Le Sauveur que le monde attend !

jeudi 15 décembre 2011
par  Marie-Aimée ROUAUX
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A l’époque de la venue de Jésus, au milieu des siens en Israël, nous savons par l’évangéliste Luc que « le peuple était dans l’attente  » ! (Lc 3).
C’était l’attente d’une délivrance, à la fois politique et spirituelle, l’attente du Salut promis à Israël depuis des siècles.
Mais que signifient réellement des termes tels que : salut, délivrance, sauveur ?

Je ferai comme à l’accoutumée une petite incursion dans la Bible hébraïque (celle que Jésus connaissait !).

Ces termes ont pour origine le mot « yasha ». Ce verbe hébreu nous introduit dans une polysémie, une pluralité de sens, qui dépasse le simple verbe « sauver », et permet de mieux comprendre tout ce que le mot « sauveur » ouvre d’espérance : On a ainsi l’idée de mise au large, de santé, de délivrance, de victoire, et donc de bonheur !

Certains noms propres, dits théophores parce qu’ils portent le Nom de Dieu, et qui sont bâtis à partir du verbe sauver, présentent ces diverses significations.
Ainsi en est-il, par exemple, du nom du prophète Isaïe, Yeshaya’ouh, le salut de Dieu, ou Josué, Yehoshouah, le Seigneur est son aide, ou encore le Seigneur sauve. De ce dernier nom dérive le nom de Jésus : Yeshoua, ou Yeshou, qui signifie Salut.

Dans le Premier Testament, le Salut est d’abord un Evènement, c’est la sortie d’Egypte. Dieu a sauvé son peuple du joug de l’oppression. Il l’a libéré pour le faire accéder au Sinaï afin qu’il reçoive, par l’intermédiaire de Moïse, la Révélation de son Nom, et qu’il soit conduit, par son acceptation de la Torah, sur un chemin de liberté et de fécondité.
Plus tard, au-delà des mitsot, les commandements à respecter, le Seigneur Dieu a conduit son peuple, par la mission des prophètes, sur une voie d’intériorité dans cette relation d’Alliance à laquelle Il l’a appelé.
Dieu proclame ainsi par Isaïe, son prophète :
« Toute créature saura que c’est Moi le Seigneur, ton Sauveur, ton Rédempteur  » (Isaïe 49,26).

Pour les chrétiens, le Salut est aussi un Evènement.
C’est l’Avènement de Quelqu’un qui porte le Nom du Dieu Sauveur : Jésus-Yeshoua !

Il est écrit, en effet, dans l’Evangile selon Matthieu, lorsque le Messager du Seigneur apparaît en songe à Joseph :
« Marie, ta femme, enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Yeshoua, le Salut ou le Seigneur sauve, car lui en effet sauvera - yoshi’a - son peuple de ses péchés  » (Lc 1,21).
Le mot, sauver, ou, salut, cité à deux reprises est en relation avec la rémission des fautes : « Il sauvera son peuple de ses péchés  », c’est-à-dire de son éloignement de Dieu par ses infidélités.
Jésus a sauvé et guéri beaucoup de personnes atteintes de maladies physiques ou psychiques, mais cette guérison a toujours touché, en même temps que la guérison physique, les racines profondes de l’être vers une libération totale de ce mal profond qui l’éloigne de Dieu. Ainsi rejoint-on le sens profond du mot «  Sauveur  ».

C’est bientôt Noël. C’est Jésus « le Sauveur » qui vient à nous, comme un petit enfant qui sourit et qui tend les bras, nous invitant à nous en remettre à Lui en toute confiance.


PS :

Vous pourrez retrouver Marie Aimée Rouaux sur RCF-Côtes d’Armor le dernier vendredi avant Noël.


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