L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Fête de la Trinité - Ex 34, 4…9 ; Jn 3, 16-18 ; Au Sinaï, Dieu se présente à Moïse comme « le Seigneur tendre et miséricordieux, plein d’amour et de fidélité ». Or, ce Dieu de tendresse a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Le Fils venu parmi nous, homme parmi les hommes, Jésus, nous a donné l’Esprit dans sa mort et sa résurrection. L’Esprit nous rappelle ses paroles et ouvre notre intelligence, notre mémoire et notre cœur à ce qu’est Dieu. Père, Fils et Esprit, trois personnes, un seul Dieu, source, modèle de toute unité. Paul appelle sur les chrétiens de Corinthe divisés, « la grâce de Jésus-Christ notre Seigneur, de l’amour de Dieu et de la communion de l’Esprit-Saint ». Leur unité, ils ne pourront l’acquérir à la force des poignets, l’Esprit peut le donner. Qu’il fasse aujourd’hui notre unité en paroisse et dans l’Eglise entière, au cœur de sa diversité !

Fête de la Pentecôte - Ac 2,1-11 ; 1 Co 12, 3…13 ; La confirmation de 19 jeunes de notre paroisse, le mois dernier, était déjà une Pentecôte. Une Pentecôte en paroisse. Nous n’avons jamais fini d’accueillir le don de Dieu ! Luc reprend des images de l’Ancien testament, pour dire l’action stupéfiante de l’Esprit : les portes verrouillées s’ouvrent, les disciples transis de peur depuis la Passion, se mettent soudain à proclamer les merveilles de Dieu. Tous ceux qui accourent de tous côtés, en comprennent les paroles dans leur langue maternelle. l’Esprit transforme les cœurs et les rassemble en un peuple nouveau qui sera appelé l’Eglise. Ce même Esprit continue à nous rassembler dans nos différences et la diversité de nos dons, en un seul Corps, comme ce fut le cas pour les chrétiens de Corinthe, à qui s’adresse Paul. Les portes s’ouvrent-elles encore ? L’Esprit pousse-t-il les croyants à dire sans peur ce qui brûle leur cœur ?

Septième dimanche de Pâques – Ac 1, 12-14 ; I P 4, 13-16 ; Jn 17, 1-11. Après le dernier repas avec ses disciples, Jésus prie son Père, avant de se rendre au jardin des Oliviers. Plusieurs fois, le verbe « donner « revient dans ses paroles Sa gloire a été d’accomplir la volonté du Père, et il l’a fait en donnant sa vie. Le Père qui lui a donné tout pouvoir, lui a aussi donné ses disciples. Jésus prie pour ceux que le Père lui a donnés, là en Palestine, et aussi pour ceux des temps à venir, c’est-à-dire, pour nous-mêmes. Nous sommes en quelque sorte des cadeaux du Père à son Fils ! Et il en est fier : « je trouve ma gloire en eux ! », dit-il. Le texte des Actes nous montre la première communauté en prière après « que Jésus s’en est allé » . Ils prient, tous ensemble, dans l’attente de l’Esprit promis par Jésus. A chaque eucharistie, avant et après la consécration, les chrétiens rassemblés continuent de demander ce don de Dieu. Car ils n’ont jamais fini de l’accueillir dans leur vie.

Sixième dimanche de Pâques - 1P 3, 15-18 ; Jn 14, 15-21 ; Ac 8, 5…17 « Vous me verrez vivant et vous aussi vous vivrez » promet Jésus à ses disciples Nous vivons, si l’Esprit du Ressuscité nous habite. Dans les Actes des Apôtres, c’est lui qui pousse Philippe à évangéliser les Samaritains, considérés comme des ennemis jurés du peuple juif, Pierre et Jean viendront confirmer sa mission en communiquant l’Esprit de Pentecôte à ce même peuple. Tous accueillent l’Esprit et « dans la ville il y eut une grande joie ». Habités par l’Esprit, les témoins d’hier et d’aujourd’hui ont le désir et la force de rendre compte de l’espérance qui les habite, comme le demande l’apôtre Pierre à sa communauté. Jésus ressuscité a envoyé aux croyants l’Esprit, et il l’appelle le Défenseur. Ouvrons nos cœurs à son souffle, afin qu’il défende en nous l’espérance contre nos découragements et nos vieilles habitudes.!

Cinquième dimanche de Pâques - 1P 2, 4-9 ; Jn Jn 10, 1-10 ; Ac 6, 1-7 Que d’images pour désigner Jésus et l’Eglise !. Aujourd’hui nous entendons parler de pierre : Jésus est pierre vivante, et nous sommes aussi des pierres vivantes qui servent à construire le Corps du Christ. Puis, nous entendons en réponse aux questions de Thomas, Jésus se définir ainsi : je suis le chemin, la vérité, la vie. Aux tout premiers temps après la Pentecôte, la jeune communauté de Jérusalem montre un peu comment ses membres sont pierres vivantes selon ce que l’Esprit inspire pour la mission. Les nouveaux croyants ne laissaient personne dans le besoin. Face à des inégalités dans les secours apportés aux frères de langue grecque et ceux de langue hébraïque, les apôtres convoquent toute l’assemblée des disciples ; ils rappellent les exigences de la prière, du service de la parole et du service d’entraide et proposent une organisation nouvelle en instituant des diacres, pour bien gérer ce service d’entraide. L’Esprit est créateur, innovateur avec nous.

Quatrième dimanche de Pâques - Jn 10, 1-10. ; 1P 2, 20-25 ; Ac 2, 14 … 41 Le Berger est une image familière au peuple de la Bible, et on donnait volontiers ce nom à Dieu. Jésus dit dans ce texte qu’il est la porte de la bergerie Une porte permet de passer de l’autre côté des cloisons et des murs, La lumière du Ressuscité passe par la brèche que nous continuons d’ouvrir à sa suite dans nos murs de béton, nos murs de haine, d’incompréhension, les murs à l’intérieur même de l’Eglise. « Sortons ! » répète le pape François, la joie de l’évangile appelle à sortir vers d’autres. C’est aujourd’hui le dimanche des vocations, Le Christ appelle chacun de nous à sortir pour Sa mission, habités que nous sommes par son Esprit. Pierre reprend l’image du berger et encourage les chrétiens persécutés de Rome à tenir bon, à la lumière du Christ en croix qui a confié sa vie au Père. Il est, dit-il, le berger qui veille sur nous. Le texte de Luc raconte que les auditeurs de Pierre, en écoutant raconter ce que Jésus a vécu, et ce qui s’est passé à Pâques, ont le cœur transpercé et ils sont prêts à entrer dans une vie nouvelle. Quelle parole aujourd’hui m’a touchée (e) et fait sortir ?

Troisième dimanche de Pâques - Ac 2,14-33 ; I P17-21 ; Lc 24, 13-35 Luc est le seul évangéliste à relater longuement le récit des disciples d’Emmaüs. Il nomme l’un des disciples. En ne précisant pas qui accompagne Cléophas, voudrait-il nous dire que nous sommes ce deuxième compagnon ? Ils connaissaient les Écritures et ce qu’avaient annoncé les prophètes Mais ils n’avaient pas fait le lien avec les événements qui venaient de se passer. Jésus s’étonne : « vous n’avez pas compris… vous êtes lents à croire ». Il chemine avec eux et à la lumière de ce qu’ils savent, il leur explique ce qui est arrivé : sa mort, sa résurrection. En écoutant ses paroles, leur cœur est tout brûlant. Ils le reconnaissent pendant le repas, quand il rompt le pain, et à ce signe seulement, car il a déjà disparu. Après cette expérience, les deux compagnons d’Emmaüs, tout joyeux, sont repartis en courant vers le groupe d’amis qu’ils avaient laissés à Jérusalem. Comprendre et croire , voilà les mots de Jésus : Des moyens nous sont donnés en paroisse pour lire et comprendre les textes de la Bible : regardons-nous notre vie à la lumière de ces textes proclamés et commentés chaque dimanche ? l’Eucharistie nous est offerte pour célébrer le Christ mort et ressuscité, dire notre foi en ce signe du pain rompu, nous en nourrir et partir vers notre famille, notre quartier apporter quelque chose de la vie reçue. Qu’en faisons-nous ?

Dimanche de la Divine Miséricorde Les textes de ce dimanche disent quels fruits la résurrection du Christ produit dans le cœur et la vie concrète des disciples :

  • la parole de foi et d’amour de Thomas. Il doute, mais touché par la parole du Christ, il lui dit « mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20, 19-31)
  • la joie et la louange de Pierre : devant le don de Dieu qui fait naître une telle espérance au cœur des chrétiens, il jubile : « Béni soit Dieu …qui nous a fait renaître !.. » ; (1P 1, 3-9)
  • la vie nouvelle de la première communauté de Jérusalem (Ac 2, 42-47) : c’est-à-dire l’accueil de la Parole, la communion de cœur et d’âme, le partage des biens avec ceux qui en ont besoin, et le rassemblement pour la fraction du pain, c’est-à-dire l’eucharistie. Que la joie de ton Évangile, Seigneur, habite notre Église, comme au temps des premiers chrétiens !

Dimanche de Pâques Pâques, Fête de la Vie, fête des chrétiens, la fête unique célébrée aux premiers temps de l’Eglise ; en effet, Pâques fonde notre foi. Discret ou éclatant, le message pascal retentit dans chacune des lectures. L’évangéliste Jean (Jn 20, 1-9) nous conduit au seuil du tombeau vide avec Marie-Madeleine, puis Pierre et Jean… Tous courent, bouleversés. Que se passe-t-il en leur cœur ? De Jean il est dit : « il vit et il crut ». L’une des premières paroles de Pierre à Corneille (Ac 10, 34…43) et à sa maisonnée qui ne connaissaient pas le Christ, fut d’affirmer que Dieu a ressuscité Jésus le troisième jour, ce Jésus que les hommes avaient mis à mort. Paul rappelle aux chrétiens de Colosse qu’ils sont ressuscités avec le Christ. (Col 3, 1-4). Qu’est-ce que cela veut dire pour nous vivre en ressuscités ? Vivre en hommes vivants. Quelles que soient les formes et les forces du mal qui abîment le monde, avec l’Esprit qui a ressuscité Jésus, poser des gestes si modestes soient-ils autour de nous, pour que gagnent l’amour et le bien de l’homme, pour que gagne la vie. Seigneur, par ton Esprit, viens habiter la Galilée de nos vies !

Dimanche des Rameaux et de la Passion Jésus arrive à Jérusalem. Il entre dans sa Passion et nous allons l’accompagner. Rameaux de buis ou de laurier en mains, nous l’acclamons : « hosanna » ; ce mot signifie : "sauve-nous !" ; le Seigneur que nous bénissons, nous le supplions en même temps de nous donner le salut, la vie. La foule autour de Jésus attendait plutôt un libérateur politique, et elle devra mettre sa foi en un Dieu crucifié. Nous sommes de cette foule qui choisit ou non d’accompagner Jésus jusqu’à la croix (Mt 21, 1-11 ; 26, 14-27,66). Le chant du Serviteur souffrant (Is 50, 4-7), ainsi que le psaume 21 nous préparent à entrer dans le récit de la passion ; l’hymne de la lettre aux Philippiens (Ph 2, 6-11), rappelle ce que fut le chemin du Fils de Dieu fait homme : il n’a pas gardé le rang qui l’égalait à Dieu, il s’est « dépouillé » lui-même, il a aimé jusqu’à mourir, et le Père lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom, il a fait de lui le Seigneur de l’univers. Donne-nous Seigneur, d’aimer à ta manière !

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