L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

5è dimanche de Pâques - 1P 2, 4-9 ; Jn 14, 1-12 ; Ac 6, 1-7 Dans son dialogue avec Philippe, l’un des douze, Jésus se définit comme le chemin, la vérité, la vie. L’image du chemin est fréquente dans les psaumes. Avec le psalmiste, le priant demande avec confiance : « fais-moi connaître tes chemins, Seigneur ! ». Jésus, est le chemin, le seul, qui conduit au Père. Jésus, vrai homme qui marche à nos côtés, est aussi le Fils de Dieu qui ne fait qu’un avec le Père. Pierre, dans sa lettre, présente Jésus comme la pierre angulaire, et les baptisés, des pierres vivantes, nécessaires à la construction de l’Église, corps du Christ. Les apôtres ont été soucieux dès le début, de veiller sur l’unité de ce corps. Les Actes nous disent qu’à l’intérieur de la jeune communauté de Jérusalem, ils avaient très tôt partagé les responsabilités : celle du service de la Parole, celle du service de l’accueil et de la distribution des biens. Et tous appartiennent à une même communion.

4è dimanche de Pâques - Jn 10, 1-10. ; 1P 2, 20-25 ; Ac 2, 14…41 Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus se révèle « bon berger ». Image familière à ses auditeurs que celle du berger et du troupeau. Mais les pharisiens ne veulent pas comprendre que Jésus est le seul berger capable de rassembler les brebis, à l’inverse des mauvais bergers qui les dispersent, qui excluent ceux qui croient en lui. Les chrétiens de la « diaspora » à qui s’adresse la lettre de Pierre sauront ce qu’il en coûte de suivre le Christ, de faire partie de son troupeau, du peuple de Dieu. Et bien des chrétiens le savent encore aujourd’hui ! Pierre les encourage à tenir bon, à garder confiance, car le Christ, le berger qui les a rassemblés en donnant sa vie, veille sur eux. En cette journée mondiale de prière pour les vocations, prions pour que les jeunes découvrent la joie de servir et que grandisse en eux le désir de remettre leur vie à Dieu, à l’image de Jésus, le bon berger.

3è dimanche de Pâques Act. 2,14.22-33. / Ps 16(15),1.2a.5.7-8.9-10.11. / 1 Pierre 1,17-21. / Lc 24,13-35. Deux disciples de Jésus viennent de quitter Jérusalem pour retourner chez eux. C’est le chemin de l’anéantissement. La libération politique d’Israël n’a pas eu lieu et le prophète Jésus est mort sans résistance. Or, ils vont vivre une conversion. Jésus adopte une stratégie intéressante. 1. Il rejoint les gens sur les routes de leurs vies, à partir du doute et jusqu’à destination. 2. Il écoute le déroulé de leur vie, leurs espoirs et déceptions. Il leur explique que l’expérience du vide est nécessaire pour comprendre et rebondir. 3. Il donne les clés pour comprendre l’Ecriture et éclairer leur cheminement intérieur. 4. Il donne le goût d’aller plus loin dans la connaissance du Père, dans la foi. Nous pouvons adopter cette démarche : - pour nous-mêmes, en acceptant le compagnonnage de l’Esprit. – pour accompagner notre prochain sur son chemin d’humanité.

Dimanche de Pâques Act. 10,34a.37-43. / Ps 118(117),1.2.16-17.22-23. / Coloss. 3,1-4. / Jn 20,1-9. Le premier jour de la semaine est une manière pour Jean d’annoncer une création nouvelle. Le projecteur est fixé sur le disciple bien-aimé : Il vit et il crut. Notre foi consiste alors à voir en profondeur des signes qui disent la présence active du Vivant… absent à nos yeux mais présent avec les yeux de la foi. Ce message nous est adressé : Ce matin, c’est de toi qu’il s’agit. Es-tu prêt à ressusciter ? Le peuple de Dieu est fondé ce passage de la mort à la vie, en toute épreuve, à tout moment fort de sa vie.

Dimanche des Rameaux Is 50,4-7. / Ps 22(21),8-9.17-18a.19-20.23-24. / Philip. 2,6-11. / Mt 26,14-75.27,1-66. Si les autres évangiles montrent Jésus entrant à Jérusalem en triomphateur, ici l’accent est porté sur Jésus qui maîtrise les événements pour accomplir sa mission. A travers lui, le Père se rend visible. Derrière son silence, il y a une détermination : accomplir la volonté du Père. Il incarne aussi le disciple d’Isaïe : celui qui se laisse instruire par la Parole de Dieu, persécuté à cause de sa foi et résistant aux épreuves. Écouter la Parole, c’est vivre dans la confiance : de tout mal, de toute épreuve, Dieu fait surgir du bien et la vie. Matthieu pointe que c’est dans sa faiblesse que Jésus manifeste sa vraie grandeur : l’amour infini de Dieu. Il souligne un paradoxe : ceux qui auraient dû être les plus proches de Jésus l’ont méprisé et livré à la mort. Ce sont des païens qui ont dit Sa vérité : « Vraiment celui-ci était le Fils de Dieu ! »

« Jésus pleura. Les Juifs se dirent : Voyez comme il l’aimait »

4è dimanche de Carême - 1S 16, 1-13 ; Ep 5, 8-14 ; Jn 9, 1-41. La parole de Dieu est eau vive et elle est aussi lumière pour les yeux. Elle donne à Samuel le prophète, de découvrir les vues de Dieu, si différentes de celles des hommes Les chrétiens d’Éphèse « illuminés « par le Christ, sont appelés à vivre en fils de la lumière. Croire Jésus sur parole a entrainé l’aveugle-né de l’évangile sur un chemin de lumière. Jésus lui applique de la boue sur les yeux et lui dit d’aller se laver à la piscine ; il y va et cette confiance lui sauve la vie ; elle le pousse ensuite à s’engager personnellement et prendre des risques pour défendre son sauveur, qu’il n’a pas encore vu, face à des gens aveuglés par leurs certitudes ; un homme lui a ouvert les yeux, cela vaut bien un sabbat bousculé ! Les yeux guéris perçoivent déjà une autre lumière et les mots de la foi toute neuve surgissent : c’est un prophète ! Il en paye le prix, car le voilà exclu de la synagogue. Faire confiance au Christ engage décidément sur un chemin semé de risques, parfois de mépris et d’exclusion. Croire en Jésus sur parole mène finalement l’aveugle à la lumière de la rencontre. Le chemin de l’aveugle est un peu notre chemin. Le baptême nous a plongés un jour dans la lumière du Christ, mais il faut toute notre vie, pour reconnaître Celui qui nous parle.

3è dimanche de Carême – Ex 17, 3-7 ; Rm 5, 1-2.5-8 ; Jn 4, 5-42. Le livre de l’Exode nous montre les Hébreux assoiffés dans le désert, en proie aussi aux doutes, aux tentations. Leur créateur et sauveur pourtant reste fidèle, et par l’intermédiaire de Moïse, fait jaillir l’eau du rocher. Jean situe la rencontre de Jésus et d’une femme de Samarie près d’un point d’eau, le puits de Jacob. Le puits est un lieu de vie dans les terres arides, il est aussi un lieu de rencontre, même pour des gens que tout sépare comme les juifs et les samaritains ; pour les uns comme pour les autres, le puits évoque encore la loi, don de Dieu par excellence ; la loi est l’eau qu’il leur faut boire et assimiler pour qu’elle devienne vivifiante pour toute la personne. Le puits est un point de rencontre ; depuis plus d’un an, dans notre diocèse, des personnes assises sur la margelle d’un puits, parlent de leur foi, de la vie du monde et de l’Église, se laissent interroger, le temps d’un synode. La rencontre produit des fruits : une porte s’ouvre entre des frères ennemis. Rencontrer Jésus a étanché la soif de la femme de Samarie. Peu à peu elle accueille le don de Dieu et elle devient missionnaire : elle court vers les gens de son pays leur annoncer la nouvelle. Elle attire tout un peuple au Christ. L’Esprit, don du Père et du Fils, souffle où il veut. Qu’il pousse chaque baptisé à sortir vers d’autres puits !

2è dimanche de carême – Transfiguration – Gn 12, 1-4 ; 2 Tm 1, 8b-10 ; Mt 17, 1-9. La montagne, dans la bible est un lieu privilégié de rencontre avec Dieu. Jésus y emmène trois disciples, les mêmes qui l’accompagneront sur le Mont des Oliviers. Il y a là Elie et Moïse, deux personnages importants, deux grandes figures qui récapitulent tout l’Ancien Testament. Le Christ, lui, accomplit les Ecritures pleinement dans son « Exode », c’est-à-dire dans sa mort et sa résurrection. De la nuée, Dieu appelle Pierre, Jacques et Jean à écouter son Fils. Tout disciple est invité d’abord à écouter la Parole. Jusqu’à présent, Pierre n’a pas voulu entendre que Jésus allait souffrir. Dresser une tente signifie s’installer, arrêter la marche. Mais Dieu invite les trois amis à continuer la marche avec celui qui annonce la passion et la croix pour demain ; ce visage éblouissant de lumière coïncide avec celui défiguré qu’ils verront à Gethsémani ; c’est le même visage de Jésus qui demeure le Fils bien-aimé au jour du baptême comme au jour du calvaire. Jésus a sans doute reçu ces paroles sur la montagne comme un réconfort du Père, alors qu’il est en route vers Jérusalem. Que la lumière de ce jour éclaire notre chemin jusqu’à Pâques aux jours de découragement et de tristesse, comme aux jours de confiance et de joie !

1er dimanche du carême – Gn 2, 7-9.3,1-7 ; Rm 5, 12-19 ; Mt 4, 1-11. Jésus a reçu du Père sa mission, au moment du baptême dans le Jourdain. Pour autant, son chemin n’est pas tout tracé d’avance ! Il lui faudra choisir de vivre sa mission de Fils en toute liberté et passer par l’épreuve. L’évangéliste Matthieu parle de 40 jours dans le désert et pour sa communauté, ces mots évoquent les 40 années de ses ancêtres dans le désert, les épreuves, les doutes, les révoltes, l’idolâtrie. Jésus vit l’épreuve, les tentations, celles de son peuple dans le désert, tout au long de son chemin, jusqu’à la croix ; plusieurs pages des évangiles disent l’attente des foules, de ses disciples même, de tous ceux qui rêvaient d’un messie triomphant : Si tu es le Fils de Dieu… ! Ne va pas à Jérusalem… descends de la croix ! . La réponse de Jésus ? Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain… Tu ne mettras pas Dieu à l’épreuve, tu te prosterneras devant lui seul. La Parole de Dieu, il la reprend à son compte ; il incarne cette Parole, partageant la condition de ses frères humains, donnant sa vie, en totale communion avec Dieu. Que la Parole éclaire notre regard sur Dieu et sur le monde qu’il aime, qu’elle guide nos choix sur le chemin vers Pâques !

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