L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Septième dimanche de Pâques – Ac 7, 55-60 ; Jn 22, 12…20
Comment prier ? Etienne, le premier martyr reprend en mourant la prière de Jésus : « Seigneur, reçois mon esprit ». « Pardonne-leur »
Lors de la dernière Cène, Jésus prie non seulement pour ceux qui sont à table avec lui, mais il porte également dans sa prière tous ceux qui accueilleront sa parole par la voix de ses messagers. Il prie pour le monde entier.
Dans sa prière, Jésus demande que les croyants puisent en Dieu leur unité. Il donne à voir le cœur de Dieu : le Père qui a envoyé son Fils bien-aimé, le Fils dont le seul désir, fut de faire connaître le Père et l’Esprit Saint amour mutuel du Père et du Fils. « Qu’ils soient un comme nous sommes un »
Enfin Jésus demande au Père que son Règne vienne : que le monde sache et croie que Jésus a été envoyé pour le sauver, que le monde se retourne, le reconnaisse et soit rempli de son amour.
Notre prière s’élargit-elle aussi aux dimensions du monde ? A qui nous adressons-nous ? au Père ? au Fils ? ou à l’Esprit ? Que demandons-nous ?

Sixième de Pâques – Ac 15, 1-29 ; Jn 14, 23…29
Avant son passage vers le Père, Jésus confie à ses amis des paroles précieuses, son Testament en quelque sorte. Il leur dit que l’aimer lui, le Christ, engage à rester fidèle à sa parole. Et seul l’Esprit, peut inscrire cette parole en leur mémoire et en leur cœur et la réveiller. Non seulement l’Esprit rappelle des paroles, des mots, mais il en révèle le sens. La page des Actes qui est également proposée ce dimanche raconte comment au Premier concile de l’Eglise, les apôtres ont su comprendre, la parole de Dieu, y rester fidèles, en discernant que l’important était de sauver la communion entre les frères.
Avant son passage vers le Père, Jésus fait don de sa paix. A l’eucharistie, nous posons un geste symbolique , le geste de paix. Par ce geste, nous signifions que la paix que nous donnons à un voisin, un ami ou à un inconnu ne vient pas de nous, elle vient de plus loin, d’un cœur plus grand que le nôtre, celui du Christ qui a réconcilié les hommes dans sa mort et demeure vivant parmi nous par sa Parole.

Cinquième dimanche de Pâques – Jn 13, 31….35
« Un commandement nouveau … »
Les mots que Jésus prononce retentissent au cours de son dernier repas. Ils sont comme un testament. Jésus parle de « gloire ». Le Fils est « glorifié » : il porte en lui tout l’amour du Père dont il rayonne ; la gloire dit quelque chose du poids de la présence aimante du Père ; puisant à cette source, nous sommes appelés à nous laisser irriguer par un courant venu de Dieu et à le rayonner autour de nous, autrement dit à aimer de l’amour que Dieu met en nous : C’est le désir de Dieu, son unique commandement « aimez-vous, comme je vous ai aimés ».
Jésus parle de son départ à ses disciples « je ne suis avec vous que pour peu de temps », il n’est donc plus visible à nos yeux, mais il nous a donné l’Esprit Saint. Baptisés, confirmés, si l’Esprit nous habite, nous aimerons à la manière du Christ.

Quatrième dimanche de Pâques – Ac 13, 14…52 ; Jn 10, 27-30
« Je leur donne la vie… »
Voici un dimanche où nous contemplons le Seigneur, bon berger. C’est une image qui veut nous dire depuis des millénaires, combien Dieu aime chacun des humains qu’il a créés, car le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Nous sommes dans sa main, précise Jésus, reprenant une expression fréquente dans l’Ancien testament et il ajoute que personne ne peut rien arracher de la main du Père. Unité profonde de Jésus et de Dieu Père. Ses auditeurs l’ont bien compris car ils veulent l’instant d’après le lapider.
Accueil ou refus de la Parole aujourd’hui comme hier. C’est une Parole de vie, pourtant, qui est offerte, celle du Christ qui a traversé la mort, et qui nous conduit vers la vie. Parole sur laquelle nous sommes appelés à tout miser. Les Actes d’apôtres nous montrent que malgré les oppositions, les persécutions, les disciples continueront avec assurance et « pleins de joie », à propager la Parole de Dieu. Les chrétiens de Syrie et ceux du monde entier ont tant besoin de s’appuyer sur cette certitude que Dieu nous tient dans sa main !

Troisième dimanche de Pâques - Jn 21, 1-19
« Ils ne savaient pas que c’était lui… »
Premier jour de la semaine. Jésus se manifeste au bord du lac de Tibériade à ses disciples : " il se donne à voir ", nous disent les récits de Pâques.
La nuit fut longue sans doute et tellement décevante pour eux car ils ramènent des filets vides. Au bout de la nuit, Jésus est là. Ils ne savent pas que c’est lui et pourtant ils se fient à sa parole et jettent à nouveau les filets. A quoi Jean a-t-il reconnu le Seigneur ? Peut-être à la surabondance de la pêche ? En tout cas son cri de foi est un signe pour ses amis et Pierre se jette à l’eau. Jésus leur demande d’apporter du poisson qu’ils ont pêché ; mais le récit nous dit aussi qu’il en avait déjà préparé ; signe que Jésus précède ses disciples, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui dans le don du pain de sa parole.
Il partage le repas avec ceux qui l’avaient abandonné. Signe de réconciliation, de communion. Et nous, à quel signe le reconnaissons-nous ?

Deuxième dimanche de Pâques - Ac 5, 12-16 ; Jn 20, 19-31
« Il répandit sur eux son souffle »
Premier jour de la semaine (« Jour un » dit le texte grec). Les disciples sont réunis. Ils ont peur ; les portes sont verrouillées. Jésus les rejoint. Sa présence leur donne paix et joie.
Jésus nous rejoint disciples d’aujourd’hui, là où nous sommes, dans nos enfermements et nos angoisses, nos doutes. Heureux sommes-nous de nous fier au témoignage de ceux qui ont fait l’expérience du Ressuscité. La béatitude est pour nous : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » Jésus ne vient pas pour que les disciples restent entre eux, tout heureux ensemble ; c’est pour qu’ils ouvrent leurs portes et aillent proclamer la Bonne Nouvelle. Il souffle sur eux comme Dieu sur Adam : c’est une recréation du monde qui commence avec Jésus mort et ressuscité. Pentecôte déjà ! Les Actes d’apôtres que nous lisons tout le temps de Pâques témoignent du souffle de l’Esprit qui fait la communion des nouveaux croyants et les pousse à propager la Parole de Dieu.

Dimanche de Pâques - Ac 10, 34-43 ; Jn 20, 1-9 ; I Co 5, 6-8.
« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité, nous en sommes tous témoins ». Pierre s’exprimait ainsi à la Pentecôte. Jean le premier « vit et crut » devant le tombeau vide. Les autres disciples feront l’expérience de foi en Jésus ressuscité, un peu plus tard. Marie-Madeleine, elle, le reconnaîtra au moment où il l’appellera par son nom. Et nous ? Le croyons-nous vivant, aujourd’hui ? Quelle expérience en avons-nous fait ?
Quand nous nous rassemblons le dimanche, premier jour de la semaine, autour de la table de l’eucharistie, nous célébrons ensemble la mort et la résurrection du Christ. Là, nous recevons « le pain de la Pâque », la vie nouvelle qui fait de nous des témoins. Nous le sommes depuis notre baptême déjà , mais c’est peu à peu que nous choisissons de le devenir ; l’Esprit de Jésus nous donne de déchiffrer les effets de la Résurrection, chaque fois que gagne la vie en nous et par nous.

Cinquième dimanche de carême
Is 43, 16-21 ; Phi 3, 8-14 ; Jn 8, 1-11.
« Je fais un monde nouveau, il germe déjà … ne le voyez-vous pas ? » s’étonne Dieu par la voix d’Isaïe. Le monde nouveau germe lors de cette rencontre que l’évangéliste nous raconte aujourd’hui. Des scribes et les pharisiens jugent et condamnent une femme ; Jésus leur offre l’occasion de se reconnaître eux-mêmes pécheurs et de choisir la vie. La femme au milieu d’eux jugée, condamnée déjà, se retrouve soudain au cœur de la miséricorde et de la lumière ; Jésus se relève pour s’adresser à elle, il lui donne la parole, la faisant enfin exister, et la parole qu’il lui dit, la libère du cercle où elle est enfermée, lui ouvre un avenir : « Va , désormais ne pèche plus ! »
Le monde nouveau germe chaque fois que la parole de Dieu et du monde me permet d’ouvrir un avenir pour moi et pour les autres et d’aller vers plus de vie.

Quatrième dimanche de carême – Jo 5, 10-12 ; I Co 5, 17-21 ; Lc 15, 1-32.
Nous entendons aujourd’hui une parabole que nous connaissons bien. Le fils cadet qui n’a jamais désespéré de son père, qui a continué à l’appeler « père », qui a l’audace de revenir vers lui, même si ce n’est pas avec des intentions très pures. Ce retour l’a sauvé.
Le fils aîné, lui le fidèle, clame son bon droit haut et fort, mais il ne prononce jamais le mot frère, ni le mot père, ce père dont il ne comprend absolument pas les choix. Invité à se joindre à la fête, que va-t-il finalement décider ? Un retour est toujours possible.
Chez le père, pas de calcul, pas de condition au pardon, il est pris de pitié ; il ne parle pas de péché, mais de mort et de vie ; il ramène à la vie, à la joie celui qu’il n’a jamais cessé de considérer comme son fils. Patient envers ses deux fils, il veut les voir faire la fête ensemble et ainsi se reconnaître frères. « Laissez-vous réconcilier par Dieu », rappelle Paul, afin de devenir fils et frères.

Troisième dimanche de Carême
Ex 3,1-15 ; I Co 10,1-12 ; Lc 13, 1-9
Différents visages de Dieu apparaissent à travers les textes de ce jour : Moïse découvre un Dieu tout Autre et aussi tout proche, un Dieu qui a vu la misère de son peuple et qui va le libérer. Visage de Dieu qui ouvre à la confiance !
Les interlocuteurs de Jésus semblent croire à un Dieu vengeur : si les humains connaissent le malheur, c’est qu’ils ont péché. Visage de Dieu qui engendre la peur. Ceux que frappent le malheur ne sont pas de plus grands pécheurs que les autres, répond Jésus. Lui, ne donne pas d’explication à la souffrance et au malheur, il pleure avec ceux qui sont en deuil, il est pris de pitié devant celui qui est malade, exclu …il connaît lui-même le rejet, l’incompréhension, la torture et la mort violente … Il en fait son chemin vers Pâques, mettant toute sa confiance en Dieu son Père.

Fra angelico : le sermon sur la montagne - 1438-1445 - Couvent San Marco Florence.
Fra angelico : le sermon sur la montagne - 1438-1445 - Couvent San Marco Florence.

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