Un grand anniversaire !

Le 50e anniversaire de l’ouverture du Concile de Vatican II
lundi 24 septembre 2012
par  Loïc LE QUELLEC (abbé)
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Ce mois d’octobre 2012, nous célébrerons un grand anniversaire : le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile de Vatican II. Entre témoignages de ceux qui ont vécu cette période ou de ceux, plus jeunes qui en sont maintenant héritiers, nous chercherons à relire et à redécouvrir ensemble certains textes majeurs du concile Vatican II. Un certain nombre de dates et de rencontres nous seront également proposées, nous y répondrons avec joie, heureux de relire cette page importante et décisive de l’histoire de l’Église !

L’idée d’un concile, mais quel concile ?

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Élu le 28 octobre 1958 à l’âge de 77 ans comme successeur de Saint Pierre à la suite du Pape Pie XII, le pape Jean XXIII est accueilli, au vu de son âge, comme un « pape de transition ». Le nouveau pape apparaîtra même au début de son pontificat comme « résolument traditionaliste » selon l’expression du Père Rey-Mermet .
Quelques mois après son élection cependant, alors qu’il vient de clôturer la semaine de prière pour l’unité des chrétiens en la Basilique Saint Paul-Hors-les-Murs à Rome, le « bon Pape Jean » dévoile à quelques cardinaux son intention de réunir un concile. Nous sommes le 25 janvier 1959. Le Père Antoine Wenger, assomptionniste, journaliste au Concile, rapporte « Au cours de l’audience qu’il m’accorda, le 27 février 1959, le Saint Père voulut bien me dire que l’inspiration subite du concile était comme la réponse du ciel à son angoisse de l’unité ». En tant que Pasteur de l’Église, le Pape est préoccupé par l’unité des chrétiens ; mais ce n’est pas tout. Le Pape a également conscience que le monde moderne pose de nouvelles questions : idéologies politiques totalitaires et meurtrières , matérialisme et athéisme, avancées modernes de la science et de la technologie et tant d’autres. L’Église ne peut ignorer ces questions parce qu’elles touchent à l’intégrité de l’homme ou risquent d’éloigner l’Église du monde auquel elle a reçu la mission d’annoncer l’Evangile.
Face à ces nouveaux défis, l’Église se doit de se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint. Le concile, selon les mots même de Jean XXIII dans son homélie de Pentecôte 1959 sera comme une « nouvelle Pentecôte » Un concile (du latin cum – avec, ensemble – et du verbe calare - appeler -) n’est il pas une expérience de l’Esprit Saint que vivent les baptisés unis à leurs évêques rassemblés ensemble pour discerner la volonté de Dieu ? Le mois suivant, dans sa première encyclique, Ad Petri Cathedram, publiée le 29 juin 1959, alors que la préparation du concile s’organise, Jean XXIII, évoque la plupart des grands thèmes sur lesquels se pencheront les Pères conciliaires : unité, vérité, paix, liberté, justice … Le concile est en route. Il sera convoqué officiellement le 25 décembre 1961.
Oui mais, quel concile ? Depuis le concile de Trente au 16e siècle, un seul concile œcuménique ( réunissant tous les évêques du monde ) s’est réuni, le premier concile du Vatican. Réuni dans un contexte politique difficile,il fut interrompu par la guerre franco- allemande de 1870. Lorsque l’annonce de la réunion d’un nouveau concile se fait jour, un certain nombre pense qu’il s’agit alors de reprendre le cours d’un concile inachevé. D’une certaine manière, les préparatifs du concile semblent leur donner raison. Dix commissions et deux secrétariats sont créés en juin 1960 pour rédiger les schémas des textes qui seront soumis aux discussions des Pères du Concile. Le Père Wenger affirme que « dans leur esprit général, ces textes laissaient croire que le concile serait une réaffirmation de tout le dogme et de toute la morale ; une révision de toutes les institutions et de toutes les lois de l’Église. ( … ) Le clergé et les fidèles s’efforceraient de suivre de leur mieux ; beaucoup d’entre eux trouveraient la voie trop dure. Le monde, ne voyant pas en quoi ce programme le concernait, continuerait son chemin, loin de Dieu et de l’Église ».
Dans le même temps, certains signes montrent pourtant que les cadres sont en train de bouger : l’un des deux secrétariats créés par Jean XXIII est le secrétariat pour l’unité des chrétiens sous la responsabilité du cardinal Bea, des observateurs non catholiques sont invités à assister aux débats. Ils sont évêques, pasteurs et théologiens des diverses confessions chrétiennes. Un discours et un événement vont confirmer que ce concile serait d’un genre nouveau. Le 11 octobre 1962, au terme d’une célébration de plusieurs heures ouvrant le concile en présence d’environ 2400 évêques du monde entier dans la Basilique Saint Pierre, Jean XXIII prononce un discours dont on mesure à relecture qu’il donne le ton et l’esprit dans lequel les Pères conciliaires sont convoqués. Le pape insiste sur le caractère pastoral du concile qui s’ouvre et invite à « utiliser les remèdes de la miséricorde plutôt que les armes de la sévérité ». Ce concile n’aura donc pas pour but de réaffirmer le dogme mais de trouver les chemins par lesquels l’Église annonce la Vérité du Christ et de l’Évangile.
Le 13 octobre se produit un véritable coup de théâtre. Les Pères conciliaires se réunissent à Saint Pierre de Rome pour la première session. Cette séance inaugurale avait pour but d’élire des membres de l’assemblée conciliaire pour présider chacune des diverses commissions de travail. Il semblait naturel que seraient reconduits ceux qui les présidaient pendant la phase préparatoire du concile. La liste des noms à élire était prête, ce n’était a priori qu’une formalité. À la table de présidence, le cardinal Liénart, alors évêque de Lille, se penche vers le cardinal Tisserant qui préside et lui dit en aparté : « Éminence, il est vraiment impossible de voter comme cela, sans rien savoir au sujet des candidats qui seraient les plus qualifiés. Je vais si vous le permettez prendre la parole  » Les évêques ne se connaissent pas, comment en élire certains plutôt que d’autres à la tête des commissions … La réflexion est de bon sens mais le programme de cette séance ne prévoit aucune discussion. En conséquence, le cardinal Tisserant refuse au cardinal Liénart la parole. Ce dernier répond alors à voix basse «  alors, excusez-moi, je vais la prendre ». Liénart fait alors part à l’assemblée conciliaire de sa réflexion. Cette dernière réagit en applaudissant. La séance est suspendue. Le pape accorde un délai de trois jours pour que les évêques fassent connaissance. La toute première session du concile avait duré moins d’une heure et bousculait bien des habitudes, témoin que quelque chose de nouveau allait se passer …

Dates à retenir sur notre diocèse :
11 octobre 2012 : cathédrale de Saint Brieuc : célébration de l’ouverture du deuxième concile du Vatican et ouverture de l’année de la foi.

http://www.saintbrieuc-treguier.cat…

sur notre paroisse  : Approfondir notre foi à la lumière du Concile.
Pour marquer le 50e anniversaire de l’ouverture du Concile, le pape Benoît XVI propose « une année de la foi. » En réponse à cet appel relayé par notre évêque, nous proposerons au cours de l’année plusieurs rencontres intitulées « Approfondir notre foi à la lumière du Concile. » Ces rencontres intègreront trois propositions diocésaines pour redécouvrir le concile Vatican II. Elles se dérouleront sur un même schéma : exposé, carrefours et discussions et auront lieu en deux endroits et à deux heures différentes le même jour pour faciliter la participation de tous, aux salles paroissiales de Pordic de 15h00 à 16h30 ou aux salles paroissiales de Plérin de 20h30 à 22h00

rencontres suivantes : 21 novembre, 12 décembre, 23 janvier …


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