Dimanche Rencontre du 3 février 2013

jeudi 28 février 2013
par  Anne MOTTE
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Après avoir lu le texte ensemble, nous avons partagé nos premières impressions sur cet évangile, situé ce passage et essayé de mieux saisir le contexte des gens de cette époque.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »
Tous lui rendaient témoignage ; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ’Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !’ »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Être le Sauveur, n’est pas de tout repos !! Que d’incompréhension et d’agressivité, à l’égard de Jésus … Il ne se départit pourtant ni de sa calme assurance, ni de cette douceur intérieure qui le caractérise, lui, le Fils Unique de Dieu.
A Nazareth, il est chez lui. Les gens qui l’écoutent à la synagogue, pour la majorité d’entre eux, sont de vieilles connaissances : cousins, cousines, voisins, voisines, amis d’enfance avec qui il a sûrement joué, rit, courut, discuté … Tout semble donc se présenter sous un jour serein, pourtant, rapidement, l’atmosphère se dégrade. Jésus devine les pensées pleines d’animosité de certains.
Egal à lui-même, il va expliquer qu’il n’est pas venu pour eux, seulement, mais pour tous. Cela va les mettre très en colère. Et il raconte comment au temps d’Elie, lors d’une famine, celui-ci a été envoyé auprès d’une veuve non pas d’Israël mais du pays de Sidon et comment Naaman, un Syrien, a été guéri de la lèpre. Deux étrangers, au statut très peu enviable, sauvés par Dieu. Ces miracles nous montrent que Dieu est véritablement le Dieu de tous les hommes et que la Bonne Nouvelle n’est pas réservée au peuple d’Israël, mais à l’humanité toute entière.
La violence atteint alors son paroxysme et Jésus est emmené hors du lieu de la Parole (la synagogue) et hors de chez lui (la ville) pour être tué, puisque tous veulent le précipiter du haut de la colline. A l’évocation de celle-ci, on ne peut s’empêcher de penser au Golgotha, autre colline, située un peu en dehors de Jérusalem où Jésus fut crucifié … Et en effet, Saint Luc à travers ce récit a bien l’intention de nous introduire dans l’événement pivot de notre Foi : le Mystère Pascal. Grand, immense, magnifique mystère. Et je ne pense pas en faire trop car je dois être, avec ces qualificatifs, encore en deçà de la vérité.
Enfin, nous voyons Jésus qui, « passant au milieu d’eux, allait son chemin  ». Dans l’Ancien Testament, comme dans le Nouveau, « au milieu de » signifiait « traverser par le milieu ». Et l’on était «  au milieu de » lorsque l’on se trouvait devant les juges d’un tribunal. C’est exactement la posture de Jésus dans les dernières lignes de cet évangile. Ce Passage du Christ au milieu d’une humanité hostile et brutale préfigure ce Passage qu’il va faire de la mort à la résurrection. Dieu donne son Fils et il n’est pas de geste, de don, plus grand que celui-là.
Dans le quotidien de nos vies, il arrive que nous recevions un geste empreint d’affection. Nous en sommes émus, touchés, car ce geste nous révèle combien une personne peut nous être attachée. Dans ce texte d’évangile, l’ombre du Calvaire plane et c’est par amour de nous que Jésus, invariablement, poursuit ce chemin qui va le mener au supplice de la croix. Et dans quel but ? Pour qu’il pose le plus grand geste, d’affection, le plus grand geste d’amour qui soit, celui de donner sa vie.
Alors, dans notre quotidien avec le Christ, laissons- nous toucher, laissons nous émouvoir par ce geste qui nous révèle de quel amour nous sommes aimés, chacun, chacune, de manière unique et d’un amour qui se donne sans jamais se reprendre. En vivant de cet Amour et en laissant Jésus nous entraîner dans son sillage, notre mort, de Rupture devient Passage vers la Joie éternelle.

Prochain Dimanche Rencontre le Dimanche 17 Mars sur Plérin ou Pordic.


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