Espérance le mot de la fin

lundi 28 mai 2012
par  Bernard LE NEEL
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Pour terminer ce mois de Marie, le mot Espérance est d’actualité.
Le passé ne nous appartient plus, le présent, à peine est-il dit qu’il n’existe plus, alors place au futur, à l’avenir. Et quoi de plus dynamique que ce mot Espérance, véritable moteur qui donne de l’élan, et ouvre des perspectives ?

A Saint-Brieuc, mais pas que pour les briochins, ce 31 Mai va voir affluer de nombreux fidèles venus à la clôture de ce mois béni.
Dès 9h30, à la Basilique Notre-Dame d’Espérance, le chapitre diocésain va célébrer les laudes, suivies de la messe d’action de grâces.

Haut-lieu spirituel, cette église retient notre attention. D’abord érigée par et pour des artisans, des marchands et des ouvriers, Notre-Dame d’Espérance est aussi Notre-Dame du Travail ; pas étonnant qu’elle ait toujours gardé un cachet populaire, dans tous les sens du terme.

Dotée par le pape Grégoire XVI de reliques des saints apôtres Pierre et Paul, ce sanctuaire a été érigé en basilique en 1902 par Léon XIII, le pape de Rerum Novarum !

La Statue de ND d’Espérance, couronnée en 1865, mérite notre méditation, car elle est riche d’enseignement.
Marie écrase la tête du serpent, enroulé autour du tronc d’arbre de la Croix, sur lequel se trouve l’enfant Jésus, le Sauveur. Jésus tient en main l’ancre, symbole de l’Espérance, et tend sa main droite vers le cœur de sa mère. Ce cœur immaculé est traversé par sept glaives. La main droite de Marie est tournée vers les fidèles qui implorent son intervention.

Enfin, signe de l’efficacité de la prière, retournons en 1871 ; c’est la guerre, la marche des armées prussiennes vers la Bretagne. Le 17 janvier à 5h00 du soir, un groupe de dames sollicite de l’évêque l’approbation d’un vœu « afin d’obtenir l’intervention de Notre-Dame d’Espérance contre les fléaux qui nous menacent ».

Au même moment à Pontmain des enfants sont saisis par l’apparition d’une belle Dame « avec une robe bleue toute couverte d’étoiles  ».
On connaît le message qui s’écrivit dans le ciel « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps, Mon Fils se laisse toucher  ».
Alors sur invitation du curé M. Guérin les petits se mirent à chanter le cantique de Saint-Brieuc si populaire à Pontmain, Mère de l’Espérance dont le nom est si doux.
La Dame en fut touchée, ses mains alors baissées s’élevèrent à la hauteur de ses épaules comme pour accompagner ce chant qui manifestement lui plaisait.
Le 18 janvier les Prussiens se retiraient, épargnant la Bretagne.
Un tel lien entre Pontmain et Saint-Brieuc, n’est-ce pas un heureux présage ?


Voir le site : Notre Dame d’Espérance Saint-Brieuc

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