Les mercredis de carême

mercredi 4 avril 2012
par  Anne-Marie BEGOS (†)
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De semaine en semaine, 80 personnes prennent part à la réflexion qui nous est proposée pour suivre le chemin du pardon et de la réconciliation.
Dans le témoignage de Maïti Girtanner, nous voyons comment « le désir irrépressible de pardon » qui l’accompagnait depuis 40 ans à l’égard de son bourreau s’est transformé en réconciliation apportant la paix dans une rencontre aussi improbable qu’inattendue.
Leur histoire commencée dans la violence et la blessure s’est peu à peu métamorphosée en une relation vraie de compassion et de joie profonde. Maïti Girtanner, attentive à la vie et au bonheur des autres malgré d’effroyables souffrances quotidiennes, a su ouvrir le cœur de ce vieil homme à l’approche de la mort, lui faisant découvrir la force de l’amour pour ses proches.
En relisant le texte du fils prodigue, nous voyons comment le fils a voulu faire table rase du passé. En s’éloignant de son père avec sa part d’héritage, il lui a signifié qu’il le considérait comme mort. Le père ne s’est pas opposé à son souhait d’assouvir tous ses désirs. Il a respecté sa liberté. Mais à l’heure du bilan, le fils « descendit en lui-même ». A ce moment, l’image du père remonte en lui : un père généreux pour ses esclaves. Alors, le fils ne se juge pas digne d’être appelé son fils. Sa faim de plaisirs s’est convertie en faim de la générosité et de la gratuité du père.
Mais comment revenir chez son père ? Le fils « va vers son père ». C’est le père qui court à sa rencontre et se jette à son cou. Il attendait son retour depuis si longtemps !
Il organise une fête et lui fait revêtir de beaux vêtements ; il lui redonne toute sa place de fils. Le père va au-delà du don. Il pardonne en restaurant la relation. Pardonner, c’est relever l’autre ; c’est reprendre la relation.
Le fils ainé qui ne s’est jamais éloigné de son père ne comprend pas que son frère manquait tant à son père. Le père aime autant ses deux fils. L’ainé ne perçoit pas qu’il s’agit d’une relation d’amour et non de contrainte. Pour que l’ainé connaisse aussi cette intimité, il lui faudra franchir le seuil de la maison de son père.
La parabole dit le projet de Dieu sur l’humanité : tous les hommes sont invités à vivre dans l’intimité du Père.


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