La Toussaint : ensemble sur le chemin de la sainteté

mardi 28 octobre 2014
par  Patrick BEGOS
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La fête de la Toussaint est souvent confondue avec celle des défunts. Le père Loïc Le Quellec en explique ici le sens et la portée.

Le 1er novembre, jour de la Toussaint, nous fêtons les saints connus et inconnus. En effet, compte tenu de leurs actes, l’Église reconnait certaines personnes pour leur sainteté. Mais, d’autres ont eu une vie exemplaire et l’Église ne les connaît pas. Ce sont tous les saints anonymes que l’on fête, ce jour-là. Le 2 novembre, nous prions pour tous les défunts, notamment pour ceux qui ne sont pas unis à Dieu. Dieu est miséricorde, il permet à celui qui est mort d’être purifié par la prière et les actes des vivants. Ainsi, nous aidons les défunts à s’approcher de Dieu.

Peut-on associer les deux commémorations ?
La tradition populaire fait que le matin, on fête la Toussaint et l’après-midi, on prie pour les morts. Elle est très pertinente. En effet, le matin, nous célébrons notre vocation de chrétien qui est de nous rapprocher de Dieu. C’est une grande joie dans toute l’Église et l’après midi, nous partageons cette espérance avec nos défunts. Nous prions pour qu’ils entrent dans la communion des saints. Ainsi, nous traduisons en acte notre espérance. Porter dans nos prières tous les morts anonymes est un acte de charité, car nous sommes dans la même famille.

Comment emprunter le chemin vers la sainteté ?
Tout homme, baptisé ou non, est appelé à vivre de Dieu. Qui que l’on soit, nous sommes donc tous appelés à la sainteté qui n’est pas réservée à une élite. Nos mérites ne déterminent pas notre capacité à être saint, c’est l’œuvre de l’Esprit. A la Toussaint, nous fêtons notre vocation à être unis les uns aux autres dans le Christ. En rappelant l’existence des saints connus et inconnus, nous rendons la personne présente devant Dieu.
L’Évangile de la Toussaint, le texte des Béatitudes, est un idéal de sainteté. Le Christ gravit la montagne et invite à le suivre. Il nous faut donc prendre de la hauteur, regarder le monde sans avoir le nez dans le guidon. Chaque béatitude montre qu’un chemin est possible pour suivre le Christ, pour emprunter cette logique de vie et atteindre le bonheur, comme l’ont fait les saints.
Il nous faut aussi apprendre à écouter la parole de Dieu en Église et nous en nourrir. Cette parole ne doit pas rester dans la théorie. Elle doit nous déplacer, nous mettre en route. La communauté chrétienne nous appelle à la conversion. L’autre m’est nécessaire pour entendre la parole de Dieu, pour me conduire à me convertir et à progresser.

Ce n’est pas un chemin facile ?
La parole de Dieu n’est pas le confort. Nous devons travailler ensemble, faire communauté. Cela suppose souvent une remise en question pour laisser l’autre, par exemple une personne qui m’est insupportable, m’annoncer la parole de Dieu. Ce chemin difficile est celui emprunté par les saints. Tant que nous sommes en désaccord avec quelqu’un, nous ne sommes pas unis à Jésus Christ. L’union avec mes frères dans la communauté permet de jauger mon union à Dieu.
L’appel à la sainteté, c’est donc entendre celui qui nous remet en question, être face à notre cohérence. Tout le monde est appelé à entrer dans le chemin de conversion, même ceux qui pourraient passer pour des saints aux yeux des hommes. On offre à Dieu et à ses frères, ce que l’on est, dans un esprit de bienveillance et d’estime réciproque.


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