L’Evangile du Dimanche 1er Juillet 2012

par  Sr Marie-Thérèse GUEHO
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Treizième du Temps ordinaire
« Dieu n’a pas fait la mort » dit le livre de la Sagesse ( Sg 1, 13…2, 24 ).
Voilà un acte de foi que proclamait l’auteur de la Sagesse et qui peut être le nôtre aujourd’hui tandis que la maladie, la guerre nous font douter souvent du Dieu vivant.
Et Jésus, visage de tendresse de Dieu, habité par sa puissance créatrice, a lutté sans cesse contre le mal, la souffrance et la mort : c’est ce que nous voyons tout au long de l’Evangile et justement dans le texte de ce jour : il n’hésite pas à suivre Jaïre pour aller « éveiller » sa petite fille, lui faire retrouver la la vie perdue ; en cours de route, il se laisse toucher par une femme qui met en Lui toute sa confiance et à qui il redonne vie et dignitédans la société. Jésus a répondu à leur désir, à leur foi. ( Mc 5, 21-43 ). Croire au Christ source de vie, cela veut dire aussi lutter aujourd’hui contre tout ce qui empêche de vivre, comme le firent autrefois les chrétiens de Corinthe invités à venir en aide à leurs frères de Jérusalem ( 1 Co 8, 7-15 ).

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,21-43

Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac.
Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive  »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans … -
Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré - . . .
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée »
A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : « Qui m’a touché ? »  »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ?  »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort  »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum  », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher - elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés.
Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


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