L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Seizième dimanche du temps ordinaire – Gn 18, 1-10 ; Lc 10, 38-42
Dans les textes de ce jour, trois personnes montrent un grand sens de l’hospitalité ! Abraham, Marthe, Marie. Il s’en passe des choses autour des repas dans la Bible ! Abraham, le cœur disponible, entend une nouvelle inouïe pendant le repas de ses hôtes : il aura un fils dans sa vieillesse.
A Béthanie, Marthe et Marie sont tout entières à l’accueil de leur hôte. Marthe pour le bien recevoir, Marie pour boire chacune de ses paroles. Mieux vaut ne pas les comparer !
Jésus réagit devant l’inquiétude excessive de la maîtresse de maison ; elle est sans doute si préoccupée par la préparation qu’elle pourrait oublier l’invité lui-même ; le reproche s’adresse à nous quand la peur ou l’agitation nous coupe de la relation. C’est ce que rappelle la parabole du semeur ? « Celui qui a reçu la semence dans les épines, c’est l’homme qui entend la parole, mais le souci du monde et les richesses étouffent cette parole qui ne peut faire du fruit » (Lc 8, 14)
Dieu passe et s’invite. Au milieu de nos préoccupations, est-il possible de creuser pour lui un espace d’accueil ?

Quinzième dimanche du Temps ordinaire – Dt 30, 10-14 ; Lc 10, 25 -37 ;
« La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique », dit le livre du Deutéronome : C’est bien ce qu’a compris le samaritain inconnu face à l’homme agressé, abandonné sur le bord de la route. Il est pris de pitié littéralement « saisi aux entrailles » et il agit sans se poser de questions sur les convenances, sur le permis et le défendu. Cet homme, considéré comme hérétique, méprisé, est déclaré ici par Jésus, plus proche de Dieu que les dignitaires et servants du temple, car il a fait passer le service de l’autre avant tout. Ce samaritain peut sans doute nous donner à penser, mais aussi l’hôtelier qui fait confiance, ou l’homme qui se laisse soigner, ou encore ceux qui passent leur chemin en détournant le tête.

Quatorzième dimanche du temps ordinaire - Is 66, 10-14 ; Lc 10, 1-20
Après l’exil, les juifs reviennent à Jérusalem ; cette ville dont le nom signifie paix. Ils ne reconnaissent plus la cité d’autrefois . Elle va revivre pourtant, dit le prophète Isaïe à ce peuple découragé ; Dieu même va lui apporter la paix et telle une mère, consoler ses habitants.
Jésus s’approchant de cette ville, envoie ses disciples en mission. Leur seul bagage ? : la paix ; leur message ? Annoncer le Règne de Dieu, annoncer la venue de la justice, la paix, la liberté, la joie pour les pauvres…L’accueil attendu ? Qu’on ouvre la porte, qu’on reçoive la paix, qu’on partage le pain. Je suis cet hôte aujourd’hui qui accueille dans ma maison, le messager de paix, et je suis également cet hôte, au sens de messager du Christ, qui est accueilli et apporte la paix en son nom.

Treizième dimanche du temps ordinaire – Lc 9, 51-62
Elie donne à Elisée son manteau, lui communiquant dans ce geste, sa mission. C’est à lui maintenant de répondre à l’appel sans délai. (I R 19, 16-21). Exigences qui annoncent celles posées par Jésus à ses disciples : celui qui prend la route avec lui ne regarde pas en arrière. Ceci se passe au moment où lui-même, Jésus, vient de prendre résolument la route de Jérusalem, c’est à dire le chemin de la Passion et de la croix : C’est une route difficile mais une route de liberté et de vie. L’Esprit nous y appelle aujourd’hui : Lui, peut nous apprendre à aimer, si, comme Paul le demande aux Galates, (Ga5, 1-18), nous le laissons nous remplir de sa force et de sa lumière.

Douzième dimanche du temps ordinaire - Lc 9, 18-24
De quoi Dieu nous sauve-t-il ? de la violence, de la haine, de l’égoïsme Il peut le faire par son Esprit aujourd’hui. Le prophète Zacharie (Za 12, 10-13, _ 1) annonçait la venue de cet Esprit de Dieu qui renouvellerait le cœur des croyants ; Paul affirme qu’au jour de notre baptême nous avons « revêtu le Christ », (Ga 3, 26-29), c’est-à-dire que nous vivons de la vie annoncée par le prophète, une vie nouvelle, une vie de sauvés. En fait par le Christ, cela nous est donné une fois pour toutes mais il nous reste à le vivre au jour le jour à travers nos paroles et nos actions et on en a jamais fini. Pierre fait au Christ une magnifique profession de foi. Jésus ne rejette pas ses belles paroles mais lui rappelle que le chemin du Messie va passer par la montée à Jérusalem et la mort sur la croix.

Onzième dimanche du temps ordinaire – Lc 7, 36-8, 3
David, Paul, une femme inconnue, trois personnes qui ont été touchées par Dieu, à un moment de leur vie. Dans sa lumière, ils ont reconnu leur péché, cru à son amour et à son pardon, par-delà leur infidélité. Paul peut dire, en voyant ce qui lui arrive : « ma vie, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé … » (Ga 2, 16-21)
Chez Simon, la femme inconnue a rencontré le visage de tendresse de Dieu et traversant les interdits de la convenance, de la loi, du qu’en dira-t-on, s’est jeté dans l’abîme d’amour qui lui était offert par Jésus et qui lui ouvrait un avenir. Croire en un Dieu proche, en un Dieu qui pardonne.
Cela donne la force de changer et de prendre un nouveau chemin.

Dixième dimanche du Temps Ordinaire – Lc 7, 11-17
Puissance et tendresse de Dieu ! Voilà ce que nous révèle Jésus tout au long des évangiles ; ainsi, il a pitié de la veuve de Naïm qui vient de perdre son fils, il est « saisi aux entrailles » … Mais Jésus n’en reste jamais aux sentiments, sa compassion remet debout, fait vivre, elle sauve. Par lui, Dieu visite son peuple, il intervient en sauvant, en donnant la vie, et la vie rayonne !
La rumeur d’après Luc, se répand dans les pays voisins, pays étrangers qui vont croire en Jésus ; la Bonne Nouvelle est pour tous. Elle est arrivée et continue d’arriver jusqu’à nous. Le village de Naïm, sur les pentes nord du Jabal Dahi, doit sa célébrité à l'Evangile, étant cité seulement parce que Jésus y ressuscita le fils d'une veuve.

Fête du corps et du sang du Christ – Lc 9, 11-17
Fête de l’eucharistie, du Pain de vie, du Don de Dieu, du partage… C’est tout cela que nous célébrons aujourd’hui ; c’est tout cela déjà qu’annonçaient les évangiles, dans les récits de multiplication des pains ; ainsi celui de l’évangile de Luc. Jésus avait enseigné longuement. ; il se faisait tard les disciples furent invités à rassembler les foules alors qu’eux pensaient à la dispersion, au chacun pour soi ; invités à leur donner eux-mêmes à manger, alors qu’ils pensaient aux achats.
Aujourd’hui invités à donner nous-mêmes à manger aux affamés du monde, Apportons ce que nous avons, le pain, le vin, fruit du travail des hommes, fruits de notre labeur à tous, re-donnons-les au Créateur et Père de qui nous les avons reçus ; ils deviendront corps, vie du Ressuscité, dans l’Esprit … Cette vie, nous pourrons la partager à notre tour, à tous ceux dont nous nous approchons, les affamés de toutes sortes de pains

Dimanche de la Trinité – Pr 8, 22-31 ; Rm 5, 1-5 ; Jn 16, 12-15
Le signe de croix que nous faisons dans le secret ou ensemble à l’eucharistie professe notre foi de chrétiens en Dieu Trinité . C’est Lui que nous fêtons ce dimanche.
Trois voix proposent, dans les textes de ce jour, d’entrer en communion avec Dieu Père, Fils et Esprit.
La voix de la Sagesse chante la présence d’amour de Dieu, créateur dès le commencement, qui trouve sa joie dans l’alliance avec les hommes et invite à la confiance.
La voix de Paul réveille l’espérance et la paix des croyants, leur rappelant que Dieu les a fait entrer dans " le monde de la grâce", le monde de Dieu, par le Christ..
La voix de l’évangéliste loue l’action de l’Esprit qui rappelle aux baptisés les paroles de Jésus et leur donne la force de les porter, les "guidant vers la vérité tout entière »
Il y a aussi la voix du psalmiste, la nôtre aussi peut-être, qui chante : O Seigneur, notre Dieu, qu’il est grand ton nom, par tout l’univers !

Dimanche de la Pentecôte – Ac 2, 1-11 ; Jn 14, 15…26
« Tous furent remplis de l’Esprit Saint ». Qu’est-ce que cela produit ?
Les disciples se mettent à parler à la foule, accourue vers eux Ces croyants d’origine diverse, entendent et comprennent l’évangile dans leur langue propre. Pentecôte, miracle de la communication réussie !
La diversité de Babel relatée par la Genèse n’apportait que la confusion, l’incompréhension dans la diversité des langues. A la Pentecôte, l’Esprit crée l’unité des croyants dans leur diversité : unité de croyants émerveillés, unité de croyants qui entendent chanter les merveilles de Dieu.
Pentecôte, miracle de l’unité !
L’Esprit de Pentecôte nous est donné au jour de notre baptême et de notre confirmation. Il nous habite souligne Paul aux chrétiens de Rome. Dans l’évangile de ce jour, Jésus lui donne le nom de Défenseur : défenseur devant nous-mêmes quand nous fermons la porte à la vie de Dieu en nous. Qu’il soit défenseur devant nous dans nos timidités et nos peurs, nos lenteurs à comprendre, nos endurcissements et divisions. Qu’il nous donne d’entendre et de comprendre la parole de Dieu et du monde. Qu’Il nous donne de parler à notre tour, en des paroles qui soient Bonne Nouvelle Enfin qu’il nous donne de bâtir l’unité, celle voulue par le Christ, dans la richesse des diversités !

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