Edito

Chaque année, l’Église nous invite, le 1er novembre, à célébrer tous les saints et les saintes de notre histoire. Les saints connus et inconnus. Mais en célébrant tous les saints, nous célébrons surtout celui qui « fait les saints », c’est-à-dire Dieu lui-même.

Si notre République s’honore des 3 valeurs affichées sur le fronton de nos mairies « liberté, égalité et fraternité », nous savons d’expérience combien reste exigeante et fragile la fraternité. Cette belle vertu ne pousse pas spontanément comme, idéalement, on pourrait le penser. Pour qu’elle soit appliquée à tous les niveaux de nos relations humaines,( famille, commune, paroisse, pays…), oui, elle demande à être « cultivée », développée, entretenue soigneusement.

Merci au Seigneur qui m’a donné des frères et sœurs que vous êtes, c’est lui qui conduit nos pas vers l’inconnu, comme il a conduit ceux d’Abraham … Va vers l’inconnu, vers le pays que je t’indiquerai …

Si nous devions nous en tenir à l’actualité locale, régionale, nationale et internationale, il nous serait tentant de dire : Mais quel espoir possible ?

Entre les conflits de toutes sortes, les guerres économiques et sociales, nous pourrions avoir tendance à vouloir baisser les bras.

Avec les catholiques du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier et tous les habitants des Côtes d’Armor, je suis heureux de vous adresser ces quelques mots de bienvenue. Argoat (la terre) et Armor (la mer) : les beautés de la nature et la richesse de notre patrimoine religieux nous donnent parfois un peu de fierté mais ce sont surtout les rencontres que nous aurons avec vous qui nous enrichiront : information partagée, services nombreux de l’accueil et du commerce, célébrations du dimanche et « pardons » de l’été.

L’habitude est prise de réaliser au terme d’une année un bilan. Ceci permet de faire une évaluation et d’apporter les corrections. C’est précisément à une telle démarche que notre évêque ,suite aux rencontres lors de visites pastorales ou autres, s’apprête à nous faire vivre. C’est la bonne nouvelle que le (...)

C’est après son baptême dans le Jourdain que Jésus commence son ministère parmi nous. Cette vie publique s’ouvre sur l’annonce de la Bonne Nouvelle aux peuples de la terre.

Notre évêque m’appelle à rejoindre la zone pastorale de Dinan dont je serai le responsable. A partir du mois de septembre prochain, je ferai partie d’une équipe de prêtres, avec la nomination de curé pour un certain nombre de paroisses sur les dix qui composent ce secteur. Avec ceux qui plantent, avec ceux qui arrosent, tous coopérateurs de Dieu - l’acteur principal qui donne la croissance - je m’engagerai à poursuivre la mission de l’Eglise comme vous m’avez permis de le faire à Etables sur Mer, pour aller au-devant du monde d’aujourd’hui…

Au cœur de nos existences nous vivons différents passages qui nous font advenir comme être humain et qui peuvent révéler notre personnalité. Ces passages sont toujours des moments de crise. En effet, la crise est toujours cette période d’instabilité où nous quittons une terre connue pour accepter de nous projeter dans une terre inconnue. C’est un réel basculement. Et l’inconnue fait peur ! C’est la peur de ses disciples enfermés dans leur maison au soir de la résurrection de Jésus-Christ comme des personnes blotties au fond de leur prison (Jn20, 19-31). Pour quitter la peur il faut être capable d’entendre et d’accueillir une parole de paix qui met en confiance. « La Paix soit avec vous ! »

Tournés vers l’Espérance, vers la Victoire !

Le spectacle, ces jours-ci, ce sont des séries des malheurs : le terrorisme, les attentats, les enlèvements, les meurtres, les campagnes de haine, etc… frappent nos esprits et nous paraissent comme des séismes qui ravagent nos cultures et détruisent nos pays. Ils sont des symboles visibles de la fragilité de notre monde. En plus de l’incertitude et de l’insécurité, rien ne nous fait plus plaisir que de nous rappeler les crises politiques et économiques …

Articles : 0 | ... | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | 90 | 100 | 110 | 120 | ... | 170 | Tout afficher