Mystère de vie ou de mort … ?

lundi 24 octobre 2016
par  Marie-Aimée ROUAUX
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La fête de la Toussaint, ou de « tous les Saints », les amis de Dieu, sur cette terre, ainsi que ceux de l’au-delà avec lesquels nous sommes en communion, nous convie à une réflexion sur ce mystère de vie et de mort.

Interrogeons donc la Bible sur le sens que nos ancêtres dans la foi accordaient à la vie après la mort.

Il y a un mot hébreu pour dire ce que nous appelons l’au-delà , c’est le ’olam. Ce qui est ‘olam, c’est ce qui est caché, ce qui nous échappe de l’avant et de l’après … C’est le temps inconnu, c’est l’éternité, ce sont les temps anciens ou les temps à venir… bref, ce qui est hors de la portée de l’être humain.

La première fois que le mot «  mort  » apparaît dans la Bible, c’est au chapitre 2 de la Genèse, verset 17. On connaît le récit de la transgression d’Adam et Eve au Jardin d’Eden. Ils avaient à respecter une seule consigne, ne pas toucher à l’arbre de la connaissance, sinon de « mort, ils mourraient  ».
En fait, l’homme biblique, comme tous les hommes de tous les temps, a cherché à comprendre le pourquoi de la mort. Les familles étaient confrontées à la dureté de la vie, à la sécheresse et la famine, aux rivalités guerrières, et pourtant la vie était plus forte que tout.
C’est pourquoi dans ce même chapitre 2 de Genèse, il y est paradoxalement beaucoup question de VIE. Le nom de Eve donné par Adam à son épouse, a pour origine le verbe vivre : Eve est la vivante  !
La terre, adamah (d’où le nom de adam) et la vie ont été associées pour féconder des êtres à la ressemblance de Dieu qui est le Vivant, l’Éternel.
C’est Dieu qui insuffla la VIE dans les narines de l’homme.
Alors, ce souffle de vie pouvait-il un jour quitter l’homme ?
C’est une question existentielle.
Chercher à donner sens à la mort, c’est donner sens à la vie.

L’au-delà de la mort, ou de la vie terrestre, trouve sa signification dans la puissance de vie qui est déposée en chaque être humain. C’est-à-dire qu’il est invité à vivre pleinement sa vie, à s’accomplir avec les dons qu’il a reçus, à accorder à la vie humaine, terrestre, toute sa valeur.
Le vécu du peuple de la Bible était orienté vers la fécondité, le partage de la nourriture, l’accueil de l’étranger… même la richesse matérielle, comme posséder de nombreux troupeaux, on voit cela avec Abraham, est un signe de vie et bonheur.
Sans doute, chaque être humain est-il limité, ce sont aussi les œuvres de mort qui sont en lui, mais cette vie éternelle, dont parle Jean dans son Évangile, ne peut être atteinte par la mort définitive, car elle permet l’épanouissement, la plénitude de sa vie ici même.
S’il y a un passage à franchir un jour, le jour de notre pâque, c’est dans une continuité, un accomplissement : La vie éternelle a commencé à notre conception et se poursuivra dans l’au-delà où tout est lumière.

Pour les chrétiens, en Christ, en sa Vie, sa Mort et sa Résurrection, notre vie, ici et dans l’au-delà, trouve sa plénitude de sens.


PS :

Texte publié sur notre site internet en novembre 2011.


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