L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

23 juillet - 16è dimanche - Sg 12, 13…19 ; Ps 85 ; Rm 8, 26-27 ; Mt 13, 24-43. Notre vie est mêlée d’ombres et de lumières : le mal oppresse le monde, chaque jour abondent les actes de violence ; mais nous sommes aussi témoins de gestes de solidarité, de pardon ; ce que nous vivons personnellement est également mêlé ; un combat se livre sans cesse en nous-mêmes, pour que gagne la vie, pour que ne soit pas étouffé par l’ivraie, le bon grain de la bienveillance, de la miséricorde, de l’ouverture aux autres. Notre Dieu est tendresse et pitié chante le psalmiste ; il est le jardinier qui travaille la terre de notre cœur ; il est aussi le soleil qui fait germer et lever le bon grain et brûle l’ivraie. Seigneur, Tu as pénétré tes fils d’une belle espérance » reconnait l’auteur de la Sagesse ». Nous voici invités à le croire et à devenir patients vis-à-vis de nous-mêmes et des autres ! Que l’Esprit de Dieu, qui vient au secours de notre faiblesse, garde vive notre espérance !

15è dimanche - Is 55, 10-11 ; Rm 8, 18-23 ; Mt 13, 1-23 Jésus aime utiliser des paraboles, des sortes de fables, pour se faire comprendre. Assis dans une barque, face à la colline il peut observer les paysans au travail, semant les grains de blé à tous vents et cette figure du semeur le fait penser au don de Dieu : sa Parole, telle une semence, est proposée à tous, elle produit du fruit, cent pour un ou trente pour un selon la mesure et selon les dispositions de chacun. Cette parole m’est offerte aussi comme à tous. Je sais que je l’accueille tantôt avec intérêt et joie tantôt dans l’indifférence ou l’ennui. Quels fruits produit-elle ? Joie ? Espérance ? Désir de me tourner vers l’autre ? Isaïe nous assure que la parole agit efficacement. Saint Paul, dans sa lettre aux chrétiens de Rome, compare cette action de Dieu à un enfantement des croyants et de la création tout entière. L’Esprit Saint nous habite et travaille jour après jour à notre délivrance.

14è dimanche - Za 9, 9-10 ; Rm 8, 11-13 ; Mt 11, 25-30 ; Le prophète Zacharie annonce la venue d’un roi-messie juste et humble, à Jérusalem, monté sur un âne. Les premiers chrétiens, et les évangélistes, relisant ces pages, y ont vu la figure de Jésus, acclamé avant sa Passion, lors de son entrée à Jérusalem. Ce royaume de justice, d’humilité et de paix, Jésus l’a proclamé et inauguré par sa manière d’aimer, à travers ses paroles et ses actes Il le propose sans l’imposer, aux cœurs humbles qui seuls peuvent comprendre sa parole et l’accueillir. « Vous êtes heureux », leur dit-il et lui-même se réjouit de la foi des petites gens, et rend grâces. Jésus se dit aussi émerveillé d’être en communion avec Dieu, son Père. Comment devenir pauvres et humbles de cœur, abandonner ses sources et verrous de sécurité, la soif de toutes sortes de pouvoir et de violence ? Comme l’ont fait les premiers disciples, mettons-nous à l’école du Christ : sa Parole nous tiendra liés à lui, pour accomplir la même mission et trouver le même bonheur.

Accueillir …

Les textes bibliques de ce premier dimanche des vacances nous adressent des paroles fortes sur l’accueil. Tout au long de cette période d’été, nous aurons l’occasion d’accueillir ou d’être accueillis en famille. Nous rencontrerons des personnes différentes venues d’ailleurs …

Voir aussi : Venez à l’écart et reposez-vous !

12è dimanche du T.O. Jér. 20,10-13. / Ps 69(68),8.10.14.30-31.33-34. / Rm 5,12-15. / Mt 10,26-33.

Paul nous montre l’histoire de l’humanité dominée par deux personnages : Adam et Jésus-Christ. La loi assurant la liaison entre l’un et l’autre. Le 1er homme aura donné accès, dans son propre être et sa descendance, à la puissance du mal. Paul considère la mort comme une conséquence des transgressions individuelles, c’est-à-dire la participation consciente de tous les hommes au péché originel. Il y a certes la chute de l’humanité en Adam et la responsabilité individuelle de chaque humain. Cependant, si l’action négative du péché originel a causé la mort de tous, on peut avec raison affirmer que l’action positive de la grâce surabondante de Dieu aura un effet supérieur en étendue et en puissance. La grâce de Dieu se répand incessamment et poursuit son action salutaire au sein de toutes les générations humaines. « Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé. » : la lumière est déjà victorieuse ! Celui qui est à craindre est le maître de la mort et de la vie, c’est-à-dire Dieu. Ne pas craindre, c’est oser parler, être confiant et se référer au jugement final : le Mal n’a de pouvoir que sur le corps, tandis que Dieu dispose de la vie éternelle et son jugement peut perdre l’homme (l’âme et le corps). Soyons assurés que Jésus rendra témoignage devant Dieu pour ses innombrables disciples.

Saint Sacrement Deut. 8,2-3.14b-16a. / Ps 147,12-13.14-15.19-20. / 1 Co 10,16-17. / Jn 6,51-58.

Les Sages d’Israël associaient symboliquement le pain et le vin à la nourriture spirituelle. L’Eucharistie est nécessaire -comme la nourriture au corps humain- pour orienter autrement notre vie terrestre et accéder à la vie éternelle. Paul ne dit pas : cette coupe est le sang du Christ mais communion au sang du Christ. La coupe est symbole d’union et de joie… et d’un sort commun. Participant au Corps du Seigneur, on prend part aux bienfaits du sacrifice du Christ et aux conditions de disciple. La communion au corps et au sang du Christ est le signe et l’aliment de l’unité entre les hommes, mais également communion à sa vie de Fils de Dieu. A l’eucharistie nous sommes unis comme les grains de blés moulus ensemble font un même pain. Par ailleurs, insistant sur la chair, Jean nous incite à relier l’eucharistie à l’incarnation du Verbe, le partage du pain à celui de la Parole. Jésus conclut son discours en mentionnant la manne ; il met en contraste cet aliment provisoire avec le pain vivant qui procure la vie éternelle.

Solennité de la Très Sainte Trinité

Ex. 34,4b-6.8-9. / Dn 3,52.53.54.55.56. / 2 Cor. 13,11-13. / Jn 3,16-18. Père, fils, souffle, sont des mots qui rejoignent nos expériences humaines pour parler de la Trinité. Dieu est donc Celui qui fait être : le Père, Créateur de toute vie. Jésus est Celui qui se reçoit comme Fils et accepte totalement sa condition de Révélateur du Père. Enfin, l’Esprit, actif mais impalpable, rejoint tout homme dans sa vie pour le guider dans sa croissance humaine. Qu’ont-Ils en commun ? Le don de soi : le Père nous donne le Fils, le Fils nous donne sa Vie et l’Esprit est insufflé, répandu. Dieu confesse à Moïse sa miséricorde aimante et sa fidélité. Il manifeste un élan de générosité expansive qui fait exister l’autre au sein de la Trinité ; ce qui s’applique aussi dans toute relation humaine. Dieu est avec Moïse, dans l’obscurité, donc invisible à l’œil humain. Dans nos obscurités, nous reconnaissons souvent la présence de Dieu après les faits. La lettre aux Corinthiens nous assure que l’amour du Père, la grâce de Jésus-Christ, et l’action de l’Esprit pour la cohésion de la communauté sont indissociables, et c’est l’Esprit qui nous encourage à nous aventurer à la suite de Jésus Christ.

Prière pour obtenir les sept dons du Saint-Esprit

7è dimanche de Pâques – Ac 1, 12-14 ; 1P 4, 13-16 ; Jn 17, 1b- 11a Après le dernier repas avec ses disciples, Jésus prie son Père, avant de se rendre au Jardin des Oliviers. Plusieurs fois, le verbe « donner « revient dans sa prière. Ce que le Père lui a donné, il le donne à son tour. Le Père qui lui a donné tout pouvoir, lui a aussi donné ses disciples. Jésus prie pour ceux que le Père lui a donnés, là en Palestine, et aussi pour ceux des temps à venir, c’est-à-dire, pour nous-mêmes. Nous sommes en quelque sorte des cadeaux du Père à son Fils ! Et il en est fier : « je trouve ma gloire en eux ! », dit-il. A son tour, le Christ nous donne l’Esprit. Après le départ de Jésus, les disciples rentrent à pied à Jérusalem. Ils se rendent à la « chambre haute », le cénacle, un lieu qui leur est familier. Ils ont besoin sans doute de se soutenir mutuellement dans le désarroi où ils se trouvent, de prier ensemble, dans l’attente de l’Esprit promis. Avec eux et à leur suite, demandons le don de l’Esprit.

6è dimanche de Pâques - 1P 3, 15-18 ; Jn 14, 15-21 ; Ac 8, 5…17 « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements » : ainsi, aimer, selon les mots de Jésus que nous rapporte l’évangile de Jean, n’est pas d’abord un sentiment mais la fidélité à la Parole de Dieu. Philippe, en Samarie, transmet ce qu’il a reçu : l’amour en actes et en paroles. Pierre et Jean y viennent à leur tour, imposent les mains aux nouveaux baptisés et l’Esprit saint qu’ils reçoivent, construit leur communion. L’Esprit est appelé ici le Défenseur. C’est l’Esprit qui donnera aux disciples la force de garder les commandements de Jésus, qui assurera leur défense quand frapperont les persécutions. Il continue de nous habiter de sa force, pour que nous sachions rendre compte de notre espérance. Que l’Esprit nous défende contre les peurs et les méfiances, qu’il ranime notre confiance en Jésus ressuscité et en sa Parole !

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