L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Vingt-deuxième dimanche - Jr 20, 7-9 ; Rm 12, 1-2 ; Mt 16, 21-27 Jésus, dans l’évangile de ce jour annonce ses souffrances et sa mort. Pierre et les autres disciples ne comprennent pas, et veulent un autre chemin pour leur maître. Jésus y reconnaît une tentation qu’il repousse vigoureusement comme il l’a fait au désert, face à Satan. Celui qui veut marcher derrière lui doit mettre ses pas dans les siens et prendre sa croix. Jérémie le prophète déjà avait su ce qu’il en coûte d’écouter la Parole de Dieu, de la laisser l’habiter et le conduire. Elle est au fond de lui « comme un feu dévorant » ; il en est de même pour Paul, dont l’amour pour le Christ le pousse à donner lui-même sa vie et à inviter ses frères chrétiens de Rome à offrir eux aussi leur vie à Dieu. Donner sa vie pour un autre peut-il se comprendre et se faire sans un feu dévorant au fond de soi ?

Vingt-et-unième dimanche - Is 22, 19-23 ; Mt 16, 13-20 Incroyable confiance de Jésus : « sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». C’est sur la parole de foi de Pierre que Jésus regarde l’avenir. Une parole de foi qui sera suivie d’un « je ne connais pas cet homme » mais aussi plus tard d’un « tu sais bien que je t’aime » C’est avec notre foi chancelante, nos doutes et nos trahisons comme fut celle de l’apôtre que Dieu continue son œuvre . « je te donnerai les clés du Royaume » dit encore Jésus. Se voir confier les clés d’une maison, c’est un pouvoir que l’on reçoit, une responsabilité lourde aussi comme le dit ce verset d’Isaïe « je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David ! Notre baptême nous a donné notre part de pouvoir, de responsabilité dans l’Eglise. C’est avec nous que le Christ s’est engagé, lui, le Fils du Dieu vivant qui bâtit la maison et nous assure : « la puissance de la mort ne l’emportera pas » !

Vingtième dimanche - Is 56, 1,6-7 ; Ps 66 ; Rm 11, 13-15.29-32 ; Mt 15, 21-28 Pas de discrimination, pas d’exclusion pour Dieu. Sa demeure est « une maison de prière pour tous les peuples » : voilà ce que Dieu déclare par son prophète Isaïe à son peuple, peu après le retour de l’exil. Paul rappelle aux chrétiens de Rome que la miséricorde de Dieu est offerte à tous les hommes.. Quant à Jésus, il sort des frontières d’Israël et la foi d’une femme non-juive le plonge dans l’admiration. Elle lui fait peut-être aussi prendre conscience que sa mission s’étend aux nations païennes jusqu’aux extrémités de la terre.. Déjà le psalmiste chantait : »Ton chemin sera connu sur la terre, ton salut parmi toutes les nations ». La Bonne Nouvelle, la joie de l’Evangile a été répandue jusqu’à nous aujourd’hui et nous sortons à notre tour pour la communiquer à d’autres !

Dix-huitième dimanche du Temps ordinaire - Is 55, 1-3 ; Ps 144 ; Mt 14, 13-21 Surabondant, et gratuit, voilà ce que Dieu donne ; les textes de ce dimanche le répètent. Pas question ici de mérites et de dignité à gagner, pas question de banque ou de chéquier dans la relation que Dieu propose à l’humanité. »Vous qui avez soif, venez acheter sans argent, disait déjà Isaïe. Le psalmiste chante l’amour gratuit d’un Dieu de tendresse et de pitié. Jésus le signifie en plénitude par toute sa vie ; un signe nous est donné ici dans le récit de Matthieu : Jésus a pitié de la foule, partage le pain apporté ; il en reste 12 corbeilles pleines. « Nous en mangeons encore » s’exclame aujourd’hui un croyant émerveillé. Alors qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? demande saint Paul. Dieu fait tout pour que rien ne nous sépare de son amour. A nous d’y croire.

Dix-septième dimanche - I R3, 5…12 ; Ps 118 ; Mt 13, 44-52. Que répondrais-je si Dieu me disait comme à Salomon : « demande-moi ce que tu veux ! » ? Au moment de devenir roi, Salomon a demandé à Dieu la grâce de » discerner le bien et le mal », « l’art de gouverner », de préférence à la richesse et aux honneurs ; la sagesse est pour lui le bien le plus précieux et seul Dieu peut la lui donner. Salomon a prié humblement et il a été comblé au-delà de ses espérances. Savoir que demander, bien discerner, c’est peut-être moins facile qu’on le croit ! Jésus nous présente le « Règne de Dieu », c’est-à-dire, la vie avec lui comme un trésor et ce règne est aussi une affaire de discernement, car il est difficile de savoir ce qui est le meilleur, ce qui a vraiment de la valeur et nous fera avancer sur notre route. Que Dieu nous apprenne à faire les bons choix ! Qu’il nous donne son esprit de sagesse ! Le psalmiste l’avait reçu, lui qui chantait : « Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche, plus qu’un monceau d’or ou d’argent »

Seizième dimanche - Sg 12, 13-19 ; Ps 85 ; Rm 8, 26-27 ; Mt 13, 24-43. Le levain qui fait lever la pâte, la graine enfouie dans la terre, qui germe peu à peu, autant d’images qu’utilise Jésus pour faire comprendre la patience de Dieu, la patience dont nous aussi avons besoin envers nous-mêmes. Le blé qui lève c’est notre écoute de la parole, nos gestes de service, même les plus humbles de notre quotidien professionnel ou familial, notre attention et notre ouverture aux autres. En même temps, c’est vrai, grandit la mauvaise herbe, c’est à dire tout ce qui nous freine, nous enferme sur nous-mêmes. Notre Dieu est tendresse et pitié chante le psalmiste ; il est le jardinier qui travaille la terre de notre cœur ; il est aussi le soleil qui fait germer et lever le bon grain et brûle l’ivraie. « Seigneur, Tu as pénétré tes fils d’une belle espérance » reconnait l’auteur de la Sagesse ». Que l’Esprit de Dieu, qui « vient au secours de notre faiblesse », garde vive notre espérance !

Quinzième dimanche Is 55, 10-11 ; Rm 8, 18-23 ; Mt 13, 1-23 ; Pour Isaïe, la Parole de Dieu est comme une pluie bienfaisante qui permet de féconder la terre. Jésus reprend cette image et parle du semeur sorti pour semer. En notre terre travaillée par la grâce, germe la Parole de Dieu, déjà elle produit du fruit, cent pour un ou trente pour un selon la mesure et selon les dispositions de chacun. Quelles sont ces dispositions quand la parole me parvient, jour après jour ou dimanche après dimanche ? Suis-je touché ? interpellé ? « L’important c’est de lire la Parole de Dieu par tous les moyens et de l’accueillir avec un cœur ouvert. Alors la bonne semence porte du fruit » (Pape François, mai 2014) Paul, dans sa lettre aux chrétiens de Rome, nous fait comprendre que si nous laissons la Parole féconder notre bout de terre, l’univers entier sera renouvelé. En effet, ce qu’a commencé le Christ, en réconciliant le monde, il nous appelle à le poursuivre Il a répandu sur nous son Esprit pour que maintenant en nous et par nous advienne un monde nouveau.

Quatorzième dimanche du Temps ordinaire - Za 9, 9-10 ; Rm 8, 9.11-13 ; Mt 11, 25-30. Le prophète Zacharie annonce la venue d’un messie juste et humble, « qui brisera l’arc de guerre » Jésus accomplit cette parole, il inaugure un royaume de justice, d’humilité et de paix Il y introduit celui qui veut bien croire en lui et le propose sans l’imposer, aux cœurs humbles qui seuls peuvent comprendre sa parole et l’accueillir. Jésus se réjouit de leur foi et en remercie le Père. Il s’adresse ici à ses disciples et ceux-ci n’était pas des enfants naïfs : pensons à Matthieu, Pierre, Jacques et Jean. Mais ils ont appris à devenir pauvres et humbles de cœur, à abandonner leurs sources de sécurité, leur soif de toutes sortes de pouvoir. Ils ont appris à « prendre sur eux le joug » de leur maître, c’est-à-dire qu’attachés à lui, ils accompliront la même mission, une mission féconde qui leur procurera le bonheur. Baptisés, nous allons à Dieu par le Christ Il invite encore aujourd’hui tous ceux qui peinent à redécouvrir que sa Parole n’est pas un pesant fardeau mais qu’elle conduit au repos et à une joie profonde.

Fête des apôtres Pierre et Paul– Ac 12, 1-11 ; II Tm 4, 6-8.17-18 ; Mt 16, 13-19. La liturgie réunit dans une même célébration Pierre et Paul, deux hommes bien différents que Dieu a choisis pour porter son message au monde. Les deux premières lectures rapportent l’action de grâces à Dieu de l’un et de l’autre. Pierre reconnaît la main de Dieu lors de sa libération de prison, et Paul, que Dieu l’a « arraché à la gueule du lion » et « rempli de force ». Le psaume 33 invite aussi à la louange du Seigneur libérateur : « Un pauvre crie, le Seigneur entend. Il le sauve de toutes ses angoisses ». Pierre et Paul, s’appuyant, non sur leurs faiblesses, mais sur la force de Dieu, ont misé leur vie sur lui, demeurant fidèles jusqu’au martyre. Le Seigneur en a fait les colonnes de l’Eglise. Puissent les chrétiens à leur suite mettre leur foi dans le Ressuscité, et porter, comme eux, la joie de l’évangile au monde !

Fête du sacrement du Corps et du Sang du Christ - Dt 8, 21 ; Jn 6, 51-58 ; 1Co 10, 16-15 Pendant les 40 années de marche dans le désert, Dieu a nourri son peuple avec la manne. Ce pain, envoyé du ciel, annonce le vrai pain de vie qu’est Jésus Jésus rompt le pain, pour le donner à ses disciples, un geste qui dit le don de sa vie pour la multitude des hommes. En recevant ce pain, nous accueillons sa vie qui nous rend capables à notre tour de la donner. Ce pain brisé nous unit au Christ mort et ressuscité, ce pain multiplié nous unit aux autres chrétiens du monde pour former le Corps du Christ. Paul rappelle à la jeune Eglise de Corinthe et à nous aujourd’hui, que le rassemblement des chrétiens au premier jour de la semaine, et la communion au même pain n’ont pas de sens si les plus faibles, les plus pauvres de leur communauté sont oubliés. Une parole toujours actuelle.

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