Le pape et le boson

samedi 7 juillet 2012
par  Bernard LE NEEL
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La découverte du boson réel va faire couler beaucoup d’encre ; il nous tarde d’en voir des commentaires par des experts qualifiés, notamment dans les rapports Foi et Science.

« Au commencement Dieu créa le ciel et la terre, la terre était tohu bohu  » dit la Bible. On veut bien le croire quand on imagine, à une autre échelle, les millions de bombardements d’électrons dans le fameux anneau du Cern.

Au commencement était le Verbe, le Verbe était Dieu, … et le Verbe s’est fait chair, dit St Jean … décidément il intrigue ce commencement !
La Parole et la Chair, et aujourd’hui l’onde et la matière, l’énergie et la matière ; le lien entre la matière et l’énergie, énoncé par Einstein est désormais établi. A notre mort l’enveloppe physique va disparaître, mais le principe énergétique, l’âme continue à vivre pour se transformer ! Fructueux rappel de cette immortalité de l’âme qu’évoque le boson d’aujourd’hui.

Au-delà de cette découverte, il est opportun de revoir les paroles de Benoit XVI devant les scientifiques.
Rappelant le mot de Galilée « Dieu a écrit le livre de la nature sous la forme du langage mathématique  », le pape aime à montrer qu’il y a concordance entre la structure de l’univers et l’intelligence humaine ; en somme une harmonie entre la foi chrétienne et la raison humaine.

Le boson dont on nous parle ces jours-ci a d’abord existé dans un cerveau humain, fruit de mathématiques. Qu’il soit appelé « la particule de Dieu »,clé de voûte d’un système, laisse entendre une cohérence interne, une organisation qui renvoient à l’intelligence d’un Créateur.

Pour le pape « cela semble une chose presque incroyable qu’une invention de l’esprit humain et la structure de l’univers coïncident. Les mathématiques, que nous avons inventées, nous donnent réellement accès à la nature de l’univers ».
Et il le disait il y a quelques années, bien avant l’évènement du Cern …

A l’Epiphanie de 2011, Benoit XVI a insisté sur la figure des Rois Mages, ces savants Assyriens consultant les astres. Car ces savants étaient assurés qu’il existe une signature de Dieu qu’il est possible de découvrir à la lumière de la raison.

Dieu peut être entrevu dans la création

Plus tôt, en 1983, Jean-Paul II déclarait « sans doute les conquêtes de la science sont parfois provisoires, et ne réussiront jamais à exprimer toute la vérité qui se cache derrière l’univers : le sens du mystère fait partie de votre patrimoine intellectuel, et vous avertit que ce vous ne connaissez pas est beaucoup plus que ce que vous savez. Dans la recherche de la vérité, l’audace de la raison s’accorde avec l’humilité de ses limites, la joie de connaître entre en symbiose avec l’admiration de l’inconnu  ».

Cette nouvelle du boson réel ne peut que nous combler d’émerveillement, de vertige devant l’immensité de la richesse de cette petite particule, et par conséquence de Celui qui l’a voulue ainsi.

Mais, quelle est pertinente la réaction de Paul devant l’Aréopage « j’ai trouvé un autel avec l’inscription « au dieu inconnu  », ce qui est peut-être reçu comme un Dieu architecte par certains savants. Alors que Paul poursuit « le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve … et nous les hommes qui sommes de sa race …. ( sauvés que nous sommes ) par un homme offrant à tous une garantie en le ressuscitant des morts  », c’est de ce Dieu dont il s’agit, derrière « la particule de Dieu ».

Oui notre Credo commence par le factorem coeli et terrae, mais se poursuit par l’adhésion à son Fils Sauveur et à l’Esprit Saint. Un Dieu personnel et plein d’amour, bien éloigné d’un froid et distant architecte comme le concevait Voltaire, des philosophes des « Lumières » et peut-être les bosonphiles d’aujourd’hui …


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