Fraternité

dimanche 11 mars 2012
par  Yves CORBEL (Abbé)
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On dit qu’elle revient et qu’elle connaît un regain dans la société - mais elle a toujours ses partisans et ses détracteurs.

Pour certains, c’est un mot commode pour atténuer les conflits. Pour d’autres, la fraternité fait partie des émotions collectives. Pour d’autres encore, elle apparaît comme un héritage du siècle des Lumières.

Le retour à la fraternité et aux valeurs a des causes ; au moment où on vit un temps de crise économique et sociale, à une période de perte d’un sens moral, se pose la question fondamentale : quel est le sens de la vie ?
Pourquoi vit-on ?
Est-ce pour gagner de l’argent, faire du profit, consommer à outrance ou pour être heureux avec les autres, vivre la solidarité, le partage, la fraternité.
Dans l’Evangile, Jésus nous a prévenus - « Méfiez-vous de l’appât de l’argent ».

C’est le Pape Benoît XVI qui écrit : « A l’heure de la mondialisation et de la crise économique, la fraternité est une exigence pour l’homme d’aujourd’hui. Elle nous fait comprendre que tout homme est mon frère. Quelles que soient les différences, chacun est unique et mérite respect  ».
C’est l’enseignement de l’Evangile, et aussi de la devise républicaine, reflet de l’Evangile – Liberté, Egalité, Fraternité - Trois composantes solidaires, car l’égalité imposée tue la liberté. La liberté débridée tue l’égalité. Seule la fraternité permet de maintenir la liberté out en luttant contre les inégalités. La fraternité est donc loin d’être ringarde.

S’il est un lieu où doit se vivre cette valeur, c’est bien l’Eglise. N’est-elle pas d’abord une communion et sa mission n’est-elle pas de promouvoir la fraternité - « Aimez-vous les uns les autres  ».
La fraternité se construit dès l’enfance, par l’éducation : l’apprentissage de la politesse, savoir dire merci, le combat contre les préjugés, faire la vérité, l’ouverture aux autres, tout homme est mon frère. L’Eglise donne ainsi les bases du mieux vivre ensemble.

Elle se vit tout particulièrement par l’attention aux plus fragiles, aux blessés de la vie, aux malades, aux personnes âgées, sans pour cela sombrer dans les émotions médiatiques ou le sentimentalisme – «  Ce que vous faites aux plus petits d’entre les miens qui sont mes frères, c’est à moi que vous le faites  ».

Depuis quelques jours, nous sommes entrés en Carême. Pendant ces semaines qui vont nous conduire à Pâques, c’est le moment favorable pour vivre une plus grande fraternité, non pas dans les exploits, mais dans le même quotidien de nos journées, en famille, à l’école, au village, dans les lieux de travail et de loisirs, dans toutes nos relations et rencontres.

« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns, les autres, comme je vous ai aimés, pas seulement en paroles, mais en actes et en vérité  ».


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