L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Deuxième dimanche de carême
Gn 15, 518 ; Ph 3, 17 à 4, 1 ; Lc 9, 28-36
Le récit de la transfiguration vient à notre rencontre, au début du carême, toujours un peu mystérieux, déroutant.
Pierre vient de faire cet acte de foi : « Tu es le Christ de Dieu » ; maintenant, sur la montagne, c’est le Père lui-même qui révèle : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le  »
Pierre, Jacques et Jean en ont été témoins, expérience unique pour eux, lumière sur leur chemin de foi : le visage du transfiguré les invite à rencontrer le « Tout-Autre », non celui qui est au bout de leur espérance humaine, mais qui est à recevoir comme un don. L’expérience de ce jour-là les prépare aussi à descendre de la montagne pour rejoindre d’autres visages, des visages meurtris, défigurés Elle les prépare aussi avec plus de force à suivre Jésus jusqu’au jour où ils verront son visage de crucifié.
Mais au bas de la montagne, ce sont maintenant, depuis la Résurrection, des espaces de transfiguration que les disciples sont appelés à créer avec celui qui a vaincu la mort : la maison ouverte au sans-logis, le souci du voisin handicapé, le soutien d’un prisonnier …

Premier dimanche de carême
Dt 26, 4-10 ; Ps 90 ; Rm 10, 8-13 ; Lc 4, 1-13.
De nouveau, voici le temps fort du carême, un temps favorable pour avancer ensemble vers Pâques. Qu’entendons-nous aujourd’hui ? Moïse invite le peuple d’Israël à proclamer sa foi : dans cette profession de foi, il fera mémoire de sa libération, ce que Dieu lui a donné tout au long de son histoire. Il se souvient que Dieu commence par donner ; qu’ensuite seulement il demande de lui faire confiance. Jésus vit les tentations qui furent celles de son peuple dans le désert et il puise dans la mémoire de ce peuple, dans les Ecritures, la faisant sienne, la Parole même de Dieu pour répondre à la provocation du tentateur : « si tu es le fils de Dieu … ». Ses réponses disent toute sa confiance en Dieu Père et le rediront tout au long de sa vie jusqu’à ce moment où il entendra cette fois : « si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix ! ». A chaque eucharistie, nous sommes invités à faire mémoire en Église, de ce qui nous a été donné en Jésus le Christ. Si nous avions davantage conscience des dons de Dieu, sans doute, ferions-nous aussi confiance pour la suite, nous souvenant de cette parole que Dieu dit au psalmiste et à tout priant d’aujourd’hui : « Je suis avec lui dans son épreuve »

Cinquième du Temps ordinaire
Is 6, 1-8 ; 1Co 15, 1-11 ; Lc 5, 1-11.
Isaïe, Paul, Pierre : trois hommes qui se reconnaissent petits, pauvres, pécheurs, devant le Dieu saint, le Tout-Autre. Mais leur confiance et leur générosité sont à la mesure de leur humilité. Isaïe accepte de devenir messager de Dieu près de son peuple ; Pierre et ses compagnons laissent tout pour suivre Jésus ; Paul, après le chemin de Damas, consacre le reste de sa vie à témoigner du Christ Ressuscité. A notre tour, nous prenons conscience de notre faiblesse et nous voici invités à dire avec l’apôtre : " ce que je suis je le suis par la grâce de Dieu " ; et nous voici invités, aussi, dans la confiance, à avancer au large et à jeter les filets, c’est à dire à collaborer comme les apôtres à l’œuvre de Dieu, qui est de faire gagner la vie sur la mort. Nous ne pouvons rien faire sans Lui, mais Lui ne peut rien faire sans nous. La première étape, peut-être la seule, d’ailleurs qui soit nécessaire : faire confiance, et rendre notre cœur disponible, attitude qui entraînera la réponse : « je vais jeter les filets »

Quatrième Dimanche du Temps ordinaire
Jr 1,4-5.17-19 ; 1 Co 12, 31-13,13. Lc 4, 21-30
Accepter d’être prophète : une mission à risques. Jérémie, Jésus affrontent l’incompréhension, l’hostilité de leurs compatriotes, parce que la parole de Dieu dérange, bouscule. A Nazareth, dans la question des auditeurs de Jésus, pointe le doute : cet enfant du pays, ce fils du charpentier, peut-il être un prophète qualifié ? Ce doute va devenir réaction violente aux paroles de Jésus, puis exclusion, menace de mort. Pour quelle raison ? Jésus leur signifie que s’il a pu faire des miracles chez leurs voisins, c’est que ces derniers l’avaient accueilli autrement, et ensuite, que les païens se montraient plus près du salut que ceux qui se disent croyants . Pour se faire comprendre, Jésus donne l’exemple d’un étranger et d’une pauvre veuve qui ont été sauvés.
Pour nous captifs, aveugles, sourds et pauvres, d’aujourd’hui, la Parole de Dieu s’accomplit. Quel accueil lui réservons-nous ?

3e dimanche du Temps ordinaire.
Ne 8, 1-4. 5-6. 8-10 ; 1 Co 12, 12-30 ; Lc 1, 1-4 et 4, 14-21.
Un jour, cinq siècles avant le Christ, Esdras proclamait la Parole de Dieu ; les lévites traduisaient les textes dans la langue des auditeurs qui ne comprenaient pas bien l’hébreu puisqu’ils revenaient d’exil, et ils en donnaient le sens … Un jour, Jésus, à la synagogue, fait la lecture d’un texte d’Isaïe, il l’explique et dit : cette parole s’accomplit aujourd’hui .
L’évangéliste Luc a entendu et vu des témoins et il sait que Jésus ne s’est pas payé de mots, qu’Il a effectivement été bonne nouvelle pour les pauvres, lumière pour les aveugles, libération des captifs et des opprimés, vie pour tous en donnant la sienne … L’apôtre Paul nous rappelle dans une belle lettre aux chrétiens de Corinthe, que nous sommes le Corps du Ressuscité et que, par nos dons divers, nous construisons ce corps en continuant l’œuvre de vie commencée par lui.

2e dimanche du Temps ordinaire
Is 62, 1-5 ; Ps 95 ; 1 Co 12, 4-11 ; Jn 2, 1-11.
Isaïe le prophète annonçait le temps nouveau et heureux où Dieu « épouse » son peuple. L’évangéliste Jean annonce lui aussi ce temps nouveau de la communion de Dieu et de l’humanité, dès le début de son évangile, en écrivant le récit des noces de Cana.
Ce Temps nouveau a commencé dit l’apôtre Paul aux chrétiens de Corinthe : ils ont reçu du Christ ressuscité des dons variés en Église pour le bien de tous et l’Esprit fait leur unité. Paul le leur rappelle avec force, car les divisions menaçaient la communion . Cette semaine de l’unité nous invite aujourd’hui encore à demander pour les chrétiens, l’Esprit d’amour qui peut faire l’unité de tous et sans doute aussi à reconnaître en notre Église les dons divers Marie est là au début de la vie publique de Jésus. Elle est là au pied de la croix, à l’Heure de Jésus, c’est à dire de son passage de ce monde au Père. Qu’elle marche avec nous, sur nos chemins de foi ! Qu’elle marche avec nous sur le chemin de la communion !

Baptême du Seigneur. Is 40, 1-5. 9-11 ; Ps 103 ; Tt 2, 11-14. 3, 4-7
Jésus est baptisé par Jean. Il plonge dans la condition humaine, avec tout ce qu’elle est, belle et grande, fragile aussi, misérable parfois. Nous croyons qu’il prend toute notre vie avec lui pour la faire sortir de l’ombre, pour la faire renaître. Un don gratuit, sans considération de nos mérites.
L’Esprit descend sur Jésus, comme une colombe. Luc associe l’Esprit à un symbole de douceur et de fragilité : tel est l’Esprit qui plane sur Jésus comme il planait sur les eaux au premier jour de la création et qui va le conduire tout au long de sa vie, tel est l’Esprit qu’il nous donnera dans sa mort et sa résurrection . Tel est l’Esprit qui nous a été donné et avec qui nous participons à la création d’une terre nouvelle. Tu envoies ton souffle, ils sont créés, tu renouvelles la face de la terre ! (psaume 103)

Épiphanie du Seigneur. Is 60, 1-6 ; Ps71 ; Ep 3, 2-3.5-6 ; Mt 2, 1-12.
Après l’annonce aux bergers dans la nuit de Noël, ce sont les mages, des savants, des « grands » de ce monde qui entendent aussi la Bonne Nouvelle. Elle est pour tous les hommes : c’est une lumière qui peut donner sens à leur marche, les remplir de joie, nourrir leur espérance ; ainsi en était-il du peuple exilé au temps d’Isaïe, quand il entendait la promesse d’un monde nouveau où règnerait la justice, la paix, où violence et misère auraient disparu. C’est une lumière pour les mages, chercheurs de Dieu, qui entendent à leur tour la Parole qui les guidera vers la lumière ; la voilà , ils la reconnaissent dans cet enfant-roi qui vient de naître, fragile et pauvre, dans l’obscurité d’un abri étranger.
La lumière du Christ brille pour chacun de nous, chercheur de Dieu aujourd’hui, elle brille à travers la Parole de Dieu nous venant des Écritures, du monde, des événements. Elle nous « déroute », nous déplace parfois. Va-t-elle nous guider cette année sur un nouveau chemin ?

Fête de la sainte Famille
Ils firent le pèlerinage … : Anne, venue à Silo – où se trouve l’Arche d’Alliance - pour offrir à Dieu l’enfant qu’elle a demandé et reçu. Marie et Joseph qui accompagnent Jésus pour son premier pèlerinage à Jérusalem : ils vont y vivre aussi un pèlerinage intérieur car, dans leur incompréhension, ils sont invités à passer du regard quotidien sur Jésus à la révélation du Fils de Dieu. C’est peu à peu qu’ils apprendront à le connaître, à découvrir sa vocation, sa mission. Pèlerinage intérieur également pour Jésus : il prend des distances vis à vis de ses parents, en même temps que, près d’eux, il grandit en âge et en sagesse, qu’il apprend à se mettre au service des autres et qu’il progresse dans la connaissance de son Père des cieux. Pèlerinage aussi pour nous que cette année ? Que la sainte Famille soutienne notre marche !

Quatrième dimanche de l’Avent
Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint. C’est ce qui lui permet de découvrir ce qui se passe en cette rencontre de sa cousine. Dieu agit en elle et par elle, en Marie et par Marie, et sa louange devient contagieuse puisque Marie à son tour va reconnaître comme en écho, ce que l’Esprit accomplit pour elle et pour le monde, en son Fils et par son Fils.
L’Esprit nous fait découvrir que Dieu agit en nous sur le chemin de l’Avent : il nous donne la force d’en faire un chemin de confiance, malgré les accès de découragements, un chemin d’ouverture, malgré les poings fermés, un chemin de paix, malgré les verrouillages. Déjà nous entendons peut-être au fond de nous-même en cette veille de Noël : Tu es heureuse, toi qui a cru à la Parole !

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