L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Dix-neuvième dimanche du Temps ordinaire – Sg 18, 6-9 ; Lc 12, 32-48
Le Livre de la Sagesse évoque la nuit où Dieu est intervenu pour libérer le peuple de l’esclavage. La page d’évangile rapporte des consignes données aux responsables de la vie des communautés. Elles sont exprimées à l’aide de 3 paraboles : La première est celle des serviteurs qui attendent leur maître, la seconde compare son retour à la venue d’un voleur ; la troisième raconte l’arrivée du maître de maison et ce qu’il pense du serviteur à qui il a confié ses biens.
Elles rappellent que Dieu a chargé quelques-uns de veiller sur sa maison pour que chacun « ait sa part de blé », c’est-à-dire que chacun ait la vie. En fait, tous sont invités à prendre part au projet du maître dans une vigilance active. Le psalmiste l’avait compris qui murmurait : « mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur n’attend l’aurore » (ps 129). Comment devenir des veilleurs actifs ? Est-il d’autre réponse que celle donnée par Jésus et sa manière d’aimer ?

Dix-huitième du Temps ordinaire - Qo 1, 2 … 2, 23 ; Ps 89 ; Lc 12, 13-21
L’Ecclésiaste nous paraît bien pessimiste « tout est vanité » dit-il, (littéralement « tout est buée », « du vent ») ; il faudrait lire d’autres passages, pour ne pas rester sur cette impression, par exemple « les justes, les sages et leurs travaux sont dans la main de Dieu » ; pour l’auteur la seule valeur est la foi en Dieu et le psalmiste supplie Dieu pour vivre avec plus de sagesse : « Apprends-nous la vraie mesure de nos jours »
La Parole de Dieu à travers le récit de Luc interroge sur notre rapport aux biens matériels ; elle veut nous dire que les richesses viennent de Dieu : « souviens-toi que le Seigneur t’a donné la force d’arriver à la prospérité… » (Dt 8, 12-18) ; elle veut nous dire aussi que la création a été remise entre nos mains, comme à des gérants responsables et libres ; nous faisant confiance, Dieu nous demande de la faire fructifier, d’en partager les richesses, de la sauvegarder chaque jour, dans l’intérêt et pour le bonheur de tous.

Dix-septième dimanche du Temps ordinaire – Gn 18, 30-32 ; Col 2 , 12-14 ; Lc 11, 1-13
Il est quand même gonflé, Abraham ! Certes, il parle à Dieu comme à un ami, mais cette prière insistante, tenace, ressemble à un marchandage. Cela va lui permettre de comprendre que Dieu est tout-puissant en miséricorde et que l’homme peut intervenir dans son projet de sauver les hommes.
Les paroles de Paul aux Colossiens, les paroles de Jésus rapportées par Luc nous rappellent qu’en nous donnant Jésus, c’est l’humanité entière que Dieu sauve et c’est ce Dieu-là que nous avons le bonheur de prier. « Notre Père qui es aux cieux … ». Une prière que Jésus nous transmet et qui lui vient des Écritures. Il nous apprend à nous tourner vers un Dieu qui est Père, c’est-à-dire qui engendre la vie, Il nous apprend à nous engager pour le Règne de ce roi qui veut la justice, la paix, c’est-à-dire pour que gagne la vie en nous et dans notre monde. Avec Le Fils nous demandons le pain, le pardon, la résistance aux tentations … Nous formulons ces demandes en disant « nous », c’est-à-dire au nom de toute l’humanité, au nom de ceux qui n’ont pas les mots, la voix, la force de les dire.

Seizième dimanche du temps ordinaire – Gn 18, 1-10 ; Lc 10, 38-42
Dans les textes de ce jour, trois personnes montrent un grand sens de l’hospitalité ! Abraham, Marthe, Marie. Il s’en passe des choses autour des repas dans la Bible ! Abraham, le cœur disponible, entend une nouvelle inouïe pendant le repas de ses hôtes : il aura un fils dans sa vieillesse.
A Béthanie, Marthe et Marie sont tout entières à l’accueil de leur hôte. Marthe pour le bien recevoir, Marie pour boire chacune de ses paroles. Mieux vaut ne pas les comparer !
Jésus réagit devant l’inquiétude excessive de la maîtresse de maison ; elle est sans doute si préoccupée par la préparation qu’elle pourrait oublier l’invité lui-même ; le reproche s’adresse à nous quand la peur ou l’agitation nous coupe de la relation. C’est ce que rappelle la parabole du semeur ? « Celui qui a reçu la semence dans les épines, c’est l’homme qui entend la parole, mais le souci du monde et les richesses étouffent cette parole qui ne peut faire du fruit » (Lc 8, 14)
Dieu passe et s’invite. Au milieu de nos préoccupations, est-il possible de creuser pour lui un espace d’accueil ?

Quinzième dimanche du Temps ordinaire – Dt 30, 10-14 ; Lc 10, 25 -37 ;
« La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique », dit le livre du Deutéronome : C’est bien ce qu’a compris le samaritain inconnu face à l’homme agressé, abandonné sur le bord de la route. Il est pris de pitié littéralement « saisi aux entrailles » et il agit sans se poser de questions sur les convenances, sur le permis et le défendu. Cet homme, considéré comme hérétique, méprisé, est déclaré ici par Jésus, plus proche de Dieu que les dignitaires et servants du temple, car il a fait passer le service de l’autre avant tout. Ce samaritain peut sans doute nous donner à penser, mais aussi l’hôtelier qui fait confiance, ou l’homme qui se laisse soigner, ou encore ceux qui passent leur chemin en détournant le tête.

Quatorzième dimanche du temps ordinaire - Is 66, 10-14 ; Lc 10, 1-20
Après l’exil, les juifs reviennent à Jérusalem ; cette ville dont le nom signifie paix. Ils ne reconnaissent plus la cité d’autrefois . Elle va revivre pourtant, dit le prophète Isaïe à ce peuple découragé ; Dieu même va lui apporter la paix et telle une mère, consoler ses habitants.
Jésus s’approchant de cette ville, envoie ses disciples en mission. Leur seul bagage ? : la paix ; leur message ? Annoncer le Règne de Dieu, annoncer la venue de la justice, la paix, la liberté, la joie pour les pauvres…L’accueil attendu ? Qu’on ouvre la porte, qu’on reçoive la paix, qu’on partage le pain. Je suis cet hôte aujourd’hui qui accueille dans ma maison, le messager de paix, et je suis également cet hôte, au sens de messager du Christ, qui est accueilli et apporte la paix en son nom.

Treizième dimanche du temps ordinaire – Lc 9, 51-62
Elie donne à Elisée son manteau, lui communiquant dans ce geste, sa mission. C’est à lui maintenant de répondre à l’appel sans délai. (I R 19, 16-21). Exigences qui annoncent celles posées par Jésus à ses disciples : celui qui prend la route avec lui ne regarde pas en arrière. Ceci se passe au moment où lui-même, Jésus, vient de prendre résolument la route de Jérusalem, c’est à dire le chemin de la Passion et de la croix : C’est une route difficile mais une route de liberté et de vie. L’Esprit nous y appelle aujourd’hui : Lui, peut nous apprendre à aimer, si, comme Paul le demande aux Galates, (Ga5, 1-18), nous le laissons nous remplir de sa force et de sa lumière.

Douzième dimanche du temps ordinaire - Lc 9, 18-24
De quoi Dieu nous sauve-t-il ? de la violence, de la haine, de l’égoïsme Il peut le faire par son Esprit aujourd’hui. Le prophète Zacharie (Za 12, 10-13, _ 1) annonçait la venue de cet Esprit de Dieu qui renouvellerait le cœur des croyants ; Paul affirme qu’au jour de notre baptême nous avons « revêtu le Christ », (Ga 3, 26-29), c’est-à-dire que nous vivons de la vie annoncée par le prophète, une vie nouvelle, une vie de sauvés. En fait par le Christ, cela nous est donné une fois pour toutes mais il nous reste à le vivre au jour le jour à travers nos paroles et nos actions et on en a jamais fini. Pierre fait au Christ une magnifique profession de foi. Jésus ne rejette pas ses belles paroles mais lui rappelle que le chemin du Messie va passer par la montée à Jérusalem et la mort sur la croix.

Onzième dimanche du temps ordinaire – Lc 7, 36-8, 3
David, Paul, une femme inconnue, trois personnes qui ont été touchées par Dieu, à un moment de leur vie. Dans sa lumière, ils ont reconnu leur péché, cru à son amour et à son pardon, par-delà leur infidélité. Paul peut dire, en voyant ce qui lui arrive : « ma vie, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé … » (Ga 2, 16-21)
Chez Simon, la femme inconnue a rencontré le visage de tendresse de Dieu et traversant les interdits de la convenance, de la loi, du qu’en dira-t-on, s’est jeté dans l’abîme d’amour qui lui était offert par Jésus et qui lui ouvrait un avenir. Croire en un Dieu proche, en un Dieu qui pardonne.
Cela donne la force de changer et de prendre un nouveau chemin.

Dixième dimanche du Temps Ordinaire – Lc 7, 11-17
Puissance et tendresse de Dieu ! Voilà ce que nous révèle Jésus tout au long des évangiles ; ainsi, il a pitié de la veuve de Naïm qui vient de perdre son fils, il est « saisi aux entrailles » … Mais Jésus n’en reste jamais aux sentiments, sa compassion remet debout, fait vivre, elle sauve. Par lui, Dieu visite son peuple, il intervient en sauvant, en donnant la vie, et la vie rayonne !
La rumeur d’après Luc, se répand dans les pays voisins, pays étrangers qui vont croire en Jésus ; la Bonne Nouvelle est pour tous. Elle est arrivée et continue d’arriver jusqu’à nous. Le village de Naïm, sur les pentes nord du Jabal Dahi, doit sa célébrité à l'Evangile, étant cité seulement parce que Jésus y ressuscita le fils d'une veuve.

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