L’Eglise une Fraternité …

mercredi 23 mai 2012
par  Rosita CARPIER
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A cause de notre Foi, nous avons reçu la grâce de nouer des relations fraternelles avec nos semblables.
Cette vocation est dans la tradition de l’Eglise, une tradition à perpétuer, à rénover et à adapter au monde actuel.

Revenir à cette façon de nommer l’Eglise et développer en son sein un sentiment fort d’appartenance à la Fraternité comme une éducation à sa pratique sont les conditions nécessaires à un rayonnement en interne mais encore plus dans la société civile.

L’enjeu de la Fraternité est de témoigner de l’amour du christ, un amour sans mesure pour qu’aucun ne puisse dire des chrétiens « ils disent, mais ne font pas » (Mt 23, 1-12).

La tâche peut paraître démesurée mais nous ne sommes pas esseulés. L’Esprit est à nos côtés à tout instant. Il est sur nous notamment lorsque dans nos vies, nous exprimons l’amour et la gratuité.

Se laisser conduire par l’Esprit-Saint

Pour que nos relations fraternelles soient en lien étroit avec notre Foi, Monseigneur Herbreteau propose de suivre St-Paul « Se laisser conduire par l’Esprit et recueillir le fruit de l’Esprit (qui) est amour, joie, patience, bienveillance, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi  » (Ga 5, 22).

Il propose deux attitudes spirituelles ouvrant à la fraternité :

  • la confiance  :
    C’est retrouver la confiance originelle de la petite enfance comme celle présentée dans la Bible annonçant Dieu comme un Père (Is 66,13). La vie fraternelle ne peut s’épanouir qu’à travers cette confiance.
    « Ce qui compte, insiste l’auteur, c’est l’estime intérieure et sincère de tous et de chacun, le désir constant de leur vrai bien et de leur bonheur, c’est l’admiration de ce qui est beau dans chacun ». Il ajoute que pour « être convaincu de ses qualités, il faut vouloir les voir ».
  • la reconnaissance  :
    Elle est fondée sur la reconnaissance de l’Autre différent, sur la recherche de la vérité, sur la pratique généreuse du don, sur l’action de grâce à notre Dieu toujours et permanente pour ses merveilles.

Ces deux attitudes spirituelles à la base de toute vie fraternelle trouvent fondement dans certaines paraboles évangéliques tels :

  • le riche et le pauvre qui ouvre le chemin de la sollicitude, montre la difficulté à vivre la mixité sociale ; Il interpelle le regard que nous portons sur nos frères dans notre proximité comme plus lointains qui par milliers sont des lazares d’aujourd’hui ;
  • le bon samaritain qui devient réflexion sur le mouvement à effectuer (se faire proche) vers l’Autre en difficulté, même s’il est inconnu ou étranger ;

Ces attitudes ont été celles qu’a eues le Christ parmi les hommes. Il nous faut donc nous imprégner de son exemple pour mieux en vivre « Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle, l’être ancien a disparu, un être nouveau est là » (2 Co 5, 17).

Notre Foi nous porte tout naturellement à vivre le Christ et à vivre du Christ ; sa grâce nous met en capacité de vivre fraternellement.

Tout au long de son ouvrage, Monseigneur Herbreteau a tenté de démontrer que la Fraternité est à la fois une situation imposée et une relation à construire.

Il est persuadé que l’Eglise a un rôle à jouer : « Quelle crédibilité aurait le message chrétien sur l’amour s’il n’y avait pas des gestes, des attitudes et des actions concrètes ?  ».

L’auteur nous invite à vivre la Fraternité sans limite, à la pratiquer chaque jour comme un exercice physique pour que notre Eglise redevienne visiblement une Fraternité, servante à la manière du Christ serviteur.


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