La fin du monde n’aura pas lieu en décembre 2012

mercredi 19 décembre 2012
par  Jean MABUNDI (Abbé)
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Aujourd’hui encore, le pays de Jésus, le territoire qu’il a parcouru connaît des cycles de violences. Sur la face de la terre, les armes ne se sont jamais tues.
Ici, “l’automne arabe”, là bas, la jungle congolaise … la France regrette la dérive meurtrière et le grand banditisme de la Corse et de Marseille …
Des manifestations contre l’austérité et contre des projets de budget se multiplient dans de nombreux pays : dans la seule journée du 14 novembre, bon nombre de villes de 23 pays, dont la France, la Belgique, l’Espagne, la Grèce, l’Italie … ont lancé un vibrant appel de détresse et exhorté les gouvernements à assouplir tous les plans drastiques.
Toujours ce constat désolant : la pauvreté financière et matérielle s’est doublée de la pauvreté relationnelle accrue.
Nous ne listerons jamais toutes les épreuves de force et autres mots qui font mal à la dignité de la créature privilégiée de Dieu, l’homme. Nous pouvons constater que toutes ces situations de notre temps ressemblent aux images terrifiantes d’apocalypse dont parlent les écritures : “…le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat. Les étoiles tomberont du ciel…” Détresse ! La grande détresse !
Mais tout cela nous autorise-t-il à parler de la fin du monde ? Sont-elles nouvelles, les apocalypses de notre temps ? Sont-elles nouvelles, les réalités de notre temps ?
Le pays que Jésus a parcouru nous renvoie à un itinéraire topographique, certes, mais surtout à une route spirituelle qui a permis au Fils de Dieu de donner à ses contemporains et aux générations d’aujourd’hui un enseignement essentiel - un avenir et devenir pour tout homme.
Au moment où nos regards sont tournés vers les fêtes de fin d’année, Jésus pleure sur nos pays et sur nous.
Il voudrait tant que nos attentions ne s’arrêtent pas seulement et uniquement sur ce qui ne va pas, ce qui est laid, tout ce qu’on n’aime pas connaître dans sa propre vie et qu’on ne souhaite à personne … Jésus nous invite à ne pas ignorer la petite étincelle de vie, l’étincelle de bien ; les gestes de paix, de rencontre et de solidarité. Car à côté de “l’ébranlement de la terre et du ciel”, Jésus demande à ne pas oublier “la branche du figuier, avec ses feuilles naissantes et la tendresse de leurs couleurs printanières.”
Avent, pour préparer Noël, une Naissance. Jésus nous invite à veiller sur tout ce qui demande à naître, à se lever, à grandir et qui risque de passer inaperçu au milieu des drames de nos vies et de notre société. C’est là le lieu de nos combats. Alors, Apocalypse ne signifiera pas Catastrophe et Fin du Monde, mais dévoilement et révélation.
Dieu va venir. Et il est déjà là.
Dieu peut-il venir dans l’agitation affligeante du monde qui ne va pas bien ?
Non.
La fin du monde doit rimer avec Espérance.
Et cette espérance nous engage à ouvrir les yeux, pour mettre fin à un monde, celui des violences et des drames. L’espérance, c’est le combat pour un monde nouveau qui existe déjà partout où l’amour gagne ‘’malgré toutes les grimaces du mal aux mille visages’’.

A tous, Bonne Route vers Noël et Bonnes Fêtes de fin d’année.


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