Une joie sans rides ! La joie de Croire

mardi 12 février 2013
par  Jean MABUNDI (Abbé)
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Au courant de ce mois de février, le mercredi 13 plus précisément, avec l’imposition des cendres, nous entrerons en Carême, chemin vers Pâques – Mystère fondamental de notre Foi chrétienne. Et nous accueillerons ces paroles : “ Convertissez-vous, croyez à la Bonne Nouvelle ”.

La joie de croire nous interdit de penser que le carême est un long tunnel et un temps de malaise pour les chrétiens qui sont interpellés dans une société qui perd de plus en plus le sens du péché. Au contraire, quoi de plus beau que d’entendre un appel ; l’appel à tendre toujours à la conversion !
Quoi de plus beau, quand on n’est pas aveuglé par son moi et qu’on ne compte pas que sur ses propres mérites !
Quoi de plus beau que de se souvenir que la miséricorde de Dieu est plus grande que nos fautes – que nous devons indéniablement regretter !
Quoi de plus beau que d’avoir un Père toujours en quête de ses enfants ! “ Adam, où es-tu ?
L’appel à combattre le mal sous toutes ses formes, à devenir toujours un être nouveau. Répondre à cet appel procure une joie ; la joie de croire, “ une joie qui ne prend jamais de rides ”, dit un évêque. Elle est une façon de prendre la vie en face, de vivre différemment une vie d’homme ou de femme. La joie de regarder les autres avec les yeux du Christ et de grandir dans l’amour par l’amour.
Je souhaite à toute notre communauté paroissiale et à chacun de ses membres, au début de cette nouvelle année civile et au moment d’entrer dans ce temps fort de l’Eglise, une joie qui transfigure la vie de tous ceux et toutes celles qui ont mis leurs pas dans les pas du Christ. La joie de relever, chacun dans sa vie et tous ensemble, les défis de bâtir une communauté paroissiale conviviale, cette communauté arc-en-ciel, métissée, dans nos différences et dans la diversité de nos charismes.
Une communauté avant tout humaine, car nous ne pouvons pas devenir religieux et spirituels sans être d’abord humains.
L’illusion que le monde peut aller assez bien sans Dieu ne peut que creuser un vide dans le cœur de l’homme et tenter celui-ci d’utiliser sa liberté et son pouvoir à mettre en péril le projet du Créateur. Le christianisme serait-il devenu un obstacle à l’humanisation ?
N’apporte-t-il plus sa pierre dans notre monde en crise ? Peut-on penser notre société aujourd’hui, fut-elle sécularisée, dans l’oubli et l’effacement complets de liens avec le passé religieux dont elle est issue ?
Dans les brumes du quotidien, la prière et le jeûne, liés à l’espérance et à la persévérance, nous aident à redoubler de vigilance pour discerner les appels que le Seigneur nous adresse aujourd’hui dans notre vie, dans notre paroisse, dans notre diocèse, dans notre pays … Partout où nous avons l’impression que l’horizon est bouché, que nous ne savons pas où nous allons. La prière et le jeûne viennent à notre secours, pour ne pas nous laisser nous alourdir par des encombrements, possessions et ambitions creuses qui nous empêchent d’aller à l’essentiel, d’aller à la charité, à la fraternité et à l’unité que le Créateur du ciel et de la terre, Père de tous les hommes, nous commande. Il a fait toutes choses avec sagesse et par amour.

Fructueux carême à tous, avec la grâce de Dieu.


Voir le site : Carême et Pâques

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