14 juillet : Fête nationale, Liberté, Egalité, Fraternité

par le Chanoine Yves le Prévost
samedi 13 juillet 2013
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« Il n’y a plus ni … Juif ni païen, ni esclave ni homme libre … vous êtes tous fils de Dieu … vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus »

  Sommaire  

En entendant cela, nous ne pouvons pas ne pas voir, tout de suite, comment ces paroles de Saint Paul se retrouvent étrangement dans les 3 mots de la devise de notre pays :

Liberté  : « il n’y a plus d’esclave »

Égalité : « vous êtes tous un dans le Christ Jésus »

Fraternité : « vous êtes tous fils de Dieu »

Cela est merveilleux et peut-être est-ce l’une des raisons pour lesquelles notre pays a été longtemps comme une lumière pour beaucoup d’autres peuples sur la terre.

Cela est merveilleux même si, autour de nous, de nos jours, beaucoup ne savent plus cette proximité ou même la refusent avec violence.
Sans doute, en partie au moins, parce que, au long des siècles, et encore maintenant, ceux qui se disaient ou se disent disciples de Jésus Christ, n’ont pas été fidèles, en tout cas pas assez fidèles, aux paroles de Jésus.

  Liberté

c’est bien ce que Saint Paul, Apôtre de Jésus, écrivait aux chrétiens de Galatie et que nous venons d’entendre

« ll n’y a plus d’esclave ni d’homme libre » tout homme a droit à la liberté, parce que, explique à Paul, parce que vous êtes tous « fils de Dieu ››
Et Saint Paul ne disait cette parole toute nouvelle que parce que
Jésus, le premier, avait dit : « Si tu veux … si tu veux être mon disciple .. et encore « Si quelqu’un veut marcher à ma suite ››
C’était l’affirmation qu’en tout homme il y a cette mystérieuse capacité, qui n’est pas dans les choses, la capacité de décider de ses actions, d’être, et c’est mystérieux et merveilleux, d’être « créateur de sa propre vie » et qui nous fait, un peu au moins, à l’image de Dieu créateur. Quelle dignité en l’homme !
Avant Jésus personne n’avait dit cela. Les grands penseurs de la Grèce d’avant le Christ , au contraire, qu’il y avait des hommes faits pour diriger, c’étaient les maîtres et les citoyens et d’autres faits pour obéir, et c’étaient les esclaves.
N’en soyons pas trop étonnés puisque, de nos jours encore, des penseurs qui se veulent et se disent étrangers au message de Jésus, refusent eux aussi cette idée d’une liberté en l’homme. Tel ce philosophe français, Deleuze, très à la mode dans les années 70 et qui écrivait : « l’homme n’est qu’une machine … une machine désirante !
ou encore ce dirigeant chinois, au temps de Mao Tsé Tung qui disait froidement : « Qu’ils, les Chinois, qu’ils soient des grains de sable … nous, nous tracerons les allées »
Dans cette société sans Dieu et sans Christ, la liberté n’a plus de sens. L’homme n’est qu’une chose à la surface de la terre.
Alors, un grand merci à toi, Jésus, qui par ton Apôtre Paul annonce au monde :« Il n’y a plus d’esclave … il ne doit plus y avoir d’esclaves … en tout homme, il y a un écho, une étincelle de la liberté qui est en Dieu.

  Égalité

Et ce second mot de notre devise nationale : « Égalité ›› c’est encore ce que Paul, au nom de Jésus, annonce au monde : « Il n’y a plus ni juif, qui serait un peu élu, ni païen, qui serait de moindre valeur devant Dieu ››

L’inégalité entre les hommes, c’est pourtant ce que proclamaient encore les penseurs d’avant Jésus Christ. Ainsi parmi tant d’autres, le grand Aristote qui écrivait : « La guerre est aussi normale que la chasse. Dans les 2 cas, il s’agit pour les hommes forts de se faire servir, ou par des bêtes de somme ou par des hommes-esclaves ».
Plus près de nous, Voltaire, qui appelait Jésus « l’Infâme » Voltaire qui écrivait que la race des Noirs et une espèce d’hommes différents de nous tout comme la race des épagneuls est différente de celle des lévriers »
Et plus près de nous encore, Hitler, lui aussi très loin de Jésus, qui parlait de « la race des Seigneurs ›› ayant le droit et le devoir de dominer les autres peuples.
Ici encore, merci, Jésus, d’avoir, par ton apôtre, dit au monde « Désormais, il n’y a plus ni juif, ni païen, vous êtes tous un en Jésus Christ, le Messie, l’Envoyé de Dieu »

  Fraternité

Enfin, la Fraternité, le 3° mot de notre devise nationale
La fraternité parce qu’ayant tous un même Père qui aime tous ses enfants. S’il n’y a pas de Père commun, nous ne sommes plus frères les uns des autres. Il n’y a plus de raison de se respecter et de s’entraider les uns les autres. Il n’y a plus que le « chacun pour soi ››, le triomphe de l’individualisme, et la parole célèbre de Jean Paul Sartre : « l’Enfer, c’est … les autres l » justifiant ainsi le déchirement des couples, des familles, les conflits dans les milieux de travail et dans la vie politique.

Oui, notre devise nationale, Liberté, Égalité, Fraternité, elle ne pouvait apparaitre que dans un pays qui, depuis presque 20 siècles, était nourri, spirituellement, des paroles et des appels de Jésus, répétés par son Apôtre Paul et au cours des siècles par tant de ses disciples.
Et, même si beaucoup ne savent plus, ou ne veulent pas savoir, que cela vient de Jésus, réjouissons nous que cette devise, qui va être inscrite au fronton de toutes nos mairies, soit tellement proche et porteuse de la Bonne Nouvelle de Jésus.
Ceux qui essaient d’en vivre marchent déjà sans le savoir, sur le chemin du Christ.
Merci, Seigneur, de ce grand don que tu as fait aux hommes.


Commentaires

14 juillet : Fête nationale, Liberté, Egalité, Fraternité
mercredi 17 juillet 2013 à 09h30 - par  Une paroissienne

Merci Père Yves de cette relecture si enrichissante
de notre devise nationale !

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