L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Dimanche des Rameaux et de la Passion - Année B
Nous entendons ce dimanche le chant du serviteur souffrant (Is 50, 4-7), puis le psaume 21 qui nous font déjà communier aux sentiments du Christ. Voici l’homme Jésus, Dieu parmi nous, hier transfiguré, et aujourd’hui, défiguré, humilié, obéissant jusqu’à la mort (Ph 2, 6-11). « Avec le Christ, je suis crucifié » écrivait Saint Paul du fond de sa prison ; avec le Christ sont crucifiés d’une manière ou d’une autre ceux qu’écrasent l’épreuve, la maladie, la solitude, l’injustice, la torture … La passion du Christ se poursuit sous nos yeux, et en nous peut-être. Puissions-nous ainsi mieux comprendre que nous ne sommes jamais seuls sur nos chemins de croix ; puissions-nous aussi rejoindre le Christ dans son combat contre le mal et le péché. Pour cela l’Evangile nous invite cette semaine à le contempler, à intérioriser sa montée vers le Calvaire (Mc 14, 1 à 15, 47)

Cinquième dimanche de carême - année B - Nous sommes à Jérusalem, quelques jours avant la Passion ( Jn 12, 20-23 ), Des Grecs veulent «  voir Jésus  ». Ce sont des étrangers ; à travers eux c’est toute l’humanité qui s’exprime, et dit son désir de lumière Voir Jésus ? Le connaitre ? « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt… » Voilà sa réponse . A ceux qui veulent le voir, - et en même temps à Philippe et André ses disciples, il montre quelqu’un qui donne sa vie, condition pour porter beaucoup de fruit, quelqu’un dont l’Heure est venue d’être élevé sur la croix par l’humanité et élevé par Dieu, « glorifié ». L’Heure est venue où s’accomplit pleinement l’alliance entre Dieu et les hommes, cette alliance qu’annonçait Jérémie (Jr 31, 31-34) et que Dieu inscrit au fond des cœurs : Voir Jésus ? S’attacher à lui ? Dans sa réponse, il dit encore que là où il est, là sera son servteur. Le suivre, qu’est-ce que cela signifie pour nous, en ces jours de la Passion ?

Deuxième dimanche de carême - Année B -
Sur la montagne, Abraham fait une expérience unique : il rencontre un Dieu qui veut la vie et non la mort ( Gn 22, 1…18 ). Pierre, Jacques et Jean, sur une autre montagne, font aussi une expérience unique : ils entrent un peu plus dans le mystère de Dieu qui se révèle en Jésus. Peut-être ont-ils mieux compris en ce moment que Jésus est autre chose qu’un leader tout-puissant qui va libérer le peuple de l’occupant. Il est le Tout Autre dans la nuée. Que Jésus n’est pas quelqu’un qu’on peut s’approprier. Il est donné par Dieu. « Celui-ci est mon fils bien-aimé  »
Au bas de la montagne, ils ne diront rien de leur expérience. C’est avec leurs questions qu’ils retrouvent les gens, leurs soucis, les souffrances qui les défigurent. Sous leurs yeux, ces visages, dans leur mémoire pourtant, un visage transfiguré. Ombre et lumière. Grâce à l’Esprit, ils feront un jour le lien, comprenant qui est ce Jésus ressuscité d’entre les morts, comprenant que par eux il transfigure le monde. Laissons l’Esprit nous aider à comprendre où est maintenant pour nous le lieu de la transfiguration.

Premier dimanche de carême - Année B -
En écoutant la parole au début de ce temps de carême, qu’est-ce qui résonne dans notre cœur comme une Bonne Nouvelle ? Est-ce l’annonce d’une alliance de paix conclue par Dieu avec Noé ? ( Gn 9, 8-15 ) Ou la fidélité de Dieu à cette alliance que chante le psalmiste ? ( ps 97 ) Est-ce d’avoir part à la vie du Christ ressuscité comme le proclame Pierre ? ( 1 P 3, 18-22 ).
On peut aussi se laisser toucher par l’humanité de Jésus à travers le court récit de Marc : Jésus soumis à la faim, à la soif, en proie à la tentation du pouvoir et de la puissance. Il traverse avec nous nos difficultés, nos échecs, nos souffrances ; en un mot, il vit notre combat contre les forces du mal durant 40 jours, c’est à dire symboliquement le temps d’une existence. Marc nous présente Jésus en compagnie de bêtes sauvages, signifiant par là que la réconciliation s’accomplit en lui, que les forces du mal n’ont pas le dernier mot, et que Pâques est au bout du chemin. Bonne Nouvelle !

Septième dimanche du Temps ordinaire. Année B
Que de mouvement dans ce récit de Marc (Mc 2, 1-12) ! Il est intéressant de suivre chacun des personnages et pourquoi pas, de se mettre « dans sa peau », pour voir ce qui le fait bouger : les quatre hommes, qui arrivent jusqu’à Jésus, en défonçant le toit, poussés par la confiance et sans doute l’affection, l’homme paralysé qui, remis debout, va franchir lui-même la porte, le brancard sous le bras ; la foule qui s’émerveille et rend gloire à Dieu ; Jésus enfin, qui voit la foi des porteurs, qui pardonne et guérit. Un groupe ne bouge pas cependant : les scribes présents restent enfermés dans leurs certitudes, offusqués de ce qu’ils voient et entendent. Et nous, qui entrons dans ce récit avec notre intelligence et notre cœur, qu’est-ce qui nous interpelle ? Qu’est-ce qui nous fait bouger ?

Sixième Dimanche du Temps ordinaire. Année B
Quand Jésus fait plier la loi, c’est que la vie d’un homme est en jeu. Nous le voyons aujourd’hui ému aux entrailles, " pris de pitié " devant un homme qui souffre de la lèpre (Mc 1, 40-45) ; cette maladie ronge son corps, de plus, elle l’exclut de toute vie sociale, de toute relation ; la lèpre, le péché, c’est tout un pour la société d’alors. Sans doute, Jésus est-il touché par l’audace de ce lépreux, qui n’a plus rien à perdre, qui brave les interdictions en s’approchant de lui ; alors, devant une telle confiance, il le touche, se faisant lépreux en quelque sorte et pécheur lui-même aux yeux des gens.. Et voilà que la vie gagne sur la mort, c’est elle qui est contagieuse, non la maladie et le péché !
« Mon modèle à moi c’est le Christ  » (1 Co 10, 31…), dit Paul, qui veut se faire proche de tous. Le Christ, modèle pour une Eglise de compassion, une Eglise « servante et pauvre  », afin que gagne la vie aujourd’hui.( Vatican II ). Le Christ, modèle pour chacun de nous ?

Cinquième Dimanche du Temps ordinaire Année B
Job crie sa détresse et appelle le Seigneur au secours ( Jb 7, 1…7 ). Le psalmiste ( ps 146 ) répond à ses cris : Dieu entend et « guérit les cœurs brisés  ». En Jésus, Il vient lui-même dire la tendresse du Père aux hommes. L’évangile de ce jour ( Mc 2, 29-39 ), montre son activité débordante : il guérit la belle-mère de Pierre, puis tous les malades de la ville, chasse les démons ; il accueille tous ceux qui viennent à lui, les libère, les remet debout. Jésus, visage de la compassion du Père ! Une Bonne Nouvelle pour tous, une mission urgente pour lui, semble-t-il. Mais ce n’est pas à son propre compte qu’il agit. Il reçoit sa mission de celui qui lui a dit « Tu es mon Fils bien-aimé  » et qui, en lui, manifeste sa tendresse aux hommes. Il se retire pour retrouver le Père. Jésus est l’homme de la parole qui libère, mais aussi l’homme du silence auprès de Dieu, en pleine communion avec lui et avec son peuple. Ses disciples, comme Paul, touchés par un tel amour se feront à leur tour, « serviteur de tous  » (1 Co 9, 16…23)

Quatrième Dimanche du Temps ordinaire Année B

La Parole de Jésus (Mc 1, 21-28) , une parole d’autorité ; quand il enseigne, Jésus ne récite pas une leçon, il est le cœur de cette parole, Parole de Dieu même.
La Parole de Jésus, une parole de commencement  : elle redonne vie, libère celui qui est sous l’emprise de forces du mal et qui ne peut dire sa propre parole.
La Parole de Jésus, une parole de vérité  : en Jésus, pas d’écart entre ce qu’il dit et fait.
C’est la parole du prohète, tel que l’annonçait Dieu autrefois. (Dt 18, 15-20). Le démon dans ce récit savait tout cela mais Jésus lui interdit de dire qui il est ; en effet, il ne suffit pas de savoir des choses sur le Christ pour avoir la foi ; il faut encore accueillir sa parole et commencer à mettre ses pas dans les siens, tout au long du chemin.

Troisième dimanche du temps ordinaire - Année B Aujourd’hui nous entendons de nouveau Jésus appeler des diciples (Mc 1, 14-20).
Marc comme Jean rappelle l’initiative de Jésus ; Il souligne aussi qu’il est un maître itinérant, toujours en route vers les pauvres, vers les pécheurs. Les disciples que Jésus appelle prendront ce même chemin. Cette aventure les transformera peu à peu, les convertira eux-mêmes d’abord Jonas fut aussi appelé à revenir vers Ninive, à changer son cœur et sa route et c’est bien la signification du verbe se convertir. Pour lui, les étrangers de Ninive, des païens sans foi ni loi n’avaient pas à bénéficier de la miséricorde de Dieu (Jon 3, 1-10). C’est pourtant le projet du Père : il veut le bonheur de tous ; et tous sont appelés à devenir ses enfants. Une raison de plus d’y réfléchir aujourd’hui : journée des migrants.

Deuxième du Temps ordinaire - Année B -
Le texte du livre de Samuel (1 S 3, 3b-10.19)et l’évangile (Jn 1, 35-42) se répondent : Quelqu’un appelle, et celui qui écoute entend une voix sans savoir ni d’où elle vient, ni ce qu’elle veut, une voix qui réveille un désir au fond du cœur. Il faut des personnes comme Elie, Jean-Baptiste, André pour donner un nom à cette voix : « Seigneur », « le Christ  »
Quelqu’un nous appelle aujourd’hui , cela ne peut nous parvenir qu’à travers la parole humaine … celle des événements, des Ecritures, des autres. Ecouter, réfléchir, interroger, se rendre disponible et répondre, cela m’appartient à moi seul. « venez et voyez ! » l’invitation est claire, chargée de promesse. Les premiers disciples ne furent pas déçus d’y avoir répondu !

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