Sommes-nous des innocents ?

mardi 27 décembre 2011
par  Bernard LE NEEL
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Que d’acceptions du mot innocent !

D’après St Matthieu, Hérode craignant pour son trône, après le passage des Rois Mages, fit exécuter les enfants mâles de Bethléem. Jésus y échappa grâce à la « fuite » en Egypte.
Ils furent donc les premiers martyrs et c’est justice de célébrer leur mémoire, et de penser à leurs parents.

Ils étaient innocents, comme peuvent l’être les jeunes enfants.
In-nocents, incapables de nuire.
C’est aussi en ce sens que l’on parle de présomption d’innocence, cette disposition qui précise que tant qu’il n’y a pas de jugement ou de flagrant délit, on ne peut être qualifié de coupable.

L’usage s’est aussi répandu aux choses de peu d’importance, tels des jeux ou des faits qui ne sont pas reconnus comme graves par eux-mêmes.

Au siècle dernier il était assez fréquent de rencontrer dans nos villages un innocent, une personne handicapée mentale mais dont l’état ne justifiait pas l’envoi en « asile ». Ces innocents vivaient quasi normalement dans leur famille mais étaient souvent la risée des gamins ; l’anormalité n’étant pas admise facilement.

La société a heureusement évolué et les handicapés mentaux, quel que soit leur degré d’handicap, bénéficient désormais plutôt d’un meilleur regard. Traité quelqu’un d’innocent, de demeuré de retardé ou de fada voire d’idiot du village est toujours une tare pour certains, l’ « imbécillité » change de camp.

28 décembre, en fêtant les Saints Innocents, prémices du sacrifice du Christ et de l’Agneau « car ils sont sans tâche devant le trône de Dieu  » dit l’Apocalypse, notre pensée va aujourd’hui vers tous les enfants martyrs. Ils sont sans défense comme le bébé de la crèche … innocents comme l’Agneau qui vient de naître.


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