Nomination et promotion

Billet d’humeur de Kerprat
vendredi 25 janvier 2013
par  Kerprat
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Un lecteur de « La Croix » fait remarquer que les verbes diffèrent suivant l’évolution dans la Légion d’Honneur.

On est ainsi nommé chevalier, puis promu officier ou commandeur et enfin élevé à la dignité de grand Officier.

Il en est parfois de même dans la vie courante.
Entrant dans la vie active, quoi de plus satisfaisant que de se voir nommé à un poste ? C’est une reconnaissance de son savoir-faire et de sa qualification.
Une promotion est-elle accordée ? C’est la sanction de services rendus ou de manière de servir enfin appréciée.
Quant à l’élévation, sur le pavois de la reconnaissance, au pinacle de la notoriété, ce n’est pas chose courante…

M’est avis que dans la vie chrétienne c’est un peu cela.
Par le baptême, nous sommes nominés, nommés chrétiens ; par le mariage l’homme et la femme deviennent, sont nommés les époux.
Par la confirmation le chrétien se voit promu adulte, responsable de sa Foi, et promu, promis à l’héritage. Héritier, car fils de Dieu qu’il reconnaît comme Père. Les époux devenus parents se voient promus père et mère. De même pour les candidats à la vie religieuse ou au sacerdoce, leur consécration est la promotion dans l’ordre du service, le ministère.

Comparaison n’est pas raison.
Si la Légion d’Honneur comporte 3 grades et une dignité, dans la vie chrétienne on ne peut parler de grades, mais peut-être d’étapes.

Les 3 premières nous sont familières ; quant à l’élévation à la dignité, il faut rendre à César ce qui est à César et à Jésus ce qui est à Jésus.
Lui seul est élevé à la dignité de siéger à la droite du Père. Lui Grand Croix, Christ Pantocrator.
Christ Pantocrator milieu du XIIe s. Mosaique.
Certains chrétiens, les saints, bénéficient d’une parcelle de dignité, ils ont droit à un fauteuil de velours au paradis ; quant à nous, on se contenterait d’un strapontin …

Comme disait sainte Thérèse, au Paradis nous serons tous pleins de bonheur, quelle que soit notre capacité de contenance. Peu importe le vase pourvu qu’on ait l’ivresse : la vision béatifique, ce moteur de notre Espérance et de notre agir chrétien.


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