L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

30è du Temps ordinaire – Si 35, 12…18 ; Lc 18, 9-14.
Deux hommes prient. L’un est un modèle de droiture et de générosité envers les autres, de fidélité dans la pratique de la religion. Il énumère tous ses mérites devant Dieu et dit merci d’appartenir aux meilleurs ; L’autre homme implore Dieu du fond du cœur le laissant regarder sa vie ; nul besoin pour lui d’énumérer ses méfaits ; il se tient là en vérité. En priant une parabole, il est bon de se dire qu’en nous il y a de l’un et/ou de l’autre personnage, c’est moi le pharisien, qui a fait ce que Dieu demandait et même plus, heureux dans la contemplation de ce que je suis devenu, de mes mérites. A d’autres moments, je suis aussi le publicain, et devant Dieu je me reconnais bien petit, pas brillant, m’émerveillant de ce qui m’est donné par les autres et par Dieu. La prière du pauvre traverse les nuées ! s’exclame Ben Sirach

29è du temps ordinaire – Ex 17, 8-13 ; Lc 18, 1-8 .
A travers deux récits, la Parole de Dieu nous invite ce dimanche à prier sans nous décourager. : tandis que les troupes de Josué combattent durement, Moïse lève les mains vers Dieu dans une ardente prière et ses frères le soutiennent jusqu’au bout, dans la certitude que Dieu ne les abandonnera pas …
Une veuve supplie le juge de lui rendre justice, elle insiste jusqu’à ce qu’elle obtienne satisfaction : Elle est pauvre, comme toutes les veuves de son temps et n’a rien à perdre. Luc, rapportant cette parabole veut raviver la confiance des premiers chrétiens affrontés aux persécutions. Ne pas baisser les bras, mais compter sur Dieu et le soutien des frères, comme Moïse, croire que l’autre répondra comme la veuve Jésus dans ce texte de Luc, nous met en garde :« Le Fils de l’homme, quand il reviendra, trouvera-t-il encore de la foi sur la terre ? ».
Et en même temps nous encourage à ne pas baisser les bras !

28è du Temps ordinaire – II R 5, 14-17 ; Lc17, 11-19
Le Livre des Rois et l’évangile de Luc raconte la guérison de Naaman le Syrien, et d’un inconnu de Samarie, tous deux des étrangers et d’une autre religion que les auditeurs de ces récits. Que pouvons-nous retenir de leur expérience ? Que Dieu n’exclut personne : tous, nous sommes appelés à participer à sa vie. Chaque être humain, unique, a du prix à ses yeux ; nous sommes invités à aimer de la même manière, par-delà nos frontières, de langue, de culture, d’habitudes ….
Seul le samaritain « fit demi tour en glorifiant Dieu … rendant grâces à Jésus » Il a aussi fait demi-tour dans son cœur. Faire demi-tour, se convertir et rendre grâces (en grec : eucharistie) vont donc bien ensemble ! Peut-il d’ailleurs y avoir une eucharistie sans conversion ? Comme au lépreux guéri, il nous est dit : « Va ! » (allez !) à la fin de la messe. Qu’est-ce qui a changé en nous ? Une question que l’on peut se poser en sortant de l’église.

27è du Temps ordinaire –Ha 1, 2…2 2,4 ; Tm 1, 6…14 ; Lc 17, 5-10.
« Tu n’entends pas, gémit le prophète Habacuc devant le silence de Dieu. Le sentiment de l’absence de Dieu demeure bien éprouvant aussi, pour chacun de nous. Les psalmistes, pourtant, répètent que Dieu entend le cri des pauvres et leur répond. C’est en Jésus que Dieu nous répond pleinement, nous dit l’Evangile, nous le savons, mais cela nous ferait du bien d’entendre la voix de Dieu en direct. Habacuc « guette » la réponse du Seigneur. Il est à l’affût, grande est sa foi !
« Réveille en toi le don de Dieu », recommande Paul à un jeune responsable de communauté chrétienne. Le don de Dieu, le don de l’Esprit reçu à notre baptême et à la confirmation. C’est « un Esprit de force, d’amour, de raison ». L’Esprit peut susciter la foi nécessaire pour guetter le passage de Dieu, dans l’Ecriture, les événements. Puisse-t-elle grandir ! La foi, rappelle Jésus, ferait des merveilles, si nous en avions gros comme une graine !

Vingt-sixième dimanche – Am 6, 1a. 4-7 ; Lc 16, 19-31.
Amos se révolte contre l’inconscience des puissants de son époque qui s’enferment dans leur prospérité et ne voient pas le danger qui menace tout le peuple. L’homme riche, de la parabole, (il n’a pas de nom ; est-il aussi l’un de nous ?), dans sa tour d’ivoire, ne voit pas le mendiant qui meurt de faim devant son portail. C’est peut-être quelqu’un de bien pieux, pas un méchant, et Lazare, un homme pas nécessairement vertueux. Mais cet homme riche, puissant, ne voit pas la misère de celui qui souffre à côté de lui. Deux mondes totalement étrangers. D’un côté celui de l’indifférence, de l’autre un monde où des hommes souffrent. Pourtant, l’homme riche avait la loi, les prophètes, qui l’appelaient à changer de vie. Quant à nous, nous avons les Evangiles pour nous convertir. N’avons-nous pas aussi les appels assourdissants des hommes et des femmes de notre monde ?

Vingt-cinquième dimanche – Am 8, 4-16 ; Lc 16, 1-13.
Amos, le prophète, dénonce l’idolâtrie quelle qu’elle soit. Dans le texte de ce jour, il fustige tous ceux qui cherchent à gagner de l’argent par n’importe quel moyen. L’évangéliste Luc, se montre préoccupé par tout ce qui concerne les pauvres et le danger des richesses ; à l’argent, il donne un nom propre, « Mammon », pour bien montrer que si l’on en devient l’esclave, c’est lui qui deviendra notre maître. Jésus, dans une parabole, loue l’habileté de l’intendant malhonnête et nous dit que si les enfants de ce monde qui sont esclaves des biens matériels se montrent si habiles, combien plus habiles devrions-nous être, nous qui prétendons être les enfants de Dieu !
Sommes-nous ingénieux pour trouver des solutions aux problèmes de notre temps ? ; l’envie de gagner de l’argent rend tant de personnes très inventives ; nous voici invités à nous rendre créatifs nous-mêmes, pour que grandissent la justice et la paix !

Vingt-quatrième dimanche – Lc 15, 1-32.
Il y a de la joie chez Dieu nous dit Jésus, quand l’un de ses enfants se retourne vers lui. Les paraboles de la pièce d’argent retrouvée, de la brebis sauvée de la mort, du fils revenu chez son père veulent nous le faire comprendre.
Il y a de la joie chez Dieu qui ne calcule pas, qui donne gratuitement, sans conditions. L’étonnant est que Jésus part de ce qu’il voit autour de lui pour parler de la joie de Dieu. En effet, les paraboles commencent ainsi : "Un homme avait deux fils", « Si l’un de vous a cent brebis .. ; »Si une femme a dix pièces d’argent… » il s’agit là de l’expérience humaine, de vous et moi. Il y a quelque chose de Dieu dans notre cœur et notre vie, quand nous guettons le retour d’un enfant, d’un proche, quand nous pardonnons à celui qui nous a fait mal, quand nous faisons l’impossible pour aider quelqu’un à sortir d’un gouffre physique ou moral. Chacun de nous n’a-t-il pas été créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance ?

Bartolome esteban murillo. Le retour du fils prodigue
Bartolome esteban murillo. Le retour du fils prodigue

Vingt-troisième dimanche – Sg 9, 13-18 ; Lc 14, 25-33.
Qui peut comprendre la volonté de Dieu demande le livre de la Sagesse. Qui peut comprendre, si l’Esprit Saint ne lui est donné ? Jésus, dans l’évangile de ce jour, rappelle qu’il faut aussi y mettre du sien : s’asseoir et réfléchir longuement, avant de prendre une décision importante, ainsi celui qui veut bâtir une tour ou construire une maison ; c’est bien sûr aussi le cas de celui qui veut prendre le même chemin que Lui, le Christ. Mesurons-nous l’importance de l’engagement de la foi reçue au baptême ? Prendre le chemin de Jésus-Christ, suppose le « préférer », selon son expression, c’est à dire : aimer à sa manière, mettant en Dieu notre sécurité dernière, non en nos biens et assurances de toutes sortes, comptant sur la puissance de l’Esprit Saint à l’œuvre en nous et dans le monde.

Vingt-et-unième du temps ordinaire – Is 66, 18-21 ;Lc 13, 22-30.
Le projet de Dieu est de rassembler tous les hommes en un seul peuple, car il les bénit tous : voilà ce que nous dit le texte d’Isaïe. Jésus parle de cette communion de tous avec Dieu, à travers l’image d’un banquet. C’est Dieu qui invite, mais certains invités ne viennent pas. Librement, ils font d’autres choix ; certains, dit Jésus arrivent, frappent à la porte et ne sont pas reconnus. Il ne suffit pas de se dire proche et de parler de lui, explique Jésus. Il manque peut-être à ces invités de mettre en pratique sa parole et de donner leur vie comme lui. C’est cela sans doute la « porte étroite » dont il parle, et par laquelle il est entré. « Il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est dépouillé… » (Ph 2, 7).
Que l’Esprit reçu de lui à notre baptême nous donne la force d’accomplir ce que nous croyons et proclamons et qu’il nous conduise sur le chemin de la vie !

Vingtième du Temps ordinaire – Jr 38, 4-10 ; He 12, 1-4 ; Lc12, 49-53.
Au long des siècles passés et aujourd’hui, sous nos yeux, des témoins. Parmi eux, beaucoup n’ont pas été reçus, subirent le martyre même. De Jérémie le prophète jusqu’à l’évêque Roméro au Salvador ou les religieuses Alice et Léonie en Argentine … « une foule de témoins nous entourent  » Jésus venu pour sauver les hommes, leur apporter la vie ne fut pas reçu par les siens, il mourut sur une croix, victime de la haine des humains. Ce que soulignent la lettre aux Hébreux et la lettre de Paul aux Philippiens c’est son attitude, son obéissance, c’est à dire son écoute du Père, sa confiance en lui,. Le croyant est invité à contempler Jésus ce dimanche, au moment où il annonce son passage par la souffrance, et la décision que les croyants devront prendre face à lui ; les risques qu’ils vont encourir, les conflits qui naîtront inévitablement même au sein des familles. Bien des disciples ont tenu bon et continuent à attiser le feu que le Christ est venu allumer. Nous nous réchauffons nous aussi à ce feu et apportons notre petit bois ou nos bûches que sont nos paroles et geste de paix et d’amour, afin que le feu continue de brûler et de se répandre dans le monde.

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