dominicale, quoi de plus symbolique que d’aller se recueillir à la Maison Natale d’Anne-Thérèse. Comme le soulignait Sr Henri-Dominique de la congrégation de la Providence du Ruillé : Mère Théodore a passé une grande partie de sa vie en France !
Prier là où elle a passé sa jeunesse, avec quelle ferveur le petit groupe n’a-t-il pas ressenti une grâce spéciale ? Cette humble demeure n’est pas que patrimoine historique ou mémorial, mais spirituel, un berceau familial.

L’an prochain, c’est Monsieur le Curé qui l’a dit, le rassemblement dominical débutera en cette fermette du Point du Jour, pour pérégriner vers l’église paroissiale.

Un vrai Pardon.


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