L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Deuxième dimanche du temps ordinaire - Is 49, 3-6 ; 1 Co 1, 1-3 ; Le « serviteur de Dieu » dont parle Isaïe a conscience d’être aimé de Dieu, d’avoir reçu de lui la force pour rassemble le peuple, pour porter la lumière et le salut au monde. Les chrétiens ont vu en lui la figure de Jésus, lui envoyé par Dieu, homme au milieu des hommes, lui, le serviteur - »l’Agneau de Dieu », comme l’appelle Jean-Baptiste. Avant la communion, nous reconnaissons ensemble en lui « l’agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde » ; l’image nous vient du récit biblique de l’Exode, de la Pâque, elle évoque le pardon de Dieu, la libération et la paix. Paul rappelle aux Corinthiens leur identité de peuple saint. Nous aussi, chrétiens d’aujourd’hui, paroisse Notre-Dame-de la Mer, nous sommes avec tous les autres chrétiens du monde, le peuple saint appelé par le Christ, rassemblé en son Nom. Cette semaine de l’unité des chrétiens, nous rappelle cependant que le rassemblement selon le projet de Dieu n’est pas achevé et nous invite à prier pour qu’il se réalise.

Le baptême du Seigneur - Is 42, 1-7 ; Ac 10, 34-38 ; Mt 3, 13-17. Tout au long de son évangile, Matthieu tient à montrer à ses lecteurs que Jésus accomplit les Écritures. Il est ce serviteur annoncé par Isaïe, sur qui repose l’Esprit, souffle de Dieu. L’Esprit planait déjà au premier jour sur la création. C’est le même souffle de Dieu qui est descendu sur Jésus dans les eaux du Jourdain. ; le Fils bien-aimé reçoit du Père sa mission ; conduit par l’Esprit, il inaugure la création nouvelle. Matthieu nous dit aussi que Jésus serviteur , humble et solidaire de l’humanité en ce moment de son baptême, est le Seigneur de tous : Corneille, l’étranger de Césarée de la Mer, puis un jour les multitudes feront partie d’un peuple appelé à s’élargir aux dimensions du monde, « car Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ». Baptisés avec Jésus dans l’Esprit, nous sommes habités par le même souffle, appelés à témoigner du Christ comme les premiers témoins.

Epiphanie du Seigneur – Mt 2, 1-12 En la personne des mages, nous croyons avec Matthieu au don de Dieu à l’humanité entière, sans distinction de races, de couleurs, de pays. Le récit des mages nous invite à regarder quel fut l’accueil des hommes face à la lumière venue pour tous. Il y a les spécialistes de la loi qui scrutent les Écritures et rapportent la prophétie, mais s’en tiennent à ce qu’ils savent de l’annonce passée, sans être touchés par l’inouï du présent, sans se déplacer, puis il y a ceux qui ayant vu le signe de l’étoile, sont partis, ont cherché, interrogé ; la parole entendue pousse leurs pas, courageux et persévérants, joyeux aussi, vers Bethléem en Judée. Loin des scribes bien installés dans leur savoir ou regroupés autour d’un roi inquiet de perdre sa couronne, il y a ceux qui se regroupent autour d’un enfant vulnérable, les mains ouvertes pour offrir l’or au roi, l’encens au Seigneur Dieu, la myrrhe à Jésus, homme parmi les hommes Lumière pour tous. A travers les siècles, elle arrive jusqu’à nous. Quel accueil ? Quelle offrande ?

Quatrième de l’Avent - Mt 1, 18-24 ; Dieu, personne ne l’a jamais vu, Jésus est son visage, sa parole ; l’humanité devient par Jésus pleinement image et ressemblance de Dieu. Regarder et entendre Jésus c’est regarder et entendre Dieu. Les récits évangéliques nous révèlent qui est vraiment Jésus ; ils sont le chemin par lequel le Christ vient à nous aujourd’hui et nous rencontre. Le récit qui nous est proposé aujourd’hui est à lire dans cet esprit. Que nous dit-il de Jésus ? Que sa venue au monde n’est pas du pouvoir des hommes, qu’il est cadeau de Dieu, qu’il est Fils de Dieu. Ne nous dit-il pas aussi qu’à travers Joseph et Marie, l’humanité rend possible la venue de Jésus ? Pour que se réalise son projet, Dieu a besoin d’eux, il a besoin des hommes.

Troisième de l’Avent- Is 35,1-10 ; Mt 11, 2-11 . Qui est Jésus ? Dans cette question de Jean-Baptiste se cache peut-être un doute ou même la détresse d’un homme abandonné au fond d’un cachot ?.Il envoie ses disciples pour savoir si Jésus est celui qui doit venir, ou si l’on doit en attendre un autre. Jésus dans sa réponse, n’annonce pas un triomphe politique ou militaire, il révèle que la promesse de Dieu prend chair par lui ; ce qu’avait annoncé le prophète, lui, Jésus l’accomplit : « les aveugles voient … la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres » Que cette réponse -qui signifiait à Jean-Baptiste la venue du messie attendu- nous apporte aujourd’hui joie et réconfort, tandis que peut-être nous envahit le doute devant le silence de Dieu face au mal qui sévit dans le monde.

Deuxième de l’Avent - .Is 11, 1-10 ; Rm 13, 4-9 ; Mt 3, 1-12 La communauté d’Isaïe rêvait d’un roi qui produirait la paix, la justice le droit pour les personnes humiliées, faibles et malheureuses et le psalmiste demande que Dieu accorde au roi de telles qualités. Isaïe annonce un règne nouveau, une création nouvelle où tous vivront ensemble dans la paix. Cela ne peut être que l’œuvre du roi-messie. Matthieu ne cesse de montrer du début à la fin de son livre que Jésus accomplit les Ecritures ; Jean-Baptiste apparaît comme la voix dont parlait Isaïe, il est vêtu comme le prophète Elie. Ses mots sont rudes, mais signifient que le baptême, le sien ou celui de Jésus, demande la conversion de celui qui le reçoit. Baptisés dans l’Esprit saint, nous sommes invités à vivre l’Avent en vérité, à produire de bons fruits, signes de notre conversion, signes de la création nouvelle qu’annonçait Isaïe.

Premier de l’Avent - Isaïe 2, 1-5 ; Mt 24, 37-44 ; Rm 13, 11-14 ; Nouvelle année liturgique. Nous ouvrons le livre de Matthieu, pour entendre la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Qu’entendons-nous aujourd’hui ? Le Seigneur vient ! Jésus appelle chacun de nous, personne unique, à nous tenir prêt pour la rencontre, à veiller, à sortir de l’insouciance. Appel de Paul également, qui invite les premiers chrétiens à se réveiller car « la fin de la nuit est proche », appel d’Isaïe qui invite à marcher vers la ville de la paix, là où le rêve de Dieu pour l’humanité est réalisé : « les épées deviennent des socs de charrue et les lances des faucilles » : ce qui fut le slogan d’un mouvement pacifiste peut inspirer des choix aujourd’hui : transformer les outils destinés à détruire, en outils pour labourer, semer, récolter. Un beau programme d’Avent pour l’Eglise, et pour chacun de nous

Fête du Christ Roi universel de l’univers - Col 1, 12-20 ; Lc 23, 35-43 Dans ce message aux Colossiens (1, 12-20), Paul et ses disciples proclament un magnifique Credo ! Jésus le Christ est au centre ; il réconcilie tous les êtres dans sa paix ; dans le don de sa vie, il abat tous les murs de haine. En lui, Dieu pardonne et l’humanité est pardonnée. En lui, le Royaume trouve sa plénitude. En lui, nous voyons le visage de Dieu. L’inconnu crucifié à côté de Jésus, semble avoir tout compris. Tandis que Jésus est insulté sur la croix, près de lui, le condamné murmure : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume » : celui qui a le sens de la justice et compatit à la souffrance de l’innocent, est prêt à entrer dans la vie de Dieu, le Royaume inauguré par Jésus. Il y est accueilli aujourd’hui même.

Trente-deuxième du Temps ordinaire – 2 M 7, 1. 2, 9-14 ; Lc 20,27-38
Habitués aux longues discussions, les sadducéens, ces notables juifs qui viennent trouver Jésus sont-ils mal intentionnés ? Le texte ne le dit pas. Ils ne croient pas en la résurrection et mettent devant Jésus une situation poussée à l’extrême. Jésus, lui, dans sa réponse se réfère une fois de plus à l’Ecriture.
Il affirme clairement que rien ne saurait détruire l’Alliance de Dieu avec les hommes. Le lien d’amour qui nous unit à lui traverse la mort ;. Déjà les martyrs d’Israel (première lecture), proclamaient leur foi en la résurrection. Jésus affirme tout aussi clairement qu’en ressuscitant, nous ne retournons pas à la vie antérieure, mais nous entrons dans le monde de Dieu. Ressuscités, ceux qui nous ont quittés, vivent de la vie de Dieu, une vie autre, transfigurée.
Jésus affirme enfin que Dieu est le Dieu des vivants, le Dieu de la vie ; il veut que nous vivions avec lui.

Trente et unième dimanche - Sg 11, 23-12.2 ; 2 Th 1, 11-2,2 ; Lc 19, 1-10
Juché sur la branche d’un sycomore, Zachée regarde de haut, à distance. Voir sans être vu, voilà ce qu’il voulait. Mais il est sommé de descendre. Ce n’est pas là-haut et à distance, que Jésus veut rencontrer Zachée mais bien sur terre, dans sa maison, dans ce qui fait sa vie.
Comme s’il recevait un cadeau aussi inouï qu’inattendu, il saute de son arbre et accueille Jésus avec joie dans sa maison. La maison ? ce mot l’évangéliste semble l’aimer ; Luc l’associe souvent aux mots « salut  » et «  joie  ». En effet, alors que Jésus est accueilli avec joie, il dit « Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison ». Joie de changer de vie, parce que, regardé, aimé, sauvé. L’auteur de la Sagesse s’émerveillait du don de Dieu qui aime tout ce qui existe, qui aime la vie, notre vie.

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