Juillet-aout, mois des mariages

Tobie or not Tobie

vendredi 14 juin 2013
par  Bernard LE NEEL
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La Liturgie du 6 juin a programmé la lecture d’un passage du Livre de Tobie. Étonnante coïncidence : un passage de ce roman biblique au moment où l’on craint beaucoup pour la famille en notre temps. Car l’histoire de Tobie est d’une certaine façon l’éloge de la famille.

Le père de Tobie, qui s’appelle Tobit, est un bon juif, faisant des aumônes, des pèlerinages à Jérusalem, offrant la dîme au Temple, enterrant les cadavres abandonnés, et homme d’affaires avisé.

Justement, pensant à son argent laissé en dépôt en Médie, et qui avait dù rapporter des intérêts depuis 20 ans, Tobit demande à son fils de se rendre dans ce pays pour récupérer le magot. Ce que va faire le jeune Tobie, avec un compagnon providentiel, et son chien fidèle.

D’habitude la Bible n’est pas tendre avec les chiens, animaux réputés impudents et donc impurs. Jésus lui-même ne rabrouera-t-il pas la cananéenne en lui disant qu’il ne sied pas de donner la nourriture aux chiens ? Claudel mettra même en scène ce petit chien fidèle de Tobie, associant Tobie, son compagnon et le chien en une alliance rédemptrice !

Mais voilà Tobie arrivé en Médie chez le dépositaire du capital de son père. L’accueil est chaleureux, Tobie a le coup de foudre pour Sarra, la fille de son hôte ; il demande même sa main au père « pour le moment, mon enfant, lui répond-t-il, mange et bois, le Seigneur vous accordera sa grâce et sa paix ».

Il faut dire que le jeu valait la chandelle, pardon que la demande en mariage valait bien une prière. La jeune Sarra avait été mariée 7 fois … et à chaque fois le soir des noces, le démon devenu familier puisqu’on connaissait son nom, Asmodée, ravissait l’âme du jeune marié.
Cet aventureux destin ne semble pas effrayer Tobie. C’est un juif fidèle au Dieu d’Abraham, il a confiance en son Seigneur.

Dans la chambre nuptiale, les parents étant sortis d’icelle, « Debout, ma sœur ! dit-il, à la jeune épousée, Il faut prier tous deux et recourir au Seigneur ».
Qu’elle est belle la prière de Tobie, on devrait la lire à chaque mariage (To 8.5/8).

Pendant ce temps, en pleine nuit, le père de Sarra, en vieux sage, fait creuser une tombe … pressentant l’issue fatale … comme d’habitude. Mais non, le Seigneur entend la prière des époux et leur accorde le sommeil.
Les noces durent 14 jours en Médie, loin du pays ; on imagine l’angoisse des parents qui attendent le retour de leur fils.
Et c’est muni d’une forte dot, qu’il revient avec sa jeune femme au domicile paternel.

Il faut dire que Le Seigneur – Providence a bien fait les choses. Le compagnon de voyage qui connaissait si bien l’itinéraire n’était autre que l’archange Raphaël, on ne peut rêver de meilleur guide.
Comme le père de l’enfant prodigue qui surveillait le chemin, espérant le retour du fils, Anna, Madame Tobit, mère de Tobie guettait son retour. Et qu’est-ce qu’elle voit ? le petit chien qui arrive en précurseur, la queue frétillant de joie.

Comment gratifier ce compagnon si utile, se demande le père Tobit ?
Raphaël dévoile alors son identité : « Vous saurez donc que lorsque vous étiez en prière, c’était moi qui présentais vos suppliques devant la gloire du Seigneur. Bénissez le Seigneur sur la terre et rendez grâces à Dieu. Je suis Raphaël, l’un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur ».

« Que tes œuvres sont grandes, que tes œuvres sont belles, Seigneur, Seigneur, tu nous combles de joie ».


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