Le mot qui tue ?

mardi 13 mars 2012
par  Bernard LE NEEL
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Les vieux dictionnaires, les livres de géographie de nos aïeux classaient les hommes en 5 ou 8 « races humaines ». Les critères étaient morphologiques, anatomiques : couleur de peau, formes des cheveux, du nez, etc …
Cela ne choquait pas tant qu’on restait dans un domaine d’observation des différences apparentes, extérieures, un point de vue taxonomique, simple classification.
L’être humain est évidemment identifiable par son apparence extérieure, sexe, morphologie. Certains pays continuent à porter sur les documents officiels, cartes d’identité par exemple, la race du titulaire. Breton en Asie, j’ai été classé, classifié « caucasien »… ah bon ! JPEG - 10.7 ko
Les hommes constituent le genre humain, l’espèce humaine ; une espèce se caractérise par la faculté de se reproduire par la génération d’autres individus aptes à se propager à leur tour.
La race n’est qu’une variété à l’intérieur de l’espèce.

Autrement dit, tant qu’on peut le dire, nous appartenons tous à l’espèce humaine, quelle que soit notre race, quelles que soient les variétés de notre corps et esprit humain. On ne peut nier les différences , l’espèce humaine est riche de ces caractéristiques.

Là où cela se complique, c’est que de l’observation de ces différences certains idéologues ont eu un point de vue axiologique : une classification dans une échelle de valeurs. On sait les ravages du nazisme basé sur la supériorité de la race aryenne … Le racisme est désormais bien condamnable, lui qui s’octroie le jugement de valeur.

De là à condamner le mot « race », car il est entaché de relent « pestiférant » ? soit puisque c’est désormais politiquement incorrect.

Le mot race sera banni de la Constitution française, fort bien, on le remplacera peut-être dans la vie courante par ethnie, quand il sera utile de distinguer certains caractères morphologiques. Distinguer n’est pas séparer, ni juger.

Naguère, sous Giscard, il était de bon ton de changer les mots. Par là on croyait changer,la chose, mais on n’y mettait qu’un nouveau voile de pudeur sur des réalités. Appeler une femme de ménage technicienne de surface, c’est joli, mais cela ne change rien à la réalité.

La science politique est souvent l’art de jouer sur les mots, de modifier des apparences sans s’attaquer au fond ; « couvrez-moi ce sein que je ne saurais voir …

Gardons l’essentiel, l’unicité du genre humain dans sa diversité, car, comme dit Saint Paul « il n’y a plus ni juif, ni grec » …. que des frères en humanité.


Commentaires

Le mot qui tue ?
vendredi 16 mars 2012 à 17h43 - par  Kerprat

et comment dirons -nous le Magnificat :Abraham et sa race à jamais.
le texte latin dit Abraham et semini ejus
le texte grec dit également Abraham kai tô spermati ?

descendance sera plus exact ?

mardi 20 mars 2012 à 12h09 - par  Danio Yveline

Je t’adresse mes félicitations pour l’explication du mot « race » qui n’a rien de péjoratif comme tu l’indiques. Nos livres de géographie dénombraient les diverses races et cela ne créait aucun malaise parmi les écoliers que nous étions.
je pense qu’aujourd’hui « le racisme » de certains déforment le vocabulaire. Alors à nous de le défendre. Quant au Magnificat pourquoi ne pas le chanter tel quel, ne sommes nous pas tous descendants d’abraham, nous autres chrétiens, adeptes du monothéïsme. N’oublions pas que nos racines nous les puisons dans le judaïsme.Yveline.

mardi 20 mars 2012 à 08h29 - par  Miryam

Dans le « magnificat », le mot descendance serait plus approprié car le grec sperma signifie en premier lieu, semence, puis descendance, prospérité. En hébreu, la race est la traduction d’un mot qui veut dire souche ou tronc. Ex : en Isaïe 11,1 il est question d’un rejeton qui sortira de la souche de Jessé. Miryam

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