Le sens des obsèques

mardi 4 décembre 2012
par  Communauté Pastorale du Littoral Ouest
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Un décès est pour une famille un moment difficile de l’existence. La disparition d’un proche est perçue comme un déchirement et suscite souvent bien des problèmes. Nous sommes désemparés et parfois révoltés devant la mort, surtout dès qu’elle s’accompagne de grandes souffrances ou qu’elle atteint des jeunes. Elle est considérée comme injuste, voire scandaleuse. Et nous nous posons parfois des questions sur le sens de notre propre vie et sur Dieu …
C’est alors qu’il faut organiser les obsèques ! [1]

La cérémonie religieuse pour les obsèques est parfois demandée par des personnes qui affirment leur distance par rapport à la foi, mais soucieuses de respecter la volonté de leur défunt. Il faut « passer par l’église ». D’autres souhaitent entendre exprimer une signification de l’existence humaine d’une manière inspirée par la foi chrétienne. Des chrétiens convaincus veulent accueillir dans la foi et l’espérance l’événement de la mort et du deuil qu’elle entraîne.
On attend de l’Église qu’elle donne un sens à l’évènement de la mort, qu’elle dise une parole sur le défunt, qu’elle pose des gestes qui l’honorent, qu’elle propose une parole d’espérance et qu’elle accompagne dans leur désarroi les personnes confrontées au deuil.
La cérémonie chrétienne des funérailles a pour but de rendre honneur au défunt et de prier pour lui. Elle exprime la dignité de l’homme au moment de sa mort.
Elle est l’occasion du rassemblement de la famille et des amis du défunt, parfois de retrouvailles et même de réconciliation …
Elle nous aide à commencer le deuil en ranimant notre espérance.
Elle est un moment favorable pour réfléchir au sens de notre vie et à la destinée humaine. Elle nous invite au recueillement et à la prière et nous apporte un témoignage de foi.
Elle fait parfois découvrir à des gens qui participent rarement à une cérémonie religieuse un visage de l’Église différent des idées préconçues.
Cependant les obsèques religieuses ne sont pas un sacrement et ne sont pas indispensables pour le salut.

 Préparation des obsèques - Accueil des familles en deuil

Il y a des démarches préalables à la cérémonie. La famille doit d’abord s’adresser aux Pompes funèbres. Ce sont donc elles qui contactent la paroisse. Elles fixent, en accord avec la famille et la paroisse, le jour et l’heure de la cérémonie. La famille rencontre ensuite, à la paroisse, le prêtre ou le laïc qui accueille la famille et prépare avec elle la cérémonie.
Il existe une équipe d’accueil des familles en deuil. Une personne de cette équipe accueille la famille pour préparer la cérémonie. Elle participe aussi à la célébration en collaboration avec le prêtre. En absence de prêtre, c’est parfois elle qui conduit les obsèques.
La préparation des obsèques peut constituer un temps fort pour la famille, car la rencontre avec la paroisse a souvent un impact émotionnel. Lorsque l’on fait l’expérience du deuil, on éprouve un besoin d’écoute, de solidarité et d’amitié. La préparation peut être l’occasion d’un réveil de la foi devant le mystère de la mort
La famille échange avec un membre de l’équipe d’accueil des familles en deuil. Et aborde les points suivants :

  • la personnalité du défunt et les circonstances de son décès,
  • le sens que l’on veut donner à la cérémonie en tenant compte de l’assemblée,
  • le choix des textes,
  • les intentions de prière pour la prière universelle,
  • les chants et la musique ( religieuse bien entendu ),
  • la participation des proches ( lecture des textes, rite de la lumière )
  • éventuellement un témoignage sur le défunt.

Beaucoup de familles souhaitent personnaliser la cérémonie, par exemple en lisant un poème ou un texte qui était cher au défunt.

L’église est là pour répondre à votre demande.
L’église ne reçoit aucune subvention, ni aide des pouvoirs publics. Il n’est pas question d’acheter un sacrement mais force est de reconnaître que l’Église a besoin d’argent pour assurer sa présence, en permettant aux prêtres de vivre décemment ;aussi, l’Évêque a fixé l’offrande de référence pour les obsèques à 160 €.
Aussi, pour permettre au trésorier paroissial la tenue de la comptabilité qui est obligatoire, nous vous remercions de bien vouloir remettre votre offrande sous enveloppe au presbytère (souvent cette offrande est comprise dans les frais d’obsèques des pompes funèbres qui transmettent à la paroisse directement).
Lorsque le défunt a fait un « contrat obsèques », il n’y a rien à payer puisque les charges de la cérémonie religieuse sont comprises dans le contrat.

 Une personne non baptisée peut-elle avoir une cérémonie religieuse ?

Les funérailles chrétiennes comportent des rites qui n’ont de sens que par rapport au mystère chrétien ; elles ne sont donc pas destinées aux non baptisés.
Cependant il est possible de faire une cérémonie d’obsèques, mais sans eucharistie et sans les rites qui n’ont de sens que pour les baptisés : rite de la lumière, de la croix, aspersion d’eau bénite et encensement. On peut donc faire les lectures de la Bible et la prière universelle. L’assistance peut défiler devant le cercueil en faisant un geste qui exprime l’affection et le respect, par exemple en posant la main sur le cercueil.
On peut faire une cérémonie d’obsèques complète pour les catéchumènes, pour les personnes qui ont exprimé le projet de se faire baptiser et pour les enfants morts sans baptême si les parents avaient l’intention de les faire baptiser.
On ne peut jamais faire un « enterrement civil » dans une église, même si l’église appartient à la mairie.

 Un chrétien divorcé remarié ou un suicidé peut-il avoir une cérémonie religieuse ?

Avant le concile Vatican II, les obsèques étaient conditionnées par la situation religieuse du défunt et par suite divorcés remariés et suicidés en étaient privés.
Actuellement depuis la réforme liturgique, la cérémonie répond à la demande, motivée par la foi, de la famille. Les divorcés remariés et les suicidés peuvent donc avoir des obsèques chrétiennes et il n’y a pas de différence dans la cérémonie. Le canon 1184 du nouveau code de droit canonique de 1983 ne mentionne plus les suicidés parmi les pécheurs manifestes auxquels on ne peut accorder les funérailles ecclésiastiques.


Voir le site : Les funérailles catholiques


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